Hugo Houle revient comblé du Tour d'Italie

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Hugo Houle se souviendra longtemps de son premier grand tour en carrière, et ce, pour les bonnes raisons.

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(Sainte-Perpétue) La confiance d'Hugo Houle est à son comble, après sa première participation au Tour d'Italie et à quelques semaines des Jeux panaméricains de Toronto. Ce premier grand tour du cycliste québécois lui a démontré qu'il était à sa place aux côtés de l'élite de la planète.

«Je me sens bien, mais surtout heureux et très content d'être passé au travers de cette belle aventure qui représente quand même trois semaines et 3800 km. J'ai réussi à terminer le tour, ce qui était mon objectif. C'est donc mission accomplie», confie Hugo Houle, tout juste de retour d'Europe après son premier Giro. 

«Ça va me donner des bases pour le futur. J'en sors encouragé et satisfait de ma prestation.»

L'athlète de Sainte-Perpétue a terminé 113e au classement général du Tour d'Italie et au 25e rang des meilleurs jeunes coureurs alors que son équipe, AG2R La Mondiale, a terminé au 11e rang. Les classements individuels dépendent toutefois, précise Houle, des stratégies d'équipe.

«Le classement en tant que tel n'est pas ce que je visais. Il n'est pas un reflet de la compétition. L'important était d'une part compléter l'épreuve et j'étais là pour appuyer mes coéquipiers. Et j'étais performant. C'est encourageant pour les années à venir, du simple fait que je suis quand même très jeune pour être sur un grand tour», souligne le coureur de 24 ans, alors que les cyclistes atteignent leur pleine maturité physique normalement entre 28 et 32 ans.

L'ultime défi

d'un grand tour

Très difficile, le Tour d'Italie se déroule sur 23 jours et comporte 21 étapes où le corps est poussé aux limites de ses capacités. Afin de compléter sa préparation, Hugo Houle s'est «exilé», selon ses termes, en Europe depuis décembre dernier.

«Ça faisait longtemps que j'accumulais les kilomètres pour être performant rendu au Tour d'Italie», note-t-il. 

«La première semaine du Tour, c'est 36 heures sur une selle, la deuxième c'est 40 alors que la dernière c'est 34. Tu ne fais pas ça en entraînement, alors ça te fait passer un cap et ça t'amène à un autre niveau, le fait de prendre d'aussi grosses charges.»

Durant les 23 jours qu'a duré le Giro, Houle devait adopter un mode de vie digne d'un moine. Son horaire était parfaitement réglé par son équipe et tout était planifié pour favoriser la performance, afin de lui permettre de conserver la forme pour les 21 étapes. Un défi que le jeune homme a réussi à relever avec brio. «Tout ce dont nous avions à penser, c'était la course.»

Inévitables, la fatigue et les blessures font partie du quotidien d'un cycliste lors d'un grand tour. Les coureurs doivent faire abstraction de cette réalité.

«Il faut essayer mentalement de surpasser ça. Le corps s'habitue, alors plus les jours avancent, plus il réagit positivement. Mais la première fois que tu le fais, tu ne sais pas comment ton corps va réagir dans la troisième semaine. Maintenant, je le sais. J'ai très bien réagi et ce n'est que positif

pour l'avenir.» 

Tour de France: «je vais

y arriver un jour»

Le seul Québécois en lice lors du 98e Tour d'Italie estime que cette première expérience dans un grand tour lui permettra de couler des bases solides pour l'avenir. Avouant qu'il ne veut pas «brûler les étapes», il espère prendre part au mythique Tour de France, l'ultime épreuve cyclisme. 

«L'année prochaine, je referai un autre grand tour. Est-ce que ce sera le Giro, le Tour de France ou la Volta, je ne sais pas. Mais c'est sûr que mon objectif ultime à moyen ou long terme, c'est le Tour de France. Ce dont je suis sûr, c'est que je vais y arriver un jour.»

À la suite des championnats canadiens qui auront lieu dans quelques semaines, Hugo participera aux Jeux panaméricains, qui se tiendront en juillet à Toronto. Il prendre part aux épreuves de contre-la-montre et de course sur route.

«Ce sont mes premiers Jeux, mais je devrais être assez compétitif», indique celui qui ne vise rien de moins qu'un podium. 

«C'est toujours un honneur de représenter son pays, surtout que c'est à Toronto. Je veux aussi montrer à Cyclisme Canada que le cyclisme sur route est en bonne santé et que l'organisme peut compter sur nous pour les prochains Jeux olympiques [2016 à Rio de Janeiro]. Pour moi, ce serait fantastique de participer aux JO, mais on n'est pas encore là.»

La conclusion

du procès de Guy Richard

Alors qu'il pédalait sur les routes de l'Italie, Guy Richard, l'homme qui a happé mortellement son frère Pierrik en 2012, a été condamné à 11 mois de prison. Bien qu'il soutient qu'aucune peine ne pourra ramener son frère à la vie, Hugo Houle est satisfait du déroulement de la justice, mais aussi du travail des enquêteurs et des

procureurs. 

«Jusqu'à la fin de mes jours, je vais vivre avec ça. Il n'est plus là aujourd'hui, c'est une épreuve qui est difficile, mais je passe au travers et je continue à avancer. [...] C'est sûr qu'un an, ça ne sera jamais assez pour compenser la perte de mon frère, mais la justice a suivi son cours et si un an c'est une peine équitable selon la loi, c'est la vie. Ça ne changera pas grand-chose à la mienne.»

Avant chaque départ d'une course, la mémoire de Pierrik accompagne son frère. Quelques jours après son décès, Louis Garneau, un bon ami, lui a offert une croix. Depuis, il la porte et avant chaque départ, cela lui permet de penser à son frère.

«Je pense à lui pour qu'il me garde en santé sur mon vélo.»

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