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Coupe du monde de soccer féminin: à la conquête de la planète

La Trifluvienne Marie-Ève Nault ignore toujours dans quel... (Photo: Soccer Canada)

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La Trifluvienne Marie-Ève Nault ignore toujours dans quel rôle l'entraîneur John Herdman l'utilisera pendant la Coupe du monde.

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(TROIS-RIVIÈRES) À quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du monde de soccer féminin, présentée dès samedi et jusqu'au 5 juillet au pays, Marie-Ève Nault ne tient plus en place.

Débarquée à Edmonton mardi, où l'équipe nationale disputera son premier match du tournoi demain contre la Chine, elle a été accueillie en véritable rock star en compagnie de ses 22 coéquipières à la sortie de l'avion.

De nombreux médias ainsi qu'une horde de partisans attendaient impatiemment la formation de l'entraîneur John Herdman, signe que l'engouement sans cesse grandissant entourant ce tournoi international de la FIFA est bien réel.

«La frénésie augmente de plus en plus. On réalise que ça s'en vient! C'était vraiment cool de voir tout ce monde à l'aéroport. Il y avait plusieurs drapeaux du Canada et on a signé des autographes. Ça fait longtemps qu'on en parle, ça fait trois ans qu'on se prépare pour ça. On a vraiment hâte que ça commence!», lance la Trifluvienne de 33 ans qui participera à sa deuxième Coupe du monde en carrière.

Depuis quelques semaines, les Canadiennes sont en effet omniprésentes afin de promouvoir ce grand rendez-vous du ballon rond. Nault et ses coéquipières ont notamment fait l'objet de reportages étoffés à l'antenne de TSN.

«C'est particulier. D'habitude, ce sont d'autres athlètes qu'on voit recevoir ce genre de traitement, mais là c'est nous au centre de l'attention. Des fois, c'est un peu surréaliste. Il y a de grandes affiches de nous partout dans la ville. L'organisation a fait un excellent travail pour promouvoir le tournoi. On en profite au maximum, car on sait qu'après le tournoi, tout ça sera fini pour nous», mentionne Nault.

DE GRANDES ATTENTES

Si le Mondial de 2011 s'est avéré extrêmement décevant pour l'équipe nationale, avec trois défaites en autant de matchs, les attentes pour l'édition 2015 sont très élevées.

Depuis l'échec en Allemagne, le sélectionneur originaire de l'Angleterre John Herdman a pris les guides du programme féminin et a réussi à le propulser parmi l'élite mondiale. Son apport s'est d'ailleurs fait sentir aux Jeux olympiques de Londres, en 2012, lorsque le Canada a remporté la médaille de bronze.

Aujourd'hui installé au 8e échelon du classement international, le Canada vise rien de moins que l'excellence. D'ailleurs, une fois l'accueil délirant à Edmonton encaissé, Nault explique que l'équipe devra rapidement mettre tout ça de côté pour se concentrer sur la mission à exécuter sur le terrain.

«On a pris la journée de mardi pour en profiter pleinement et maintenant, il faut mettre les distractions de côté pour se concentrer sur notre but qui est de gagner la Coupe du monde. On doit canaliser les énergies à la bonne place», souligne l'ancienne porte-couleurs des Lady Volunteers de l'Université du Tennessee.

UN RÔLE À DÉFINIR

Quant à savoir ce qui l'attend pendant le Mondial, l'expérimentée arrière en sait très peu. Elle se dit néanmoins comblée de faire partie des 23 privilégiées qui pourront vivre cette expérience.

Même si elle n'a pratiquement pas vu d'action lors des derniers matchs préparatoires de l'équipe nationale, elle demeure toujours prête à sauter sur le terrain si jamais coach Herdman devait l'envoyer dans la mêlée. «Je fais partie du groupe. Le reste, à partir de maintenant, ça sera du bonus. Peu importe mon rôle, je veux aider l'équipe. On sait que ça va prendre les 23 joueuses pour gagner. C'est une opportunité que je vais vivre une seule fois. Si l'équipe gagne et que je n'ai pas joué du tournoi, je pourrai toujours dire que je faisais partie de cette équipe», explique bien humblement la Trifluvienne.

Demain, au stade du Commonwealth d'Edmonton, le Canada lancera les hostilités en se mesurant à la Chine, classée 16e au monde. «C'est une équipe bien organisée défensivement qui mise beaucoup sur la transition pour générer son offensive. On va devoir être assez prudentes pour ne pas laisser d'ouverture. Ça va aussi être important de briser leur bloc défensif rapidement. Si on peut marquer tôt, ça serait l'idéal pour embarquer la foule dans le match», analyse la numéro 20 de l'unifolié.

Ensuite, Nault et ses coéquipières ont rendez-vous avec la Nouvelle-Zélande, le 11 juin à Edmonton, avant de rentrer à Montréal pour affronter les Pays-Bas le 15 juin au Stade olympique. «Le match à Montréal, ça va être quelque chose. Chez moi, devant les parents et amis, ça va être très excitant. C'est une bonne chose que le tournoi ne commence pas à Montréal!», avoue l'olympienne de 2012.

Si la logique est respectée et que le Canada accède à la ronde éliminatoire, John Herdman et ses protégées auront ensuite l'occasion d'écrire l'histoire, en route vers la finale mondiale, prévue le 5 juillet au BC Place de Vancouver.

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