PREMIÈRE ÉDITION DE LA CLASSIQUE GUILLAUME-BEAUDOIN

Compter un but contre le cancer

La nouvelle recrue des Predators de Nashville, Anthony... (Photo: Olivier Croteau)

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La nouvelle recrue des Predators de Nashville, Anthony Richard, a participé à la première édition de la Classique Guillaume Beaudoin, que l'on voit ici en compagnie de Luce Girard, directrice de la Fondation québécoise du cancer.

Photo: Olivier Croteau

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ceux qui n'ont pas été touchés, directement ou indirectement, par ce fléau sont rares comme des merles blancs. En effet, le cancer est aujourd'hui considéré comme la maladie du siècle. Seul remède pour le combattre: la recherche. Pour soutenir cette recherche: l'argent.

C'est dans cette optique que le jeune hockeyeur de l'Armada de Blainville-Boisbriand, le Trifluvien Guillaume Beaudoin, a organisé en fin de semaine la première édition de la Classique Guillaume-Beaudoin, douze heures consécutives de hockey «à bout de souffle» sur la glace de l'aréna Fernand-Asselin de Trois-Rivières.

Une cinquantaine de joueurs, dont certains issus de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, se sont donc donné rendez-vous pour échanger plaisir et coups de patin, mais surtout pour remettre une somme de 500 $ à la Fondation québécoise du cancer.

L'idée a germé dans la tête de Beaudoin après qu'il eût assisté à la halte du Grand Défi Pierre Lavoie, le 14 juin dernier à Bécancour. L'organisation réglée au quart de tour, l'imposant peloton de cyclistes, les centaines de bénévoles, autant d'éléments qui l'ont impressionné et qui l'ont incité à mettre sur pied son propre événement caritatif. D'autant plus que les deux grands-pères de Beaudoin ont également perdu leur dernière bataille contre le cancer.

«Mes deux grands-pères sont morts du cancer. Je voulais donner à une cause, mais je n'avais pas le temps de créer une fondation durant l'été avec le hockey et mes autres occupations, l'entraînement, alors je me suis dis que c'était un bon moment. J'ai donc organisé ce petit tournoi avec des gars que je connais, des gars avec qui je m'entraîne, des anciennes connaissances, des amis», signale Beaudoin qui, pour l'occasion, avait revêtu le chandail de l'arbitre.

Parmi ces connaissances, le jeune hockeyeur nouvellement repêché par la LNH au sein de l'équipe des Predators de Nashville, Anthony Richard. L'ex-attaquant des Foreurs de Val d'Or, qui débarquait à peine de l'avion, samedi, pour s'envoler aussitôt vers Nashville dimanche, n'aurait pas manqué pour tout l'or du monde l'invitation lancée par son ami Beaudoin.

Sans compter que lui aussi, comme tous les joueurs, amateurs ou semi-professionnels, rencontrés samedi, a perdu des membres de sa famille à cause du cancer. Si Richard a fait halte à Trois-Rivières, c'est certes pour se «dérouiller un peu» avant d'entreprendre sa carrière aux États-Unis, mais surtout pour soutenir la cause inhérente à cette activité-bénéfice.

«C'est important pour moi d'être ici. C'est sûr que ça me tentait d'embarquer sur la glace, mais c'est important aussi pour aider la fondation. Mes deux grands-parents du côté de mon père sont morts du cancer, ainsi que deux de mes tantes. C'est quelque chose d'important dans notre famille. C'est donc le fun de venir ici aujourd'hui, pour jouer au hockey, mais surtout pour supporter la cause et donner un nom», mentionne le jeune joueur avant de sauter sur la glace, visiblement au grand bonheur de ses coéquipiers et des quelques spectateurs.

Une petite équipe de quatre ou cinq bénévoles a travaillé d'arrache-pied durant le dernier mois pour mettre en place ce tournoi qui, en bout de piste, remettra à l'équipe gagnante une coupe Stanley en carton recouverte de feuilles d'aluminium.

René Beaudoin, le père de Guillaume, était de la partie, non sur la glace mais comme organisateur. Pour lui, cette action bénévole lui rapporte bien plus que du plaisir, soit une bonne dose de fierté de voir son fils s'engager socialement. À ses yeux, donner 20 $ à une fondation sur le coin d'une rue, c'est bien, mais donner son temps, c'est encore mieux.

«On est souvent sollicités pour donner des sous. Mais quand tu peux le faire bénévolement en participant à l'activité, pour moi mon action est faite. J'aime mieux le faire. Il me semble que ma fierté, lorsque je vais finir ma journée ce soir, sera plus grande», souligne Beaudoin père.

L'an prochain, Guillaume Beaudoin appelle de ses voeux une deuxième édition de cette classique et, du même souffle, lance l'idée à d'autres joueurs de la LHJMQ qui souhaiteraient participer à la fête. Parmi les hockeyeurs qui ont patiné lors de cette première édition, notons entre autres la présence d'Alexis D'Aoust des Cataractes de Shawinigan, Charles Guèvremont et Scott Carrier des Saguenéens de Chicoutimi, Samuel Hould des Foreurs de Val-D'Or, ainsi qu'Emmanuel Côté de l'Armada de Blainville-Boisbriand.

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