Un match nul à saveur de victoire

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Marie-Ève Nault et ses coéquipières ont reçu un accueil chaleureux de la foule au Stade olympique.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Montréal) Bien sûr que Marie-Ève Nault aurait préféré vivre ce moment unique sur le terrain, et non sur le banc. Après tout, avoir l'occasion de disputer un match de la Coupe du monde de la FIFA à la maison, et devant une foule en liesse de surcroît, ça ne se présente pas très souvent...

Ashley Lawrence a donné le ton au match... (Photo: Agence France-Presse) - image 1.0

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Ashley Lawrence a donné le ton au match en marquant dès la dixième minute.

Photo: Agence France-Presse

En bonne vétérante, la défenseure de Trois-Rivières a tout de même accepté son rôle de réserviste, lundi au Stade olympique. C'est donc en tant que substitut que l'athlète de 33 ans a vécu de grandes émotions dans ce verdict nul de 1-1 du Canada face aux Pays-Bas, devant plus de 45 000 partisans.

Une mer de rouge dont se souviendra longtemps la petite fille qui a apprivoisé ce sport qu'elle aime tant sur les terrains de la Mauricie. «Ça me fait énormément plaisir de revenir ici, d'avoir enfin la chance de vivre cette expérience avec mes proches», racontait une Trifluvienne pétillante, environ une heure après la rencontre devant plusieurs représentants des médias.

Sans surprise, Marie-Ève Nault était l'une des têtes d'affiche de ce rendez-vous montréalais, le seul de l'équipe nationale dans cette Coupe du monde. Des trois Québécoises du sélectionneur John Herdman, Nault est la seule à ne pas avoir vu d'action lundi.

Josée Bélanger de Coaticook campait en défense latérale à droite alors que Rhian Wilkinson de Pointe-Claire, une bonne amie de Nault, a été envoyée dans la mêlée à la 81e minute, quelques instants avant l'égalisation des Pays-Bas.

Ces deux comparses se connaissent depuis 2000. Elles ont évolué ensemble à l'Université du Tennessee et ont un gros bagage d'expérience dans leurs crampons. «On voyait du banc que Rhian était excitée, elle avait hâte d'embarquer. C'est certain que j'aurais aimé le faire également, mais c'est difficile de faire un changement en défense latérale, même si je peux aussi bien jouer à droite qu'à gauche.»

Bonne joueuse, Nault a reconnu du même souffle que Allysha Chapman, utilisée en défense à gauche, accomplit toute une besogne. «Chapy» est rapide sur les contres. Il n'y avait pas beaucoup d'espace pour manoeuvrer dans son corridor. Elle est demeurée agressive pendant 90 minutes.»

Surtout, Chapman a grandement contribué à ce match nul, qui peut, pour certains, avoir le goût d'une défaite. Pourtant, le Canada a remporté le groupe A lundi avec cinq points, devant la Chine (4) et les Pays-Bas (4). «Je pense qu'on s'est encore développées ce soir, estime Marie-Ève Nault. Les filles ont eu de bonnes chances, mais il faut maintenant en concrétiser davantage. On a besoin d'un peu plus de concentration, de calme et de précision.»

La clé: la communication

Toute la journée, on s'est posé la question: Nault aurait-elle l'occasion de défendre son territoire face aux Néerlandaises? Nous avons eu la réponse rapidement en début de deuxième demie.

À l'heure de jeu, Herdman a choisi de substituer des joueuses en milieu de terrain et en attaque. Il a donc fait deux changements simultanés. Avec encore trente minutes à écouler, les chances de voir Nault diminuaient.

«John est un bon communicateur, il prend toujours la peine de rencontrer chaque unité. On a l'heure juste avec lui. Chaque match amène une situation différente. Je serai prête à embarquer le moment venu, si moment il y a.»

Si la Trifluvienne a sauté de joie à la dixième minute après le butd'Ashley Lawrence, elle a ressenti une grande déception au moment où Kirsten van de Ven a ramené tout le monde à la case départ dans la 87e minute.

«C'est ce moment qui est le plus difficile. Quand tu encaisses, tu voudrais tellement aller aider tes coéquipières à défendre. Mais les filles ont bien tenu le coup et le résultat est satisfaisant.»

Éviter les longs voyages

Bon premier de son groupe, le Canada concentrera désormais ses activités dans l'Ouest canadien d'ici la fin du tournoi. Il a mérité ce privilège des petits voyages et n'évoluera qu'à Vancouver ou Edmonton.

S'il s'agit d'une réalité quelque peu décevante pour les amateurs québécois, c'est le meilleur scénario pour les joueuses.

«En plus, Vancouver, c'est notre deuxième maison», faisait remarquer Marie-Ève Nault, qui s'entraîne en Colombie-Britannique plusieurs mois dans l'année avec les autres représentantes des Rouges.

Le Canada affrontera lors de la ronde des 16, dimanche prochain, un adversaire ayant terminé au troisième échelon de son groupe. Reste à savoir lequel. «À la Coupe du monde, il n'y a aucun club faible. On ne prend personne à la légère. Mais je dois être honnête avec vous, on aimerait beaucoup renouer avec les Américaines plus tard dans la phase éliminatoire...»

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