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Mise en échec au hockey scolaire: «On tape sur le mauvais clou»

La réglementation entourant la mise en échec au... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La réglementation entourant la mise en échec au hockey mineur continue de créer des dissensions.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La récente décision de Hockey Québec de limiter les mises en échec dans les réseaux scolaires, à l'occasion de son assemblée générale annuelle, est loin de faire l'unanimité.

Après avoir d'abord annoncé en février dernier son intention d'abolir la mise en échec dans les catégories bantam CC et midget BB des ligues civiles, Hockey Québec est revenu à la charge le week-end dernier en cernant les hockeyeurs régis par les institutions scolaires.

Ainsi, avec le projet-pilote, la mise en échec ne sera plus autorisée chez les joueurs de 13 et 14 ans de la division 2 cadet du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) ainsi que le niveau M15 de la LHPS.

Quant à la mise en échec restrictive - qui bannit les plaquages au centre de la glace et oblige le contact à se faire lorsque les deux joueurs patinent dans la même direction - elle sera introduite pour les 13-14 ans de catégories scolaires plus élevées - ainsi qu'au bantam BB du réseau civil.

Pour Denis Francoeur, responsable du hockey scolaire du Collège Marie-de-l'Incarnation, cette décision est assez décevante. «On tape sur le mauvais clou», lance celui dont le programme ne sera toutefois pas affecté par les récentes modifications des règlements puisqu'il n'est pas affilié à Hockey Québec.

«Présentement, l'éducation de notre hockey au Québec par rapport à la mise en échec est complètement dans le champ. C'est probablement ce qui force Hockey Québec à prendre des décisions aussi drastiques», ajoute l'ex-pilote des Cataractes, en vantant au passage les façons de faire aux États-Unis, en Finlande et en Suède.

Pour Francoeur, tout le débat entourant la mise en échec repose sur l'enseignement de la bonne technique pour exécuter un tel geste. Il rappelle que cet aspect du jeu ne doit en aucun temps devenir un outil visant à intimider l'adversaire.

«En premier, je pense qu'on doit éduquer les entraîneurs qui devront ensuite le transmettre aux joueurs. Aux États-Unis, les joueurs ont accès à la mise en échec, mais ils s'en servent de la bonne façon, c'est-à-dire dans le but de séparer le joueur de la rondelle et non pas d'assommer le joueur adverse. L'objectif est probablement mal véhiculé présentement au Québec», croit Francoeur, loin de vouloir lancer la pierre aux entraîneurs-bénévoles du réseau civil.

LA SÉCURITÉ D'ABORD

Du côté de la structure intégrée des Estacades, le directeur Daniel Paradis donne toutefois son appui aux bonzes de Hockey Québec. Il estime qu'en raison des risques physiques reliés aux mises en échec - lire les commotions cérébrales - un tel changement s'imposait.

«On trouve ça correct, car c'est une mesure qui vise la sécurité des jeunes. On veut qu'ils demeurent en santé et jouent le plus longtemps possible», mentionne-t-il, tout en soulignant le désir de son organisation de prioriser la vitesse et la possession de la rondelle dans les habiletés à développer chez le joueur.

Alors que certains opposants à la décision de Hockey Québec martèlent que cette décision pénalisera le développement du joueur ayant des aspirations pour les calibres supérieurs, où la mise en échec complète est en vigueur, Paradis s'inscrit en faux contre cette croyance. «On ne croit pas que ça empêche un jeune de se développer, s'il joue avec la mise en échec avec restriction. Si un jeune a à progresser pour accéder aux plus hauts niveaux, il va y arriver. Un bon joueur, ça s'adapte alors je ne crois pas que ça change rien à ce niveau».

LA LHPS EN ATTENTE

Par ailleurs, à la suite de la décision de Hockey Québec, la LHPS évalue la possibilité de mettre un terme à son association avec la fédération. Une rencontre doit avoir lieu la semaine prochaine à ce sujet afin de discuter de la suite des choses.

«On va réfléchir à une alternative, prendre le temps de recevoir la position officiellement. Mais est-ce qu'il y aura une volonté de se soustraire de la fédération? Peut-être», avait indiqué à La Presse plus tôt cette semaine le président de la LHPS, Martin Lavallée.

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