Les Aigles prêts à représenter le Québec

Raphaël Gladu est le seul joueur des Aigles... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Raphaël Gladu est le seul joueur des Aigles qui était avec l'équipe lorsque les Aigles ont participé au Championnat canadien en 2012 au stade Fernand-Bédard. Les Trifluviens y avaient remporté le bronze.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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(TROIS-RIVIÈRES) En 2009, 2010 et 2012, les Aigles Plante Sports ont défendu leurs couleurs au Championnat canadien de baseball junior. C'était toutefois à titre d'équipe hôtesse, au stade Fernand-Bédard. La donne sera différente cette année, puisque c'est à titre de représentant du Québec, une première, que la formation de Rémi Doucet amorcera son périple à Regina, jeudi.

En effet, depuis trois ans, l'équipe arborant le fleur de lys n'est plus composée des meilleurs éléments de la Ligue de baseball junior élite du Québec. C'est plutôt le champion du circuit qui obtient cet honneur. Dans le cas des Aigles, avec une campagne de 42 victoires et 8 défaites, il y a longtemps que les billets en direction de Regina sont réservés.

Les Oiseaux seront toutefois privés de quatre éléments de 22 ans, puisque le Championnat canadien ne s'adresse qu'aux joueurs de 21 ans et moins. De lourdes pertes en Jean-François Dionne, Kevin Bergeron, deux lanceurs partants, ainsi que Maxime Paradis et Jean-Simon Gagné. Quatre vétérans qui sont au centre des succès de l'équipe.

Afin de les remplacer, le directeur général Mathieu Hamelin avait la latitude de choisir parmi les autres équipes du circuit, et il s'est tourné vers les lanceurs Claude Ortiz et Oscar Rodriguez des Orioles de Montréal, ainsi que Frédérick Fauteux, des Cardinals de LaSalle.

«Comme le tournoi est très court, ça prend un peu plus de lanceurs», explique le gérant Rémi Doucet.

En défensive, les Aigles ont jeté leur dévolu sur Alex Clavet, un joueur de premier but, Philippe Craig-St-Louis, de Gatineau, ainsi que Vincent Dion, un joueur d'arrêt-court de Repentigny. Dans le cas de ce dernier, il était aussi un coéquipier du joueur étoile des Oiseaux Raphaël Gladu chez les Whitecaps du collège Galveston au Texas l'hiver dernier. On peut donc s'attendre à une bonne communication entre les deux lorsque viendra le temps de réaliser des double-jeux.

«Ça nous prenait des joueurs élites pour les remplacer. Nous avons approché beaucoup de joueurs qui nous ont dit non parce qu'ils partent vers les collèges», note Doucet.

«Historiquement, les deux dernières délégations avaient 10 joueurs de leur équipe originale, alors que nous, c'est 12. C'était important à nos yeux.»

Les Trifluviens lanceront les hostilités dès 10 h aujourd'hui face à Kamloops (Colombie-Britannique 2), et seront de retour sur le terrain en soirée, à 17 h 30, face à l'équipe hôte.

Les Aigles seront dans l'inconnu en arrivant dans ce tournoi, puisque la composition des formations est dictée selon les provinces, qui peuvent se présenter avec des équipes étoiles ou encore les champions des ligues régionales. Peu importe aux yeux de Doucet, qui estime que son club entre sur une bonne lancée au terme de l'historique saison qu'il vient de vivre.

«Je suis à l'aise et confiant de partir avec 12 gars qui ont du vécu et qui savent comment gagner. Gérer des retards ou des avances de un ou deux points, ils l'ont fait jour après jour cette saison. Oui, nous avons gagné 32 matchs de suite, mais surtout, on a des gars qui ont participé et gagné des championnats canadiens. En arrivant à un tel tournoi, tu n'as pas le choix d'être sur un high, d'être crinqués. Les gars ont eu le championnat de la saison (de la LBJEQ), ils veulent maintenant le titre canadien.

Il faut d'ailleurs se demander si ce tournoi n'a pas une plus grande valeur aux yeux des joueurs que les séries éliminatoires qui auront lieu par la suite, moment de l'année où ils seront privés de certains de leurs meilleurs éléments, partis pour les collèges américains. «Non ce n'est pas plus important que les séries, c'est juste une autre étape et on y va à fond. Quant aux séries, nous sommes confiants, même si des équipes ont fait de bonnes transactions. Ce ne sera pas nécessairement facile, mais on est quand même confiants et on fait toujours bien en séries. On ne voit pas pourquoi ce serait différent», conclut le pilote.

nicolas.ducharme@lenouvelliste.qc.ca

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