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Grand Défi Pierre Lavoie: les cyclistes font halte à Bécancour

Vers 1 h 40 dans la nuit de... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Vers 1 h 40 dans la nuit de samedi à dimanche, quelque 225 cyclistes sont débarqués à Bécancour pour une courte halte avant de reprendre, à relais, les 1000 kilomètres de route du Grand défi Pierre Lavoie.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Bécancour) Lorsqu'il a vu les 225 cyclistes arriver au quai de Sainte-Angèle, suivis d'autant de motorisés, le maire de Bécancour Jean-Guy Dubois est resté sans voix. Le Grand défi Pierre Lavoie, qui s'est arrêté dans sa municipalité dans la nuit de samedi à dimanche, lui a procuré «au-delà» de ce qu'il avait «imaginé comme émotion». Une expérience émouvante qui a incité le maire, dimanche, à enfourcher son vélo à titre personnel et ainsi participer, à sa façon, à cette vague de remise en forme qui déferle sur le Québec.

Plusieurs activités avaient été prévues pour accueillir les cyclistes, qui ont littéralement débarqué sur le territoire de Bécancour vers 1 h 40 dimanche matin. Environ 1000 personnes s'étaient rassemblées sur le quai de Sainte-Angèle pour les applaudir. Animation, kiosques d'information, spectacle gratuit, animaux sauvages du Centre de la biodiversité, restaurants, bars, les organisateurs n'ont pas chaumé pour recevoir les cyclistes comme des rois... de la route.

«C'était extraordinaire, très émouvant comme événement. Lorsque tu vois arriver 225 cyclistes, c'est très impressionnant», lance d'emblée Jean-Guy Dubois. Le Mont-Bénilde s'était transformé pour l'occasion en véritable terrain de camping, accueillant environ 200 véhicules motorisés. Dimanche matin, plus de 1700 déjeuners y ont été servis tant aux cyclistes qu'aux membres de leur équipe. Une centaine de bénévoles ont travaillé sang et eau pour faire de Bécancour une halte inoubliable et, espère le maire, faire en sorte que l'expérience se renouvelle l'an prochain.

«L'un des coureurs m'a dit que c'est l'un des plus beaux endroits où ils ont eu l'occasion de faire un arrêt», rapporte M. Dubois, en vantant du même souffle la beauté de son quai rénové, l'arrière-plan du fleuve Saint-Laurent, la qualité de l'organisation du Grand défi, les festivités, etc. Un tableau d'ensemble qui aura, somme toute, séduit le premier magistrat. «Comme émotion que ça peut soulever [chez moi], je ne peux pas décrire avec des mots la façon dont ça se passe. La dimension de l'événement était beaucoup plus importante que ce que je pensais. C'était très impressionnant.»

Si Jean-Guy Dubois n'a pas chevauché son vélo dans le cadre du Grand défi Pierre Lavoie, d'autres maires sont passés de la parole aux actes. C'est le cas du maire de Shawinigan, Michel Angers. Quelques heures avant de s'envoler pour la France, ce dernier a pédalé à titre de capitaine de l'équipe du Caucus des cités régionales de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). En effet, l'UMQ a conclu un partenariat avec l'organisation du Grand défi afin d'inciter les municipalités de toutes les régions du Québec à mobiliser leur communauté pour l'adoption de saines habitudes de vie.

«L'objectif ce n'est pas que tout le monde fasse le Grand défi Pierre Lavoie, l'objectif c'est de sensibiliser les citoyens et les communautés à l'importance de prendre des saines habitudes de vie. Et de saines habitudes de vie, c'est prendre une marche, jouer à la pétanque, simplement bouger, bouger avec ses enfants et ses petits-enfants. Si on faisait plus d'éducation aux saines habitudes de vie, probablement qu'on mettrait beaucoup moins d'argent au niveau de la santé», estime M. Angers.

Michel Angers est un sportif aguerri. Cinq cents kilomètres de vélo, ce n'est pas un défi qu'il peine à relever. Sur le plan personnel, cependant, ce dernier assure avoir vécu «une expérience de vie qui va rester gravé dans ma mémoire.» Cela dit, la cause supportée par l'initiateur du Grand défi, Pierre Lavoie, lui tient à coeur. D'autant plus que les surplus accumulés des frais d'inscription à l'événement seront remis à l'école de la Petite-Rivière du secteur Saint-Gérard-des-Laurentides pour lui permettre d'acquérir de l'équipement sportif.

Si le maire Angers a enfilé les coups de pédale sans trop d'effort, sa conjointe Martine Duchesne avait les mollets un peu plus endoloris après avoir franchi 200 kilomètres, uniquement samedi, et s'être levée à 4 h du matin dimanche. La femme, qui est une cycliste habituée aux longues randonnées, fait partie de l'équipe Subway-de-l'Énergie en compagnie de quatre compagnes de route. Des 200 équipes participant à cette édition du Grand défi Pierre Lavoie, seulement trois équipes sont composées de membres uniquement féminins.

«Physiquement, c'est sûr que c'est demandant. Il faut être en forme avant. Chaque étape était très agréable. C'est une expérience à vivre, mais physiquement, c'est un peu demandant. Je suis un peu fatiguée, car c'est quasiment 500 kilomètres en 60 heures, donc c'est exigeant. On roule de jour et de nuit», souligne Mme Duchesne.

Notons que tous les profits récoltés lors de cette édition seront versés à la Fondation du Grand défi Pierre Lavoie pour soutenir la recherche sur les maladies héréditaires orphelines et les projets faisant la promotion des saines habitudes de vie.

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