Le junior AA ou la retraite

Gabriel Perron et Charles-Alexis Raymond déplorent les décisions... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Gabriel Perron et Charles-Alexis Raymond déplorent les décisions administratives les empêchant d'évoluer au sein d'un calibre qui pourrait leur permettre de mieux concilier leur carrière de hockeyeur et les études.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Cinq hockeyeurs de la Mauricie pourraient, bien malgré eux, être forcés d'accrocher leurs patins de façon abrupte.

François Aubry, Gabriel Perron, Pierre-André Goyette, Charles-Alexis Raymond et Joël Baribeau ont en effet été prévenus par lettre que Hockey Mauricie leur refusait l'accès à sa Ligue junior A.

Le motif: ils ont tous évolué au sein du circuit collégial AAA par le passé. Depuis 2010, cette règle a été instaurée afin de ne pas débalancer la Ligue junior A. Aubry, Perron, Goyette, Raymond et Baribeau doivent se présenter au junior AA, ou encore quitter tout simplement les cercles de Hockey Québec, un choix qu'ils dénoncent.

«Nous sommes tous aux études, et l'horaire du junior A nous convient mieux. C'est aussi moins cher de jouer là, il y a beaucoup moins de déplacements. Pourquoi nous empêcher de jouer avec nos amis?», clame Raymond, qui a décidé d'aller au bâton pour ses chums et lui dans cette affaire, après la publication d'une lettre commune sur Facebook ce week-end.

Le président de Hockey Mauricie, André Ricard, refuse de prendre le blâme. «Ce sont les présidents d'organisation qui ont pris cette décision en 2010, pas Hockey Mauricie. À chaque année, on réexplique le règlement à nos assemblées, il n'y a jamais de question. On l'a fait encore une fois cette saison, avec le même résultat. Je trouve ça dommage pour ces jeunes, mais la règle est claire et elle a été votée par les présidents.»

Le hic, c'est que cette règle pourtant si claire était plus ou moins respectée par le passé. La preuve, Raymond s'alignait avec le Cap-de-la-Madeleine l'an dernier! «J'avais le droit l'an passé et pas cette année? Pourquoi soudainement, la règle s'applique? L'an passé il y avait quelques anciens joueurs du collégial dans plusieurs équipes, cette année il n'y a semble-t-il que le Cap-de-la-Madeleine qui est touché. C'est pour cette raison que tout à coup, les données changent?»

Ricard patine un peu quand on lui propose cette version. «Je ne peux pas dire si, dans le passé, il y a eu des joueurs qui ont réussi à se faufiler. Chose certaine, nous n'avons eu aucune plainte! C'est différent cette fois, et on a pris les moyens pour faire respecter notre réglementation.»

Réglementation qui, selon Raymond, serait unique au Québec. «J'ai des amis à Montréal qui ont joué collégial eux aussi, ils peuvent jouer junior A sans problème. Nos équipes junior A seront défavorisées dans les tournois provinciaux...»

La Mauricie serait-elle plus stricte que les autres régions? Ricard dit ne pas connaître la réponse.

Mais il promet de consulter à nouveau les présidents d'association sur cette question lors de la prochaine réunion, le 15 septembre. «Je ne sais pas si ça se fait ailleurs au Québec, pour être honnête. On va mettre ce point à l'ordre du jour de la commission des présidents, on va voir si certains ont changé d'idée. Mais j'en doute...»

steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca

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