Retour à la case départ pour les Aigles

Les lanceurs des Boulders ont muselé les frappeurs... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Les lanceurs des Boulders ont muselé les frappeurs des Aigles jeudi, en route vers un gain de 4-2 pour créer l'égalité dans la série.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Pendant que Luis Munoz mystifiait les meilleurs frappeurs des Boulders mercredi, Bo Budkevics, assis dans l'abri des visiteurs au stade Fernand-Bédard, prenait des notes.

Visiblement inspiré par le travail du Dominicain, qui a pavé la voie à la victoire des Aigles dans le premier match, Budkevics a livré une aussi bonne, sinon meilleure performance sur la butte en faveur des visiteurs de Rockland jeudi soir.

Ces derniers ont quitté Trois-Rivières avec un gain crucial de 4-2 dans les poches. Crucial parce qu'ils jouissent désormais de l'avantage du terrain dans ce court duel trois de cinq. 

Quant aux Aigles, ils auront le difficile mandat d'arracher deux victoires au Provident Bank Park, sans quoi leur saison pourrait prendre fin ce week-end.

Mordre la poussière

Encouragés par une foule bruyante mercredi, les Aigles avaient transformé cet appui en points sur le tableau tôt dans la rencontre, semant le doute dans la tête des hommes en bleu.

Jeudi toutefois, Trois-Rivières n'a rien cassé au bâton dans les deux premières heures. Les joueurs n'ont presque rien touché, sinon de la poussière.

Après quatre manches et deux tiers, Budkevics se magasinait même un match parfait, avant que Jose Cuevas ne finisse par le déjouer à l'aide d'un simple. Quand il a quitté le monticule après sept manches, le lanceur au physique imposant n'avait accordé que trois coups sûrs, mais surtout 12 retraits sur des prises!

Il a entre autres ensorcelé Steve Brown, Joel Carranza et Eric Grabe deux fois plutôt qu'une. Au total, les Aigles ont été retirés en 16 occasions sur trois prises puisque les releveurs de Rockland ont été tout aussi avares que le joueur du match, celui qui a libéré la meilleure formation du circuit d'un poids énorme. Il n'aurait pas fallu que les Oiseaux quittent leur nid avec une avance de 2-0...

«Bo a été en contrôle tout le match et l'enclos a terminé le travail», soulignait fièrement le gérant des vainqueurs Jamie Keefe, avant de reprendre l'autobus en direction de Pomona, dans l'État de New York.

Il s'agissait, à ses yeux, de la deuxième meilleure prestation de Budkevics en carrière comme membre des Boulders. L'an dernier, c'est lui qui avait mérité l'ultime victoire dans la série finale contre les Jackals du New Jersey.

«On a hâte de retrouver notre parc, souriait Keefe. Nous voulions terminer cette série de cinq matchs à la maison et nous donner une chance en gagnant une rencontre sur la route. Ça n'a pas été facile et la foule de Trois-Rivières a été incroyable, mais nous sommes heureux de revenir à 1-1.»

Toujours en retard

Dans l'autre vestiaire, Pierre-Luc Laforest ne pouvait que saluer le brio de Budkevics. Aussi surprenant que cela puisse paraître, à peine 19 coups sûrs ont été claqués depuis le début de cette série. Pourtant, les deux formations avaient connu du succès au bâton dans les dernières semaines et le stade Fernand-Bédard avantage les bons frappeurs.

Hier, les Boulders ont pris un léger avantage dès le départ, parvenant à placer des coureurs sur les sentiers dans chacune des six premières manches contre Matthew Rusch. Ils ont d'ailleurs inscrit trois points lors des tours quatre, cinq et six.

Rusch n'a pas grand-chose à se faire pardonner, si ce n'est une erreur sur un mauvais relais au premier but qui a permis aux Boulders d'ouvrir la marque. En cinquième, Jared McDonald a réussi un double sur la ligne, au champ gauche. Trois joueurs des Aigles ont vu tomber la balle devant eux et un autre point a marqué.

Rusch a conclu sa journée au boulot avec sept coups sûrs en autant de manches, trois points mérités et cinq retraits sur des prises.

«Il nous a gardés dans la rencontre», témoignait Laforest, moins impressionné par le rendement offensif des siens.

«Chapeau à Bo, il a été impressionnant. C'est difficile de toujours se battre en arrière dans le compte à 0-2. Il n'a pas lancé beaucoup de balles et a contrôlé l'intérieur autant que l'extérieur.»

Mateo ravive la flamme

En septième manche, un circuit de deux points de Daniel Mateo au champ droit a ravivé l'espoir chez les nombreux amateurs présents dans les tribunes, mais après avoir placé des coureurs sur les sentiers lors des deux derniers tours, les Aigles ont encore dû se contenter de la poussière.

La série se transporte maintenant à Pomona, dès ce soir, où Ryan Bollinger sera d'office pour les Aigles. Il sera intéressant de voir si on assistera de nouveau à des duels de lanceurs ou si l'une des deux attaques se mettra enfin en marche.

Plus bruyant qu'à Winnipeg

Ces deux matchs de séries auront été profitables aux guichets pour les Aigles. Au total des deux jours, l'organisation a attiré 6201 spectateurs au stade Fernand-Bédard, une importante entrée d'argent qui sera bien accueillie par les actionnaires et les membres de la direction. L'instructeur des frappeurs de l'équipe,

Maxime Poulin, a d'ailleurs mentionné que la foule trifluvienne faisait plus de bruit que celle de Winnipeg, un endroit qu'il a bien connu pour y avoir évolué pendant plusieurs années. Pourtant, les Goldeyes attirent souvent 6000 personnes par match. Chez les Aigles, on se croise maintenant les doigts pour que l'équipe remporte deux matchs à Rockland.

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