Les Aigles juniors à court de miracles

Les Aigles Plante Sports ont salué leurs partisans... (PHOTO: OLIVIER CROTEAU)

Agrandir

Les Aigles Plante Sports ont salué leurs partisans au terme de la défaite, une première en près de deux mois.

PHOTO: OLIVIER CROTEAU

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Après avoir remporté 32 victoires consécutives, restait-il un peu de magie dans le réservoir des Aigles Plante Sports mercredi face aux Castors de Charlesbourg? La réponse est non. Les Trifluviens ont vu leur spectaculaire séquence record prendre fin dans une défaite de 6-2, au stade Fernand-Bédard.

Les hommes de Rémi Doucet en avaient une mauvaise dans le corps. Autant au monticule, quatre lanceurs utilisés, au bâton, huit coureurs laissés sur les buts, qu'en défensive, trois erreurs, rien ne fonctionnait pour les Aigles. À l'inverse, le lanceur Dany Paradis a connu une excellente sortie pour les Castors, appuyé par son offensive qui a rapidement pris une avance de 5-0 après deux manches.

«Paradis est un lanceur de 22 ans qui domine la ligue et qui a excellé toute la rencontre. Nous avions une grosse semaine et ça s'est reflété en utilisant plusieurs lanceurs ce soir», a analysé Doucet au terme de la rencontre.

Dans le camp adverse, la troisième aura été la bonne après avoir subi deux défaites face aux Oiseaux durant cette spectaculaire séquence de 32 gains.

«En voyant Dany lancer et en plus d'accorder cinq points, mentalement ça devait être difficile pour eux. Oui, ils sont très confiants parce qu'ils ont gagné dans toutes sortes de situations impossibles, mais nous aussi nous étions confiants. Honnêtement, on était un peu tannés d'aller sur le site (Internet) de la Ligue et voir à quel point la séquence des Aigles était incroyable. Je leur lève mon chapeau, mais nous sommes très contents d'y mettre un terme», s'est réjoui le gérant Dave Dufour.

Les Castors n'ont d'ailleurs jamais été inquiétés lors de la rencontre, et ont célébré chacune de leurs réussites bruyamment, un peu trop au goût de Rémi Doucet et de sa bande, et les esprit se sont échauffés en cinquième manche, alors que tout le monde semblait avoir la langue déliée.

«Ce n'était pas le temps de partir un feu, ils ne sont pas habitués de tirer de l'arrière contre un lanceur dominant. Notre équipe ne voulait pas se faire marcher sur les pieds et c'est un message que nous voulions envoyer à la Ligue», a affirmé Dufour.

«Pour eux, ça avait des allures de septième match, mais nous aussi nous avions cette émotion, a répondu Doucet. Non je n'ai pas senti de panique, mais des gars qui ne voulaient pas laisser tomber. On n'avait pas un bon début de match et les gars ont voulu créer une étincelle, mais ça n'a peut-être pas fonctionné.»

Revenir sur terre

Même si le match semblait hors de portée en neuvième, aucun partisan n'avait quitté le stade Fernand-Bédard. Les amateurs ont d'ailleurs réservé une longue ovation aux joueurs après le revers, alors que Doucet s'entretenait avec ses protégés.

«Je ne savais pas quoi leur dire, ça faisait si longtemps que nous n'avions pas perdu. Qu'est-ce qu'on dit après une défaite? Je leur ai dit que j'étais fier d'eux et de ce qu'ils avaient accompli. 32 victoires consécutives, je pense que ça va prendre un certain temps avant que ce soit battu. En plus, ça nous a rappelé à quel point nous haïssons perdre.»

Les Aigles devront revenir sur terre puisqu'ils doivent encore s'assurer du championnat de la saison régulière afin de participer au Championnat canadien.

«Ce ne sera pas nécessairement facile, les gars ont vécu un deuil. Ce sera le travail des entraîneurs et des leaders de s'assurer qu'on se concentre sur ce qui s'en vient. On a vu qu'il y en avait plusieurs dans ce groupe.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer