Accueil triomphal digne d'un homme de fer

Benoît-Hugo Saint-Pierre a été accueilli à l'école Bois-Joli... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Benoît-Hugo Saint-Pierre a été accueilli à l'école Bois-Joli de Trois-Rivières par sa conjointe Isabelle Gagnon, et ses deux filles, les jumelles Charlotte et Frédérique.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Depuis qu'il a quitté Gaspé le 12 juin dernier et parcouru 981 km, jamais Benoît-Hugo Saint-Pierre n'a été accueilli comme à l'école du Bois-Joli de Trois-Rivières. Impressionnés, les élèves de l'école l'ont reçu chaleureusement avec une haie d'honneur et ses deux filles jumelles, Frédérique et Charlotte, de même que sa conjointe, Isabelle Gagnon, étaient là pour embrasser leur héros qui s'est donné comme défi de réaliser un triathlon par jour pendant dix jours.

«Je voulais vraiment arriver à l'école de mes filles et je savais que c'était la journée des olympiades. Je suis super content. De toutes les villes que j'ai visitées, c'est le plus bel accueil», a lancé Saint-Pierre à son arrivée à l'école primaire. «Il y a beaucoup d'enfants et c'est pour eux que je fais le défi. Pour que des écoles comme ici puissent vivre un triathlon scolaire.»

Le Trifluvien et président de Triathlon Québec s'est lancé le défi de réaliser un triathlon par jour durant dix jours afin de promouvoir auprès des enfants qu'il rencontre le programme de triathlon scolaire, projet qu'il a créé en 2005.

Parallèlement, Benoît-Hugo Saint-Pierre amasse des dons pour mener à bien ce programme. Depuis sa fondation, celui-ci attire de plus en plus de jeunes. Ils sont plus de 40 000 depuis 2009 à avoir participé à un des triathlons scolaires. Rappelons que d'ici le 11 septembre, date du Triathlon de Montréal, le triathlète espère amasser 100 000 $ pour les triathlons scolaires.

«Le défi génère quelque chose et ça fait tourner des têtes, surtout au niveau des triathlètes. Nous avons une augmentation des dons», indique-t-il. «Lors des premières journées, les dons étaient d'environ 1000 $. Mais j'ai eu aujourd'hui une belle surprise de mes collègues de travail à Québec en forme qui ont mis des dons individuels. J'ai eu un chèque de 1345 $. Ça part bien la campagne de dons qui se déroulera tout l'été.»

Parti de Gaspé le 12 juin dernier, Benoît-Hugo Saint-Pierre a depuis parcouru 981 km sur les 1348 de son défi, nommé «TRI un défi pour la VIE», qui doit le mener samedi à Mont-Tremblant, où se déroule le lendemain le triathlon Ironman. Malgré tous les efforts déployés depuis le 12 juin, le Trifluvien participera au demi-Ironman.

«En fin de semaine, il va y avoir 5000 triathlètes qui vont franchir le fil d'arrivée. Je veux les sensibiliser à donner au suivant et permettre aux jeunes de vivre des triathlons scolaires», note-t-il. «Ça peut sembler un sport inaccessible, mais ça ne l'est pas. Ce sont des beaux week-ends en famille.»

Après près d'une semaine d'efforts, le corps de l'athlète tient le coup. «Physiquement je le prends bien. Ce qui est plus difficile, c'est la fatigue générale et la concentration. Même si je dors la nuit, mon corps est super activé, ce qui m'empêche de bien me reposer. Mais c'est ce que je m'attendais de vivre au niveau physique et mental», souligne le triathlète.

«On essaie de s'organiser pour être pile-poil sur l'horaire qu'on s'était fixé. Côté logistique, c'est un peu 1.0. J'ai mon lot de poussière, mais ça fait partie de l'expérience», ajoute-t-il avec le sourire.

Benoît-Hugo Saint-Pierre était accompagné hier à Trois-Rivières d'élèves de l'école secondaire Chavigny. Les participants de cette école au Grand Défi Pierre Lavoie ont couru et roulé à ses côtés dans les rues de Trois-Rivières. L'école Chavigny souhaite d'ailleurs organiser un duathlon en 2016.

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