Alain Bissonnette fait le saut chez les Bruins

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Après avoir passé huit saisons à titre de dépisteur-chef chez les Cataractes de Shawinigan, Alain Bissonnette fait le saut dans la LNH avec les Bruins de Boston.

Cataractes de Shawinigan

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(Shawinigan) Après avoir permis à tant de jeunes joueurs de faire le saut dans la LHJMQ avec les Cataractes de Shawinigan, c'est maintenant au tour du dépisteur-chef de l'équipe Alain Bissonnette de grimper à l'échelon supérieur. Les Bruins de Boston l'ont engagé afin qu'il couvre l'est du Canada.

Non seulement a-t-il suffisamment impressionné les Bruins, mais la formation du Massachusetts n'était pas la seule en liste pour mettre le grappin sur celui qui était avec les Cataractes depuis huit ans.

«Dès le printemps, les Bruins avaient appelé Martin (Mondou) afin de savoir s'il était possible de me parler, raconte-t-il. Ç'a débloqué jeudi, quand j'ai eu des rencontres avec le dépisteur-chef de l'équipe, ainsi que le directeur-adjoint. Puis, j'ai eu un entretien avec le directeur général de l'équipe, Don Sweeney. Dès le départ, ils m'ont dit qu'ils ont aimé le travail effectué pour rebâtir les Cats rapidement.»

Bissonnette a accepté l'offre des Bruins puisqu'elle lui assurait un emploi à temps plein, ce que l'autre équipe de la LNH ne pouvait lui garantir. Il ne se serait pas vu travailler à temps partiel, puisqu'il estime que c'est ce qui a fait son succès chez les Shawiniganais.

«Martin a été le premier à me permettre de travailler à temps plein et je le remercie. Chez les Cats, c'était toujours à 100 % hockey.»

Bien évidemment, il s'agit d'une lourde perte pour les Cataractes, mais Mondou se réjouissait de voir son ami faire le saut dans la LNH. «On est triste, parce que c'était un bon homme de hockey, mais on est très heureux pour lui. Quand tu travailles avec quelqu'un pendant huit ans, sans jamais qu'il n'y ait d'anicroches ou de remises en question, c'est que nous avions un bon fit. Je sens un grand vide, mais je suis très fier.»

Le nouveau gradué estime toutefois qu'il n'aurait pas pu choisir un meilleur moment pour accepter une offre de la LNH, celui-ci étant particulièrement satisfait de ce qu'il a voit dans le vestiaire. «Il y a de la stabilité partout et tous les casiers sont remplis. Il y aura une bonne compétition au camp. C'est le bon moment pour quitter, sinon, ça m'aurait fait quelque chose. J'ai adoré les Cataractes, on y retrouve des gens passionnés et dans ce domaine, il faut l'être.»

La bonne nouvelle pour les Cataractes est que, puisqu'il a eu le temps de voir venir le coup, Mondou a déjà un plan en marche. Un remplaçant au poste de dépisteur-chef devrait être nommé dans la prochaine dizaine.

Gaudreau, le coup de coeur

Parmi tous les joueurs qu'il aura côtoyés au fil des années à l'aréna Jacques-Plante et au Centre Gervais Auto, Frédérick Gaudreau reste une des plus belles histoires du passage de Bissonnette à Shawinigan. Non pas parce que l'attaquant est devenu un excellent joueur, mais parce que le dépisteur avait dû retrousser ses manches pour l'attirer en Mauricie.

«Ça avait été long pour le convaincre. Je l'appelais deux à trois fois par semaines juste pour lui dire de venir au camp. Il ne croyait pas en ses chances. Il ne voyait pas pourquoi, dans une année où nous accueillions la Coupe Memorial, on aurait besoin de lui. Mais je lui répétais que le poste de quatrième centre était ouvert. Il s'en allait jouer collégial à André-Laurendeau. Nous lui avons offert une entente de deux ans, comme ça il allait avoir sa bourse et nous lui prouvions que nous étions sérieux. Finalement, aujourd'hui, il est dans la Ligue américaine.»

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