Classique: des favoris avec une cible dans le dos

Le canotier Mathieu Pellerin, qui est l'un des... (Audrey Tremblay)

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Le canotier Mathieu Pellerin, qui est l'un des favoris pour l'emporter avec Guillaume Blais, avait tout un fan-club, hier. Des élèves très bruyants de l'école centrale, où il enseigne, se sont déplacés pour l'encourager lors du sprint au lac Saint-Louis.

Audrey Tremblay

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(Shawinigan) Dès que le septuple champion en titre Steve Lajoie a annoncé son retrait de la Classique internationale de canots de la Mauricie en raison de l'indisponibilité de son coéquipier Andrew Triebold, les regards se sont aussitôt tournés vers un duo de la région pour déterminer un nouveau favori.

Deuxième lors des deux dernières éditions, la porte semble maintenant ouverte pour permettre au tandem de Mathieu Pellerin et Guillaume Blais de mettre la main sur la Coupe McCormick pour une première fois.

Cette saison, la paire mauricienne a terminé deuxième lors de l'épreuve AuSable River Canoe Marathon, au Michigan, et troisième lors de la General Clinton Canoe Regatta, à Cooperstown dans l'État de New York. Chaque fois, Lajoie et Triebold ont grimpé sur la plus haute marche du podium dans ces deux premières étapes de la Triple couronne de canot long parcours.

«Ça ne met pas plus de pression sur nous. On visait déjà la première place. Maintenant, c'est un résultat qu'on vise encore plus», mentionne Pellerin, tout en soulignant qu'en cas de victoire, le triomphe aura un peu moins de valeur à ses yeux en l'absence des indétrônables champions.

«C'est certain que lorsque tu veux donner le meilleur de toi-même, tu veux battre les meilleurs», ajoute son coéquipier Blais.

N'empêche que l'attrait de devenir le premier duo autre que Lajoie-Triebold à trôner sur la rivière Saint-Maurice depuis 2007 est drôlement motivant. À l'époque, Serge Corbin et Steve Corlew avaient traversé les 200 kilomètres en premier. «La première place est ouverte. Il y a quelques équipes qui peuvent espérer l'avoir», dit Pellerin.

Cependant, le duo est loin de se considérer largement favori. «En regardant nos résultats passés, on a peut-être une petite longueur d'avance. Très petite. Mais je ne suis pas prêt à dire qu'on va déclasser les autres. Ça prend trois bonnes journées pour gagner la Classique et tout le monde arrive à cette course à son apogée. On va devoir travailler fort», précise Blais.

Ralenti par une blessure

Ce week-end, Pellerin espère que son poignet gauche tiendra le coup. En raison d'une blessure subie lors du AuSable River Canoe Marathon, il a été privé d'un mois d'entraînement à bord d'un canot en préparation de la Classique. «Je pouvais faire du vélo et de la course à pied pour me garder en forme, mais ce n'est pas comme pratiquer sur l'eau. J'avais hâte que ça guérisse. Pendant la Classique, je vais tout donner ce que j'ai.»

Au total, cinq équipes semblent posséder des chances... (Stéphane Lessard) - image 2.0

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Au total, cinq équipes semblent posséder des chances légitimes de s'emparer de la couronne lundi prochain à l'île Saint-Quentin. De ce nombre, notons le duo composé de Christophe Proulx et Éric Gagnon.

Stéphane Lessard

Les prétendants salivent déjà

Le duo Pellerin-Blais a beau avoir l'étiquette de favori accolé à son canot, nombreux sont les prétendants qui espèrent accéder au trône de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Au total, cinq équipes semblent posséder des chances légitimes de s'emparer de la couronne lundi prochain à l'île Saint-Quentin. Du lot, on retrouve plusieurs canots locaux, dont ceux de Christophe Proulx et Éric Gagnon ainsi que Jimmy et Tommy Pellerin, tout comme Samuel Frigon qui sera jumelé à l'Américain Mike Davis. À ce peloton, Benedict et Michael Schlimmer, de l'État de New York, sont aussi à considérer.

Troisième en 2013, Proulx estime que la première étape reliant La Tuque à Trois-Rives sera cruciale. Si jamais une équipe parvenait à se détacher suffisamment, elle pourrait voguer vers la victoire lors des deux étapes suivantes.

«L'absence des champions en titre change la donne. Encore cette année, c'était la meilleure équipe. C'est plate qu'ils ne soient pas là, mais ça risque de donner une course pas mal l'fun. Si personne ne s'échappe dans la première, on pourrait bien être cinq canots à descendre ensemble jusqu'à la fin.»

Son coéquipier Éric Gagnon, troisième en 2012, avoue avoir les yeux rivés sur la victoire en l'absence du duo Lajoie-Triebold. «On ne peut pas ne pas y penser.»

Un autre duo qui s'emballe à l'idée de toucher à la Coupe McCormick, c'est celui des frères Pellerin qui en sera à une huitième participation à la Classique. «Ça change l'optique de la course. On avait un podium comme objectif et ça demeure ce qu'on souhaite réussir. Mais là, tout peut se passer. Ça risque de donner une course plus spectaculaire», mentionne Jimmy qui a pris le 6e rang avec son frère l'an dernier.

Huitième avec son père Marcel en 2014, Samuel Frigon compte bien se glisser au coeur du peloton de tête en compagnie de l'Américain Mike Davis. Le jeune canotier de 19 ans souligne toutefois que l'absence des rois de la Saint-Maurice ne modifie en rien son approche de la Classique.

«Même avec Lajoie et Triebold présents, on se présentait à la Classique pour gagner. Leur absence signifie simplement qu'il y a un canot de moins dans la bataille. On se présente à La Tuque avec la même optique qu'à l'habitude. C'était déjà dans notre plan de courir après Mathieu et Guillaume, alors ça ne changera pas notre plan.»

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