Les Aigles toujours vivants!

Le Aigles ont signé une victoire de 4-3... (Drew Wohl/Boulders de Rockland)

Agrandir

Le Aigles ont signé une victoire de 4-3 sur les Boulders.

Drew Wohl/Boulders de Rockland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(POMONA, NEW YORK) Les Aigles ont réservé leurs meilleurs moments pour la fin de la partie, samedi soir à Rockland, où ils ont signé une victoire magique de 4-3 sur les Boulders, champions de la saison régulière dans la Ligue Can-Am.

Grâce à ce gain, les représentants de Trois-Rivières provoquent l'égalité 2-2 dans la série demi-finale, dont l'issue sera décidée dimanche, à compter de 17h, toujours au Provident Bank Park de Pomona, dans l'État de New York.

Les Boulders avaient réussi à prendre l'avance 1-0 en deuxième manche et la marque a perduré une bonne partie de la soirée. Après une pause d'environ 45 minutes en raison des conditions météorologiques, les Aigles ont finalement réussi à faire parler leurs bâtons sur un terrain détrempé.

Joel Carranza, en septième, a claqué son premier circuit des éliminatoires, créant l'impasse 1-1. Le numéro 15 a expédié l'offrande d'Alex Gouin de l'autre côté de la clôture du champ centre gauche. La balle était tellement loin qu'elle a arrêté sa course folle derrière les gradins, à plus de 400 pieds du marbre.

Affiche une confiance nouvelle en huitième manche, après un triple de Steve Brown, Daniel Mateo a poussé son coéquipier au marbre pour donner l'avance aux visiteurs. Les Aigles en ajoutaient en neuvième, encore une fois grâce à la longue balle, cette fois celle de Kyle Lafrenz. Pour Trois-Rivières, il s'agissait d'un quatrième circuit en séries en autant de rencontres.

Avec une avance de 3-1, on croyait bien que les Aigles se sauveraient avec la victoire. Venu en relève au partant Charles Gillies ainsi qu'aux releveurs David Leblanc et Edilson Alvarez, Kaohi Downing a de nouveau connu des difficultés, à l'instar de la veille.

Après avoir donné un coup sûr d'entrée de jeu, il a concédé un circuit à Jared McDonald. Par chance, il a réussi à retirer les trois frappeurs suivants. Il a ainsi démontré beaucoup de caractère après sa sortie très frustrante de vendredi qui s'était soldée avec une erreur et le point marqué de la victoire pour Rockland.

Les Boulders semblaient détenir l'avantage psychologique en prolongation. Pourtant, le releveur numéro un de Rockland Luis Sanz a effectué un mauvais lancer au pire moment, c'est-à-dire avec les buts remplis, ce qui a permis à Steve Brown d'inscrire son deuxième point de la joute.

Les Aigles ont par la suite loupé de belles occasions d'ajouter à leur avance, mais Philippe-Alexandre Valiquette s'est occupé de la besogne finale. Chancelant dès son arrivée en relève à Downing (frappeur atteint et relais douteux mais néanmoins réussi sur un amorti sacrifice), le Québécois a forcé les Boulders à claquer deux chandelles au champ droit.

Ancien releveur numéro 1 du club, forcé au repos durant l'été en raison d'une blessure, il pouvait dire mission accomplie. Il a été crédité de la victoire et Sanz de la défaite.

«Je ne m'attendais pas à lancer la dixième, mais je suis demeuré concentré tout le match, au cas où», témoignait Valiquette au terme de la partie, dans un vestiaire animé.

«C'était à mon tour d'aller à la guerre. Ce n'est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de situation dans ma carrière. Le mauvais relais, c'est en partie à cause de la balle mouillée dûe à la pluie. Au moins on s'en est bien tirés. (Jose) Cuevas m'a sauvé en faisant un beau jeu au premier!

Son gérant Pierre-Luc Laforest était tout aussi heureux, sinon plus. «Je viens de gagner ma plus importante victoire en carrière en tant qu'entraîneur», souriait le principal concerné, qui n'a jamais douté de ses releveurs Downing et Valiquette.

«Les gars n'aiment pas ça quand ce n'est pas compliqué! Mais ils sont beaux à voir aller. Downing, je n'ai jamais pensé le retirer après le circuit. Par après, il s'est mis à utiliser sa rapide et sa glissante de manière très efficace. Sans le vent, d'ailleurs, ce circuit n'aurait jamais été dans le territoire des balles en jeu.»

Laforest saluait aussi la prestation du frappeur désigné Carranza, qui a réveillé l'attaque. «Même s'il joue sur un pied à cause de sa blessure à un muscle ischio-jambier», rappelait l'entraîneur.

Dans l'autre vestiaire, Jamie Keefe rendait hommage à ses rivaux, mais se posait certaines questions. Ses Boulders ont rempli les coussins à deux reprises samedi, mais ils n'ont plus marqué de points après la deuxième manche, hormis le circuit de McDonald.

«Nos lanceurs n'ont pas fait le travail non plus en fin de match. À la fin de la journée, quand tu regardes ça, les Aigles méritaient de gagner. C'est difficile de perdre après avoir effectué la remontée en neuvième, mais on doit regarder en avant. On a l'avantage du terrain, le dernier match sera disputé chez nous. Il faut en tirer profit. Ce sera encore très serré.»

Contre toute attente, les Aigles ont donc remporté ce quatrième acte d'une bataille dont le maître sera couronné dimanche après-midi. Ça prendra encore un peu de magie pour vaincre Rockland, mais les Oiseaux ne semblent souffrir d'aucun complexe contre les Bleus.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer