Deux grands rivaux, deux bons matchs

Chaque pouce comptait mardi lors du programme double... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Chaque pouce comptait mardi lors du programme double âprement disputé entre les Aigles et les Capitales au stade Fernand-Bédard. Sur la séquence, Eric Grabe retraite juste à temps au premier coussin pour éviter de se faire épingler.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Dame Nature a empêché des centaines de partisans d'assister à deux excellents matchs de baseball mardi. C'est dommage pour eux, car le spectacle offert valait le prix d'entrée. Et plus!

Les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières ont divisé les honneurs d'une courte série au stade Fernand-Bédard. Toute la journée, on a cru que la pluie forcerait le report pour une deuxième journée de suite des affrontements très attendus entre les rivaux québécois. Ceux qui se sont pointés au parc de l'Exposition n'ont pas été déçus.

Ryan Bollinger a d'abord livré une autre magistrale prestation sur le monticule dans une victoire de 2-1, puis les Capitales ont arraché un court gain de 3-2 dans le second épisode, plus tard en soirée. Un match de sept manches qui s'est éternisé en raison des averses qui tombaient sur le terrain.

Le numéro des Capitales

Bollinger (3-0) s'impose comme le meilleur lanceur des Aigles en ce début de campagne. Fumant à Québec il y a quelques jours, le géant gaucher a de nouveau joué une partie complète face aux Capitales, qui ont dû se contenter de trois coups sûrs.

Il pointe au deuxième rang des artilleurs en ce qui a trait à la moyenne de points mérités dans la Ligue Can-Am (1,78), derrière Richard Salazar des Boulders de Rockland (1,04) et devant son vis-à-vis d'hier, le Cubain Ismel Jimenez de Québec (2,70). «À ce rythme-là, on espère juste qu'il reste avec nous toute la saison», souriait son gérant Pierre-Luc Laforest, qui ne serait pas surpris que des équipes du baseball affilié tentent de rejoindre Bollinger dans les jours ou semaines à venir.

«Il a amélioré son changement de vitesse lors de son séjour dans la ligue de l'Australie durant l'hiver. Ça lui permet d'avoir plus de succès contre les frappeurs droitiers.»

Si les Capitales ont ouvert la marque en première manche, ce fut leur seul moment de réjouissance en attaque. Dès leur tour au bâton, les Aigles ont répliqué en prenant les devants, grâce aux coups sûrs opportuns de Jose Cuevas (un point, un point produit) et Steve Brown (un point produit). Il s'agissait d'un coussin suffisant pour le grand Bollinger, encore une fois régulier comme une horloge.

La réplique

Grâce à deux points d'entrée de jeu, les Capitales ont compliqué la tâche de Mike Bradstreet dans le deuxième match. Mais les Aigles n'ont pas abdiqué et malgré une production offensive plutôt faible, ils ont été en mesure de créer l'égalité en troisième manche. Les Québécois Jonathan Jones et Sasha Lagarde ont marqué grâce au but sur balles de Pedro Lopez et à un autre coup sûr opportun de Jose Cuevas.

Sur le simple de Cuevas, on croyait bien que Craig Hertler, parti du deuxième, avait croisé la plaque, mais les officiels l'ont déclaré retiré. Laforest était dans tous ses états. En sixième, Tim Smith a procuré le point de la victoire aux Capitales.

«Je suis pas mal sûr que Josué (Peley, le receveur des Capitales) ne l'a pas touché», croyait toujours Laforest dans le vestiaire. «Mais ç'a été un bon match, une belle journée de baseball.»

La victoire est allée à la fiche de Karl Gélinas (3-0), alors que Bradstreet a enregistré une troisième défaite (1-3).

Les défensives à l'honneur

Jonathan Jones a réintégré son poste au premier coussin dans le deuxième match et il n'a pas déçu. En sixième, il a privé les Capitales d'un quatrième point en complétant de façon spectaculaire un retrait 5-3 amorcé par Eric Grabe. Jones a pratiquement fait l'étoile sur le terrain pour saisir la balle. «Il nous a sauvés de plusieurs erreurs jusqu'à présent cette année», faisait remarquer Laforest. Plus tôt dans ce match, l'arrêt-court Pedro Lopez s'était aussi distingué avec un beau relais.

Dans le camp de Québec, l'inter Yordan Manduley a également fourni quelques pièces d'anthologie.

Aigles et Capitales se retrouvent donc nez à nez au classement de la Can-Am. Ça ne surprendra pas les amateurs réunis au stade hier. On sent que d'autres batailles épiques meubleront l'été de ces deux équipes lorsqu'elles s'affronteront.

louis-simon.gauthier@lenouvelliste.qc.ca

Une longue journée pour voyager

C'était le dernier match à domicile des Aigles avant le 22 juin. L'équipe a quitté en autobus pour Boston, mardi à 23 h, où elle prendra l'avion mercredi en direction de Dallas.

S'en suivra un voyage de cinq heures en autobus jusqu'à Amarillo, où les Trifluviens entreprendront un périple de dix jours dans l'Association américaine du baseball indépendant. Laforest vise une fiche de ,500 (5-5).

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Le terrain se trouvait en piteux état en milieu de sixième manche mardi. Les employés du stade ont accompli du beau travail pour faciliter la tâche des deux équipes.

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Dans le premier match, Steve Brown a été épinglé en tentative de vol entre le deuxième et le troisième coussin. Il se faisait prendre pour la première fois en 13 essais.

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Eric Grabe a multiplié les gros jeux. Il a même volé un but mardi, ce qui prouve hors de tout doute qu'il est pleinement remis de sa blessure au bas du corps. Il semble, en tout cas, avoir repris son poste au troisième coussin.

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Dans le vestiaire des visiteurs, Patrick Scalabrini était fier de ses protégés et prédisait une saison serrée. «Les quatre premières équipes de la ligue (excluant les deux clubs d'expansion) sont presque égales, je pense. Ceux qui perdent le moins de gros morceaux vont se placer en bonne posture.»

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