Jessica Bélisle: la Forrest Gump du cyclisme

Jessica Bélisle a découvert le vélo il y... (Photo: Ultradéfi1000)

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Jessica Bélisle a découvert le vélo il y a deux ans et l'ultracyclisme cette année. Et pourtant, elle pense maintenant participer à une épreuve de 4800 km d'une rive à l'autre des États-Unis.

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(Trois-Rivières) Dans le film classique de 1994 Forrest Gump, le personnage principal, joué par Tom Hanks, décide, tout bonnement lors d'une journée, d'aller courir. Cette course s'arrêtera plus de trois ans et 24 539 km plus tard. C'est presque ce que vit Jessica Bélisle qui, deux ans après avoir découvert le vélo, pense maintenant à traverser l'Amérique.

Plus tôt cette année, Bélisle a franchi une première étape de sa nouvelle passion, l'ultracyclisme, en traversant le Canada de Trois-Rivières à la Colombie-Britannique.

Puis, à la fin du mois d'août, elle a de nouveau récidivé en participant à l'UltraDéfi 1000, la plus longue course de vélo de route au Canada dont le parcours de 1000 km s'amorçait au Saguenay, avant d'emprunter la route 155 jusqu'au parc national de la Mauricie, puis Trois-Rivières avant de retourner au Saguenay en passant par Québec.

«Je n'allais pas là pour gagner, je voulais simplement terminer la course. C'est une gestion de l'effort qui est complètement différente, autant physiquement que mentalement», souligne la cycliste de 26 ans, qui n'aura dormi que quatre heures lors des trois jours de compétition en plus de s'alimenter en roulant, puisque le chronomètre n'arrête jamais.

Cette dernière a non seulement complété l'épreuve, mais elle l'a gagnée haut la main, et ce, face à plusieurs hommes.

«La première édition avait été remportée en 54 h par un super athlète. Je savais qu'il participait, alors je ne m'attendais pas à gagner. Je voulais terminer avec un temps dans les environs du sien, mais j'ai terminé en 50 h, quatre heures de moins. C'était une surprise pour moi et pour pas mal tout le monde», souligne celle qui a adopté l'ultracyclisme cette année seulement, une discipline plutôt méconnue du grand public.

«Ça vient tout juste d'arriver au Québec, mais c'est très développé aux États-Unis et en Europe. Ma victoire m'a fait de la publicité en Europe, ce qui pourrait m'ouvrir des portes.»

Celle-ci estime que, contrairement aux courses plus courtes, les femmes sont capables de rivaliser avec les hommes dans cette discipline puisqu'on parle de capacité d'endurance plutôt qu'en puissance.

Le prochain défi de celle qui se fait appeler la Cyclovore sera la Race across America 2016, une épreuve dont le départ est donné près de San Diego pour se terminer à Annapolis au Maryland, tout juste à l'est Washington. Courir d'un océan à l'autre, comme Forrest Gump.

«C'est 4800 km de course et je pense qu'il y a possibilité de me démarquer. Réussir le tout en 12 ou 13 jours, c'est réaliste. J'ai commencé à chercher des commanditaires, parce que le coût de participation est de 5000 $», conclut celle qui est étudiante au baccalauréat en enseignement des mathématiques à l'UQTR.

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