Premiers coups de rame vers Rio

Geneviève et Gabriel Beauchesne-Sévigny amorcent leur route vers... (Photo: courtoisie)

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Geneviève et Gabriel Beauchesne-Sévigny amorcent leur route vers les Jeux olympiques de Rio 2016 ce vendredi lors des Championnats du monde présentés à Milan, en Italie.

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(TROIS-RIVIÈRES) C'est avec les précieux souvenirs de Pékin 2008 en tête que les Beauchesne-Sévigny attaquent les Championnats du monde de canoë-kayak de vitesse cette semaine à Milan. Sur le bassin italien, les Trifluviens auront l'occasion de qualifier leur embarcation respective pour les Jeux olympiques de Rio 2016.

Médaillé d'or des Jeux panaméricains, Gabriel voudra poursuivre son excellente saison 2015 en compagnie de son partenaire Benjamin Russell, en C2 1000m. En plus de son triomphe à Toronto, le duo canadien a aussi récolté deux podiums et une quatrième position en Coupe du monde.

Voilà des résultats bien encourageants pour le Trifluvien de 30 ans qui tente de renouer avec l'action olympique, après avoir raté son coup pour Londres 2012 alors qu'il faisait équipe avec le frère de son actuel coéquipier, Andrew Russell.

«En 2009-2010, je suis allé à l'école à temps plein et, en 2012, j'ai senti que j'avais du rattrapage à faire. J'ai ensuite terminé mon cours en génie civil avant d'entreprendre avec Benjamin l'année 2013 avec l'attitude de la dernière chance», raconte celui qui avait notamment terminé 5e en C2 500m aux Jeux de 2008.

Confrontés à l'élite mondiale, Beauchesne-Sévigny et Russell devront se classer parmi les six premiers pour qualifier le bateau pour Rio. Une fois cet objectif atteint, les athlètes devront ensuite obtenir leurs places individuelles pour les Olympiques lors des essais nationaux en 2016.

«Depuis notre victoire à Toronto, on a amélioré notre fin de course. C'est pourquoi je suis confiant de qualifier le bateau pour les Jeux olympiques. En plus, quand ça compte vraiment, c'est là que le fun commence! Dans des moments comme ça, j'ai souvent le sourire aux lèvres juste avant le départ», note celui qui prévoit une féroce compétition avec la Hongrie, l'Allemagne, la République tchèque et la Russie.

De son côté, Geneviève, qui porte maintenant les couleurs du club de Lac-Beauport, ramera avec le K4 500m aux côtés d'Émilie Fournel, Hannah Vaughan et Kathleen Fraser.

Après une courte retraite en 2008, la Trifluvienne de 29 ans était revenue à la compétition avec la ferme intention de revivre l'ivresse des Jeux olympiques. Malgré une chance ratée en 2012, la kayakiste demeure confiante de décrocher un billet pour ramer dans la capitale brésilienne l'été prochain.

«Je suis revenue à la compétition par amour pour mon sport et mon désir de dépasser mes limites. La course de cette semaine sera sans doute l'une des plus importantes que j'ai eu à livrer dans ma carrière. C'est une course déterminante pour mon avenir. On rame depuis trois ans ensemble pour aller à Rio», a-t-elle confié au Nouvelliste plus tôt cette semaine depuis Temple sur Lot, en France, où elle s'entraînait en prévision des Championnats du monde.

Par ailleurs, Geveniève Beauchesne-Sévigny voudra également prouver aux dirigeants de Canoë-kayak Canada qu'ils ont eu raison de la sélectionner pour les Mondiaux. La Trifluvienne n'avait pas été retenue pour les Panaméricains, où le Canada a mérité l'or.

Pour le rendez-vous torontois, les rameuses étaient sélectionnées de façon individuelle lors des essais nationaux, contrairement aux Mondiaux alors que la sélection est collective. «Je ne suis pas la plus performante en bateau individuel sur 500 mètres et ma plus grande force, c'est en bateau d'équipe», explique-t-elle.

«J'ai eu à prouver souvent que j'avais ma place dans l'équipe. Je ne compte plus le nombre de fois où on a installé un GPS sur le bateau pour nous chronométrer et trouver la combinaison la plus rapide et à chaque fois, j'ai réussi à faire ma place», ajoute celle qui avait terminé 10e avec le K4 500m aux Olympiques de 2008.

Ce week-end, à Milan, 10 places seront octroyées pour Rio 2016 en K4 500m et quatre continents devront absolument être représentés. Pour se donner de meilleures chances de se qualifier, les kayakistes canadiennes devront participer à la finale A. Advenant une finale B, tout ne serait pas perdu, mais le calcul géographique viendrait compliquer les choses.

Cette année, le quatuor a notamment terminé neuvième à deux reprises sur le circuit de la Coupe du monde.

Vincent-Lapointe vise un 6e sacre

Pendant que les Beauchesne-Sévigny rameront pour aller Rio, la Trifluvienne et quintuple championne du monde de canoë, Laurence Vincent-Lapointe tentera d'en mettre plein la vue aux représentants du Comité olympique international lors de ces Mondiaux.

Présentement, le canoë féminin ne fait pas partie des disciplines olympiques et la porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières espère que les décideurs accepteront de faire une place à ce sport lors des futurs Jeux d'été. Médaillée d'or des plus récents Jeux panaméricains, Vincent-Lapointe est indétrônable en C1 200m depuis cinq ans, possédant entre autres le record du monde sur cette distance.

vincent.gauthier@lenouvelliste.qc.ca

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