Hippodrome: 6000 personnes attendues et 200 000 $ en bourses

Vincent Trudel, le directeur général du club Jockey... (Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste)

Agrandir

Vincent Trudel, le directeur général du club Jockey du Québec, et François Carignan, le directeur des opérations de l'hippodrome, étaient bien heureux d'annoncer le retour du Prix d'Été, ce dimanche à 13 h. Pas moins de 200 000 $ en bourses seront offerts aux gagnants

Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les chevaux seront à l'honneur cette fin de semaine à Trois-Rivières avec la tenue de la deuxième édition du Prix d'Été à l'hippodrome. L'événement se déroulera dimanche après-midi. Pas moins de six coursiers se disputeront 200 000 $ en bourses dont un grand prix de 100 000 $. Pour l'occasion, des champions du Canada et des États-Unis prendront part à l'événement mauricien.

L'an dernier, le Prix d'Été avait connu un grand succès avec un nouveau record de piste et un record canadien à la suite de la performance du cheval Sunfire Blue Chip qui avait arrêté le chronomètre à 1:50,3, retranchant plus de deux secondes l'ancienne marque du tracé trifluvien. Cette année, les meilleurs chevaux en Amérique du Nord, âgés de quatre ans, tenteront de battre le record.

C'est le cheval Winds of change de Dustin Jones qui partira premier, il sera secondé par Simon Allard et son cheval Big Boys Dreams. Daniel Dubé, un conducteur qui a fait ses débuts à Trois-Rivières, sera aux commandes de Somewhere in L.A., un cheval qui lui a permis de mettre la main sur un demi-million de dollars en bourses l'an dernier seulement. Il devra toutefois affronter Matthew D. Kakaley, un coursier ayant remporté près de 1,2 million de dollars, en prix, depuis deux ans avec son cheval All Bets Off.

«On a un excellent peloton. Si je me fie à l'an dernier, il est supérieur», confie François Carignan, le directeur des opérations de l'hippodrome.

Pour l'occasion, entre 5000 et 6000 personnes devraient être de passage au seul hippodrome québécois. L'organisation a procédé à l'ajout d'estrades pour que chaque visiteur ait une place. L'endroit avait déjà accueilli une foule aussi nombreuse, lors de l'ouverture officielle de l'hippodrome. Pas moins de dix salons de paris, à travers le Québec, offriront aux amateurs la possibilité de miser sur le gagnant. La course a aussi été vendue aux États-Unis et en Ontario pour permettre aux joueurs de participer aux mises. L'événement engendrera d'importantes retombées en ce qui a trait aux paris mutuels et aux ventes internes, comme le restaurant. À 13 h, il y aura les activités inaugurales. Les courses s'amorceront vers 13 h 30.

«Pour nous, cet événement est important. Il est dans un des plus beaux hippodromes de l'Amérique du Nord. Cette activité est un prétexte pour promouvoir l'industrie des courses», mentionne Vincent Trudel, le directeur général du club Jockey du Québec.

L'engouement pour cette activité fait oublier les années plus sombres des courses de chevaux. À la fin des années 2000, la faillite d'Attractions Hippiques avait mis fin aux activités trifluviennes. Quelques années plus tard, les fidèles sont de retour en grand nombre. L'organisation ne cache pas qu'elle veut attirer davantage de jeunes. D'ailleurs, des activités familiales sont organisées régulièrement à l'Hippodrome 3R.

Partout à travers la province, entre 700 et 800 emplois, à temps plein, sont reliés à l'industrie des courses de chevaux. Cette portion pourrait être beaucoup plus grande selon le club Jockey du Québec.

«Le Québec est la seule province au Canada où l'industrie des courses ne travaille pas en collaboration avec les casinos et les loteries. Dans les autres endroits, les organisations des courses de chevaux reçoivent des commissions sur une partie des revenus des machines à sous. Si on travaillait ensemble, on pourrait développer des produits de courses en collaboration avec Loto-Québec. Tout le monde serait gagnant, nos revenus seraient en croissance et la société d'État verrait, elle aussi, ses profits augmenter. Les propriétaires de chevaux gagnent leur vie avec les bourses. Si nous étions en mesure d'augmenter nos revenus, on pourrait offrir davantage de bourses. On a commandé une étude indépendante à ce sujet et elle révèle qu'on pourrait faire grimper le nombre d'emplois en lien avec l'industrie des courses. On pourrait avoir près de 3500 emplois, ce qui n'est pas négligeable», explique Vincent Trudel.

jonathan.cyrenne@lenouvelliste.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer