Les Aigles gagnent un match rempli d'erreurs

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Même si Steve Brown n'a pas marqué sur cette collision avec le receveur des Grays Erik Kozel, les Aigles ont été en mesure de s'imposer pour un quatrième match de suite face à l'équipe itinérante de la Ligue Can-Am.

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(Trois-Rivières) C'était jour de début des vacances de la construction au Québec vendredi et la défensive des Grays de Garden State avait visiblement pris congé elle aussi. Profitant des sept erreurs des visiteurs, un record de ligue, les Aigles l'ont emporté 6-4 devant plus de 2000 spectateurs au stade Fernand-Bédard.

Pourtant, les Grays avaient si bien amorcé la rencontre, s'emparant même d'une avance de 4-2 à la mi-match. Tous les espoirs étaient permis pour l'équipe itinérante, qui allait peut-être mettre fin à sa vilaine séquence de huit revers consécutifs. Le partant Noah Piard faisait d'ailleurs de l'excellent boulot.

C'est à ce moment que l'horreur a commencé. Steve Brown a réduit l'écart à 4-3 en fin de cinquième, profitant du fait que le receveur avait fait obstruction sur un élan de Javier Herrera. Puis, en sixième, l'hécatombe. Eric Grabe, sur une erreur d'Ernie Banks, a atteint le premier coussin. Avec deux retraits au tableau, Piard a été remplacé par Chris Motta. Deux erreurs et un mauvais lancer plus, les Trifluviens avaient maintenant une avance de 6-4.

«Jusqu'à présent cette saison, nous avons trouvé toutes les façons possibles de perdre, mais notre défensive allait quand même bien. On ne s'attendait certainement pas à perdre de cette façon, surtout que nous avions trouvé le moyen de marquer et d'obtenir les gros coups sûrs alors que notre offensive tire de la patte cette saison», soupirait le gérant des Grays, Eric Pierzchala.

Avec cette victoire, les Aigles se retrouvent avec une séquence de six gains de suite à domicile et auront la chance de balayer cette série de cinq matchs samedi soir. Pierre-Luc Laforest a tout de même encensé le boulot des Grays hier soir, particulièrement celui du partant Piard.

«Ça prend un bon lanceur pour tenir une équipe adverse et il a fait du bon boulot. Ils se sont battus jusqu'à la fin, mais c'est sûr qu'avec sept erreurs, tu ne peux pas t'attendre à gagner. Ça rend la job difficile. C'est ça le baseball et on est heureux quand ça n'arrive pas de notre bord.»

Alors que la défensive des visiteurs ne livrait pas la marchandise, celle des Aigles, après un départ laissant à désirer, s'est ressaisie, avec Daniel Mateo en tête. Le joueur de troisième but a réussi plusieurs jeux spectaculaires, dont un relais sur une balle récupérée à main nue en neuvième manche pour contrecarrer les plans des Grays, puisque Kaohi Downing s'était de nouveau placé dans le pétrin en permettant à deux coureurs d'atteindre les sentiers gratuitement. L'Hawaiien a finalement réussi à éteindre la menace et récolter son troisième sauvetage de la saison.

Ryan Bollinger, qui connaît une séquence difficile, obtiendra le départ ce soir pour les Oiseaux, alors que pour les Grays, la décision n'était pas encore arrêtée.

«Après la partie de ce soir (vendredi), il faudra trouver des points positifs, il n'y a rien d'autre à faire. Ce soir, le vestiaire était très silencieux. Je me sens mal pour les gars, ils font de leur mieux, mais il faudra apporter des changements», a noté Pierzchala, qui s'attendait à ce que son voyage au Canada soit bien plus divertissant que ce que son équipe lui a offert.

Un surplus de profondeur

À son premier match avec les Aigles au Québec, Javier Herrera a connu un fort match en offensive à titre de frappeur désigné. Il a claqué un simple et un double, en plus d'atteindre les sentiers à quatre occasions grâce aux erreurs des Grays, qui ont égalé la marque de sept établie par les Colonials de Pittsfield en 2011.

L'arrivée d'Herrera et le brio de plusieurs joueurs, dont Simon Gravel, place Laforest devant un beau problème à la veille d'une série de quatre matchs face aux Capitales de Québec. Le gérant n'a jamais profité d'une profondeur aussi intéressante. De plus, Pedro Lopez devrait être de retour des Jeux panaméricains ce soir, puisque la République dominicaine a été éliminée du tournoi. Un joueur devra écoper.

«C'est le fun d'avoir des options. Dans le baseball indépendant, avec 22 joueurs, si tu n'as pas de profondeur, tu n'es pas capable de gagner. Avoir des gars qui peuvent jouer partout, ça rend ma job plus facile.»

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