Défaite crève-coeur des Aigles

Ryan Bollinger a connu une difficile soirée au... (Stéphane Lessard)

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Ryan Bollinger a connu une difficile soirée au monticule et a été retiré après 1,1 manche de travail.

Stéphane Lessard

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(Pomona) Ils ont fait preuve de caractère et de résilience. Dans un des stades les plus capricieux de la Ligue Can-Am pour les équipes adverses, les Aigles de Trois-Rivières ont passé bien près de réaliser un petit exploit, chauffant les Boulders de Rockland jusqu'en fin de neuvième manche, alors que le pointage de 6-6 persistait.

Malheureusement, une courte et difficile sortie du releveur numéro un, Kaohi Downing, aura saboté les plans des Oiseaux. 

Ces derniers ont perdu 7-6 devant 2608 spectateurs au Provident Bank Park de Pomona, dans l'État de New York, et ils se retrouvent déjà au bord du précipice dans cette série demi-finale du circuit Wolff. En fait, ils devront absolument gagner les deux prochains matchs s'ils espèrent poursuivre cette belle aventure jusqu'en finale.

Au moins, le caractère démontré par les Aigles vendredi permet aux partisans d'y croire. Ils ont encore chèrement vendu leurs plumes, ces Oiseaux. Mais le temps commence à manquer pour eux.

Solide départ, mais...

À l'image de mercredi, les Trifluviens ont connu un départ sur les chapeaux de roues quand ils ont pris une avance de 2-0 grâce aux claques opportunes signées Pedro Lopez et Daniel Mateo.

Au tour suivant, les Boulders ont voulu s'inviter au party offensif. Normal, ils frappent pour ,306 à la maison depuis le début de la campagne. Les locaux ont donc répliqué avec trois points, avant de récidiver avec trois autres en deuxième manche.

La soirée de travail de Ryan Bollinger, lanceur partant désigné par le gérant Pierre-Luc Laforest, n'aura pas duré deux manches. Le géant gaucher a dû redonner la balle à son patron après une manche et un tiers, à son grand désarroi. Ses lancers, trop hauts, manquaient de mordant contre une attaque dévastatrice.

La longue relève payante

Jeté dans la fosse aux lions, Mike Bradstreet n'a rien accordé aux Boulders, lui qui a terminé sa journée en fin de huitième. Si le match a été aussi serré, c'est en partie grâce à lui. Le spécialiste de la longue relève a servi des balles à effet à profusion aux joueurs de Rockland, des types qui affectionnent particulièrement les rapides.

Pendant que Bradstreet accomplissait sa besogne, l'offensive retrouvait ses repères. Joel Carranza, Javier Herrera et Steve Brown réussissaient notamment des doubles et on sentait que le momentum changeait de côté.

Puis, en sixième, les Aigles parvenaient à créer l'égalité en vertu d'un autre simple productif de Lopez. En relève à Bradstreet, Edilson Alvarez a freiné une menace de Rockland en huitième, puis Trois-Rivières a positionné deux coureurs aux extrémités des sentiers au tour final.

Contre Daniel Mateo, le releveur de Rockland Shawn Gilblair a lancé une glissante qui a touché le sol, tout juste devant le frappeur Daniel Mateo. N'eut été du bloc à la dernière seconde du receveur des Boulders Joe Maloney, un point marquait pour les Aigles puisque Herrera attendait le signal au troisième coussin.

«Des détails, mais des détails qui font mal», soutenait le gérant Laforest après le match, dans une chambre silencieuse.

Appelé en renfort en fin de neuvième, Downing a concédé un coup sûr, puis a atteint un frappeur. Sur un amorti sacrifice, il a tenté un relais au premier but pour effectuer un retrait, mais la balle s'est retrouvée derrière le coussin. Les Boulders n'en demandaient pas tant pour savourer une victoire très émotive.

«Les Aigles n'ont jamais abandonné, il faut leur donner ça», souriait le gérant des gagnants Jamie Keefe.

«Les deux défensives ont été incroyables ce soir sur un terrain difficile. Le jeu du match revient sûrement à Maloney avec sa balle bloquée en neuvième. Des matchs d'un point, c'est très excitant. Je ne serais pas vraiment surpris qu'on doive en disputer un cinquième.»

Dans l'autre vestiaire, Laforest tentait de soutirer les points positifs. Et il y en avait plusieurs, même si son club semble collectionner les revers crève-coeur en fin de match du côté de Pomona depuis trois ans.

«J'ai aimé notre début de match et les deux points marqués. C'est plate pour Bollinger, ça ne fonctionnait pas pour lui ce soir. Et des erreurs, comme celles de Kaohi en neuvième, ça arrive à tout le monde. On va se regrouper et penser aux matchs quatre et cinq. Personne ici ne veut que la saison ne se termine.»

Reste à voir si les deux clubs pourront jouer aujourd'hui. On prévoit du temps maussade dans la grande région de New York. Par contre, si jamais les deux clubs devaient obtenir un congé, Laforest a déjà confirmé qu'il ne reviendrait pas avec Luis Munoz. Pas tout de suite.

«Ce sera Charles Gillies comme prévu pour la rencontre numéro quatre. Si ça doit se poursuivre, aucun doute, on fait confiance à Munoz pour la cinquième partie.»

Les Aigles y croient encore. Ils sont passés trop près vendredi pour lancer la serviette.

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