Indétrônable reine!

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Laurence Vincent-Lapointe a remporté la médaille d'or en C1-200 mètres aux Jeux panaméricains.

La Presse Canadienne

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(Trois-Rivières) Reine incontestée depuis 2010 sur la scène mondiale du canoë féminin, Laurence Vincent-Lapointe a ajouté une couronne à son palmarès, mardi matin, en s'offrant la médaille d'or des Jeux panaméricains de Toronto en C1-200 mètres.

Étiquetée grande favorite pour remporter la première présentation d'une épreuve de canoë féminin dans l'histoire des Panaméricains, la rameuse du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières a survolé la distance en 49,685 secondes pour devancer confortablement l'Équatorienne Anggie Avegno Salazar (51,998 s) et la Brésilienne Valdenice Conceicao Do Nascimento (53,143 s).

Pour la Trifluvienne de 23 ans, ce sacre vient retirer une énorme pression qu'elle s'était placée sur les épaules avant la compétition. Championne du monde de la discipline depuis cinq ans, elle ne voulait absolument pas louper cette occasion de briller au Canada. «Je me mettais vraiment beaucoup de pression. J'étais très stressée avant ma course. J'aurais été déçue de ne pas gagner, c'est certain. Je suis contente de pouvoir dire que j'ai gagné et que je méritais ma première place», a indiqué la médaillée d'or en entrevue avec Le Nouvelliste.

Avec un vent de face considérable, la tâche ne s'annonçait pas de tout repos pour la détentrice du record mondial sur 200 mètres. Face à une Équatorienne toute menue, le niveau de difficulté venait d'augmenter d'un cran. «Elle est très petite et rame très vite alors le vent la dérange beaucoup moins que moi qui suis plus grande et rame plus lentement, a expliqué Vincent-Lapointe. J'ai connu un bon départ, dans le peloton. Et dès que je me suis mise à accélérer, je me suis démarquée du groupe. Et j'ai tout donné pour ne pas me faire rattraper.»

Pendant la cérémonie des médailles, alors qu'une pluie diluvienne s'abattait sur le bassin de Welland, la Trifluvienne affichait un large sourire de satisfaction d'avoir livré la marchandise aux Jeux panaméricains, surtout en raison de l'aspect historique rattaché à sa victoire. «Je suis vraiment contente. Comme à chaque fois que je suis sur le podium, j'ai eu des crampes dans les joues pendant les cérémonies, tellement je souriais. C'était génial de voir autant de monde être heureux de ma performance», note celle qui a été couronnée devant quelques membres de sa famille, dont son père Guy Lapointe.

La médaille d'or de Vincent-Lapointe était la deuxième en provenance du club trifluvien après la victoire de Gabriel Beauchesne-Sévigny la veille en C2-1000 m en compagnie de Benjamin Russell.

Une empreinte olympique

Évidemment, Laurence Vincent-Lapointe n'a pu s'empêcher de rêver à quoi pourrait ressembler une expérience aux Jeux olympiques. Présentement, le canoë féminin ne fait pas partie des disciplines olympiques et la Trifluvienne espère de tout coeur que le Comité international olympique lui ouvrira ses portes pour Tokyo 2020. Une décision doit d'ailleurs être rendue à cet effet après les Championnats du monde de canoë-kayak de vitesse qui auront lieu à Milan en Italie du 19 au 23 août.

«Les filles et moi avons démontré que nous somme capables de nous illustrer dans une compétition multisports comme les Panaméricains. On a prouvé qu'il n'y a pas juste moi en avant et les autres derrière. Le niveau de compétition augmente d'année en année. Tout le monde est prêt à faire le saut aux Olympiques», a plaidé la porte-couleurs du CKTR.

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