Un triathlon par jour pendant dix jours

En chevauchant sa bicyclette, en enfilant son maillot... (Photo: Courtoisie)

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En chevauchant sa bicyclette, en enfilant son maillot et ses chaussures de course, tour à tour, Benoît-Hugo Saint-Pierre entreprendra un triathlon par jour jusqu'au 21 juin pour sensibiliser la population à l'importance du programme Triathlon scolaire.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un triathlon par jour pendant dix jours, voilà le défi des défis que s'est lancé le président de Triathlon Québec, Benoît-Hugo Saint-Pierre. Avis aux amateurs: un triathlon c'est 1500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et dix kilomètres de course. Chaque jour. Parti de Gaspé le 12 juin dernier, M. Saint-Pierre souhaite atteindre Mont-Tremblant le 21 juin.

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Benoit-Hugo St-Pierre a eu une pensée pour les participants du Grand Défi Pierre Lavoie dimanche, lui qui a enfilé son maillot de l'édition 2014 en cette dernière journée de l'édition 2015.

Photo: Facebook

Si les distances de ce défi sont malléables, le Trifluvien d'adoption adaptant les kilomètres en fonction de l'environnement, de l'horaire et de l'intérêt des municipalités qui l'accueillent, il n'en demeure pas moins qu'il enchaînera quotidiennement la natation, la bicyclette et la course à pied. Car l'important est moins de s'en tenir au chronomètre et à l'odomètre que de sensibiliser les jeunes et moins jeunes rencontrés sur son chemin au programme de triathlon scolaire qu'il a mis en branle en 2005. Dans les cinq dernières années seulement, 50 000 jeunes d'une quarantaine d'écoles québécoises ont franchi la ligne d'arrivée d'un triathlon scolaire.

L'idée de ce défi des défis lui est venue il y a trois semaines, le triathlète voulant additionner sa propre passion pour le sport et son désir d'influencer la jeunesse dans le bon sens. Soudainement, alors qu'il se baladait à vélo, la pomme de Newton lui est tombée sur la tête, sa passion et son désir ont convergé dans la même direction, celle du «TRI un défi pour la VIE». Trois semaines plus tard, M. Saint-Pierre donnait ses premiers coups de pédale à Gaspé, sise dans sa région natale.

«N'importe quel triathlète pourrait faire ce que je fais. Donc, au-delà de l'exploit sportif, mon but est de faire tourner les têtes de ceux qui ont franchi le fil d'arrivée», souligne M. Saint-Pierre. «L'important s'est d'enclencher un processus de mise en action et d'avoir du plaisir à bouger. Le but de mon défi c'est de sensibiliser les gens à l'activité physique et d'investir dans un programme qui permet de faire bouger les jeunes. Je ne veux pas rester chez nous dans mon salon ou faire mon petit triathlon tranquille. C'est ma passion et je veux la partager aux autres pour que le plus de gens possible puissent vivre cette expérience-là.»

Cette «expérience-là», c'est franchir le fil d'arrivée. L'étape ultime du triathlète. La fierté comme récompense pour l'effort accompli. «La ligne d'arrivée, c'est l'accomplissement d'un processus. Lorsqu'on fait un triathlon, on a de l'incertitude quant à notre réussite. Alors lorsque les jeunes franchissent la ligne, ils vivent une réussite qui n'est pas spontanée comme un jeu vidéo. Derrière la réussite, il y a un processus, une préparation, une épreuve dans le temps. C'est une épreuve d'endurance qui s'allonge avec l'âge. Ça demande quand même un effort», mentionne M. Saint-Pierre. Un effort qui, à ses yeux, n'est pas sans lien avec les efforts nécessaires que les élèves doivent fournir pour réussir, cette fois, sur le chemin scolaire.

Pour sa première journée de défi, M. Saint-Pierre a traversé à la nage la Baie-de-Gaspé, à 13 degrés Celsius s'il-vous plaît, avant d'enfiler 75 kilomètres de vélo entre Gaspé et Percé. «Avec un vent de face», indique-t-il sur les réseaux sociaux où l'on peut le suivre pas à pas.

La journée s'est terminée par un cinq kilomètres de course en compagnie des jeunes du Club de triathlon du Rocher-Percé. Samedi, 750 mètres nage, 125 kilomètres de vélo et cinq kilomètres de course. Hier, nage dans la Baie-des-Chaleurs, 180 kilomètres de vélo, cinq kilomètres de course dans la Ville d'Amqui. Autant d'épreuves entrecoupées de conférences, entrevues, discussions à bâtons rompus sur le bord de la route. Rebelote jusqu'au 21 juin.

D'ici le 11 septembre, date du Triathlon de Montréal, Benoît-Hugo Saint-Pierre souhaite amasser 100 000 $ pour assurer la pérennité du programme de triathlon scolaire. Notons que l'athlète sera de passage à Trois-Rivières le 18 juin lors d'une halte à l'école secondaire Chavigny à 13 h, puis à l'école du Bois-Joli à 14 h où, dans les deux cas, les élèves seront invités à courir deux kilomètres en sa compagnie.

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