Coup de balai au stade Fernand-Bédard!

Frédéric Hanvi a claqué un circuit de trois... (Photo: Émilie O'Connor)

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Frédéric Hanvi a claqué un circuit de trois points dans la victoire de 3-0 des Aigles au stade Fernand-Bédard.

Photo: Émilie O'Connor

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Frédéric Hanvi était un beau projet pour les Aigles il y a deux semaines. Il est devenu jeudi l'un des trois héros d'une autre éclatante victoire, cette fois par la marque de 3-0 face aux Jackals du New Jersey.

Avec le lanceur partant Ryan Bollinger et le voltigeur de droite Sasha Lagarde, le Français s'est mis en évidence pour permettre aux Aigles de balayer les visiteurs, méconnaissables en ce début de saison dans la Ligue Can-Am.

Hanvi a expédié la claque de John Walter sur l'avenue Claude-Mongrain, derrière le stade Fernand-Bédard, qui accueillait hier environ 1000 partisans. Son circuit de trois points allait s'avérer suffisant face à une attaque du New Jersey menottée par Bollinger.

Du grand Bollinger

Le dossier de 4-3 des Trifluviens est mérité. Après avoir entamé la campagne à Rockland avec un inquiétant 0-3, les Oiseaux ont remporté leurs quatre dernières joutes. À chaque fois, les partants ont dominé.

La preuve? Hier encore, le géant gaucher Bollinger a quitté le monticule avec un retrait en sixième manche, et un tout petit coup sûr accordé.

C'est sans compter ses sept retraits sur des prises. Non, les Jackals n'ont pas eu de plaisir au parc de l'Exposition. Ils avaient hâte de décamper, eux qui ont repris la route du New Jersey dans la nuit, leur fiche de 0-4 dans les bagages.

«Il était en plein contrôle de ses moyens», soulignait non sans fierté le gérant Pierre-Luc Laforest au sujet de Bollinger. «On l'a retiré parce qu'il avait dépassé les

100 lancers, même s'il voulait rester. C'était vraiment un départ digne des grands joueurs.»

Hanvi se joint à la fête

Cinq circuits en trois matchs, c'est du rarement vu au stade. Après Kyle Lafrenz, Sasha Lagarde, Daniel Mateo et Steve Brown, Frédéric Hanvi s'est joint à la fête des cogneurs de longue balle.

Utilisé comme frappeur désigné au huitième rang, le Cousin se plaît déjà dans son nouvel environnement, lui qui avait été recommandé par Éric Gagné, gérant de l'équipe de France. «Je me sens en pleine forme, on a balayé la série! Ça commence bien pour moi à Trois-Rivières, même si je continue à m'ajuster au championnat canadien», évoque celui qui évoluait au Japon auparavant.

«Les lanceurs attaquent davantage avec des prises ici, chose qu'on ne voit pas autant en Asie. J'ai la chance de pratiquer le baseball au sein d'un bon calibre. Maintenant, mon objectif est de monter dans l'alignement des frappeurs.»

Lafrenz (deux simples) et Brown (deux coups sûrs, trois buts volés) ont marqué sur le circuit de Hanvi. Les Aigles ont cumulé neuf coups sûrs, pour un total de 26 dans cette série de trois rencontres.

Le magicien Rusch

Même s'il ne s'est pas élancé sur la butte, Matthew Rusch a eu son mot à dire dans la victoire. Dans son rôle d'entraîneur des lanceurs, le vétéran a su calmer Alex Kreis (huitième manche) et Philippe-Alexandre Valiquette (neuvième).

Alors que les Aigles s'accrochaient à leur avance de trois points et que les releveurs connaissaient des difficultés dans leur manche respective, il s'est amené au monticule pour calmer les esprits. Cela s'est traduit par une fin heureuse à chaque fois. «Les gars avaient des ajustements à faire parce que les passes gratuites, ce n'est pas acceptable, estimait Laforest. On a eu quelques faiblesses, mais Rusch, c'est un magicien!»

Solides en défensive

Encore hier, Sasha Lagarde a bien fait paraître son gérant. À son poste de voltigeur de gauche, il a réalisé au moins trois gros jeux en courant et en plongeant pour capter des balles difficiles à négocier.

Si les lanceurs ont été fumants, ils peuvent aussi remercier la défensive pour quelques bijoux. Daniel Mateo, au troisième coussin, a poursuivi son excellent travail. Ses relais sont précis, son gant fiable.

«Ce n'est même pas comparable à l'an dernier, racontait Laforest. Nous avons tellement de vitesse au champ extérieur. Il n'y a pas beaucoup de trous.»

Une autre première

Grâce à cet ultime gain, les Aigles balaient les Jackals pour la première fois de leur jeune histoire. Plus de 4000 personnes auront été témoins de cet accomplissement, mais ils devront patienter une semaine avant de renouer avec leurs favoris, qui bénéficieront d'un long congé de quatre jours avant de visiter les Capitales, à Québec, dès mardi.

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