«Il a tout laissé sur le terrain»

Le stade Fernand-Bédard était plein à craquer hier... (François Gervais)

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Le stade Fernand-Bédard était plein à craquer hier soir pour la présence d'Éric Gagné dans l'uniforme des Aigles de Trois-Rivières.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Pierre-Luc Laforest avait promis de retirer Éric Gagné du match s'il connaissait un départ difficile. Le gérant des Aigles n'a pas eu à prendre cette délicate décision puisque c'est son lanceur et patron qui lui a signifié la fin après 90 brillantes minutes sur la butte.

Aux abords du vestiaire après la victoire, Laforest était en admiration devant la prestation de l'ancien releveur numéro un par excellence du Baseball majeur. «Je ne peux pas dire que je m'attendais à ce qu'il accorde seulement deux coups sûrs. C'était très impressionnant. Il a tout laissé sur le terrain.»

Âgé d'à peine neuf ans lorsque Gagné a été auréolé du trophée Cy Young, le receveur Simon Gravel flottait pour sa part sur un nuage après avoir capté les offrandes de son célèbre coéquipier d'un soir. «J'avais hâte que ça commence. J'ai eu pas mal de difficulté à dormir jeudi. J'étais stressé en début de match, mon bras était un peu raide. Ce n'était pas évident de rester calme», a commenté l'ancien espoir des Red Sox Boston qui a adoré son expérience devant des gradins bondés.

Si Gravel était d'office derrière le marbre en remplacement du vétéran Kyle Lafrenz pour ce match, c'est parce que Gagné avait insisté pour travailler avec le jeune Québécois. Les deux ont tissé des liens cet hiver lorsque le jeune receveur s'est rendu en Arizona pour peaufiner son jeu au domicile de Gagné.

«Je l'ai trouvé pas mal bon! Il y a trois mois, c'était pas mal plus difficile que ce soir quand on faisait des bullpen. Il n'était carrément pas le même lanceur ce soir. Tu vois à quel point c'est un gars qui aime jouer quand il y a de la compétition», a-t-il vanté. Chez les Capitales, au-delà de la défaite, le gérant Patrick Scalabrini avouait avoir apprécié au plus haut point cette soirée. Coéquipier de Gagné en 2009 dans la Vieille capitale, il s'est dit surpris de sa performance sur la butte.

«Éric m'a impressionné. Je suis bien content d'avoir vu ça. Il a mieux paru ce soir qu'à certains de ses départs avec les Capitales en 2009. Maintenant, je lui souhaite juste d'être capable de lever ses enfants demain», a lancé Scalabrini en boutade.

Limité à un but sur balles et un ballon au champ centre en deux présences face à la vedette du jour, Jonathan Malo affichait un large sourire à l'idée d'avoir affronté les offrandes du célèbre numéro 38. «On l'a tous vu lancer pendant ses grosses années. C'était un moment très spécial d'être au bâton contre lui. Il y avait une très belle atmosphère dans le stade. Je suis pas mal certain que c'est la première et seule fois que je vais affronter un gagnant du Cy Young dans ma carrière!»

Bien heureux de sortir vainqueur de ce duel en pleine course aux séries - les Aigles et les Champions demeurent à égalité au quatrième rang avec neuf matchs à jouer - le gérant des Trifluviens retenait particulièrement l'aspect historique de cette soirée. «C'est un autre souvenir inoubliable qu'il nous a donné», a conclu Laforest.

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