Les Aigles en eaux troubles

Les Aigles ont subi un balayage en quatre... (Andréanne Lemire)

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Les Aigles ont subi un balayage en quatre rencontres face aux Capitales

Andréanne Lemire

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(Trois-Rivières) Ils portaient leur chandail de camouflage, mais pour l'instinct du chasseur, on repassera. Devant la foule la plus imposante de l'année pour un match de baseball à Trois-Rivières, les Aigles ont échappé une rencontre qu'ils ne pouvaient perdre.

Question d'ajouter au malaise, les Capitales ont complété le balayage grâce à une victoire de 6-3, la quatrième en autant de jours face à leurs rivaux de l'autoroute 40.

Les Aigles enfilaient hier un maillot aux couleurs des bannières Ecotone et Propac, spécialisées dans les domaines de la chasse et de la pêche. Mais ça n'a pas mordu pour les Trifluviens. Et la chasse n'a été guère plus payante.

Malgré une bonne sortie du gaucher Ryan Bollinger, les Capitales ont eu le dernier mot. Leur dernier blanchissage dans une série contre Trois-Rivières remontait à mai 2013.

«Pour nous, cette série, c'est immense», racontait, sourire aux lèvres, le gérant de Québec Patrick Scalabrini, dont les troupiers se rapprochent à un petit match des Boulders de Rockland et de la tête du classement général.

«On avait vraiment mal joué ici la dernière fois, mais là, je ne peux pas me plaindre. Je suis impressionné par la qualité de notre jeu en attaque. Présentement, je trouve qu'on figure parmi les meilleures équipes de la ligue.» 

Walsh allume le feu

Il n'a pas été aussi étincelant hier, mais Will Walsh a de nouveau été en mesure de faire mal paraître ses anciens coéquipiers... et surtout ses anciens patrons. C'est lui qui a ouvert la marque pour les Capitales en deuxième, sur un jeu serré au marbre.

Après avoir capté une balle de Tim Smith, le joueur de premier but des Aigles Daniel Mateo a effectué un relais à son receveur Kyle Lafrenz, qui n'a pu épingler Walsh à temps.

Le pointage de 1-0 a perduré jusqu'en sixième, au moment où Jean-Luc Blaquière a doublé l'avance des siens, poussant Jonathan Malo au marbre.

Encore la relève

Dès le tour suivant, les Aigles ont réussi à s'inscrire au tableau en vertu d'un simple de Steve Brown qui permettait à Pedro Lopez de marquer.

Le gérant Scalabrini a alors décidé de sortir son partant McKenzie Acker (5,1 ml, 7 cs, 1 pm). Appelé en relève dans une situation corsée et deux coureurs sur les buts, Shaun Ellis a éteint le feu.

Bollinger (6,2 ml, 8 cs, 3 pm), pour sa part, a accordé un troisième point avant de quitter, en début de septième. Une manche plus tard, Jadd Schmeltzer concédait trois coups sûrs et autant de points, dont deux mérités (l'autre étant attribuable à une erreur de Mateo).

Encore une fois, la relève coulait les Aigles, qui ont néanmoins répliqué avec deux points, notamment à cause d'une rare erreur de Malo.

Mais face à Deryk Hooker, l'un des meilleurs stoppeurs de la Can-Am, les locaux n'ont jamais eu de véritable chance en neuvième. Ils ont ainsi encaissé une 13e défaite en 34 partie à la maison. Une grosse défaite.

«C'est encore une manche qui fait mal», témoignait avec déception le gérant Pierre-Luc Laforest, à propos de la poussée de trois points de Québec en huitième.

«Ça arrive souvent dernièrement. Pourtant, je trouve qu'on a disputé un très bon match de balle. Mais il manquait le gros coup sûr. Contre Québec, ça donne toujours de bonnes confrontations. C'est juste plate qu'on ne joue pas neuf manches...»

Ceci dit, Laforest se disait encouragé par la performance de Bollinger. Le géant gaucher en a arraché jusqu'au milieu de l'été, mais il semble avoir retrouvé ses repères depuis deux ou trois sorties. Ça n'a pas été suffisant toutefois pour vaincre Acker.

«Il est un petit gaucher fatiguant à affronter. Sa cassante n'est pas facile à frapper.»

Rusch: jouera, jouera pas?

Matthew Rusch pourrait bien rater le premier rendez-vous de la série Aigles-Champions, ce soir à Ottawa. L'as artilleur des Aigles s'est blessé à l'épaule il y a une dizaine de jours et il ne se sent pas encore assez bien pour amorcer une rencontre. «On va prendra une décision avant le match», a affirmé Laforest...

Les Aigles ont pris l'autobus tôt ce matin en direction de la capitale fédérale, où ils tenteront de remporter leur première série à l'étranger en 2015. Ils montrent un dossier pitoyable de 8-22 (,276) loin du stade Fernand-Bédard...

Ça fait mal!

Pierre-Luc Laforest n'est pas surpris des récents succès de Will Walsh. Mais il convient que ça fait mal à regarder. «Nous devions prendre une décision, c'était lui ou Jon (Smith, qui a quitté l'équipe depuis en raison d'une blessure à la cheville). Sa première journée avec les Capitales l'a mis en confiance, il a terminé avec un 4 en 4. Mais c'est certain que je préférerait qu'il connaisse ce succès avec nous...»

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