La deuxième chance de Guillaume Bourassa

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Tout vient à point à qui sait attendre. Parlez-en à Guillaume Bourassa.

Après la défaite crève-coeur à la Coupe Dunsmore face aux Carabins, le porteur de ballon du Rouge et Or apprenait, quelques semaines plus tard, que les Lions de la Colombie-Britannique lui offraient un contrat de deux ans. La formation qui l'avait repêché l'année précédente lui donnait alors un beau vote de confiance.

Puis, le 1er avril, tout a basculé. Le changement au personnel d'entraîneurs a joué en défaveur du Latuquois, qui se retrouvait orphelin d'équipe dans la LCF. «J'étais découragé, mais j'avais encore espoir. Je savais que ma dernière chance arrivait, je voulais la saisir.»

Tenace, Bourassa s'est présenté au camp des agents libres au début du mois, à Montréal. Des gens du Rouge et Noir d'Ottawa l'ont accroché. «Ils souhaitaient me rencontrer pour un entraînement privé, en spécifiant que ça ne voulait rien dire, que je ne devais pas me faire de fausses attentes. C'était avant le draft.»

Le jour de l'encan, Ottawa a sélectionné un porteur de ballon. Pourtant, à midi le lendemain, Bourassa recevait l'appel tant attendu. L'équipe lui proposait un contrat standard de recrue, c'est-à-dire deux années assorties d'une troisième en option. «J'étais au PEPS de l'Université Laval. Je suis retourné au gym pour le dire à Patrick Lavoie. Il capotait!»

Lavoie, c'est son ancien coéquipier du Rouge et Or, qui a fait le saut avec les Alouettes plus tard avant de se retrouver à Ottawa lors du repêchage d'expansion du club, à la fin de 2013. Le centre-arrière accueillera donc son ami dans l'organisation. «Il était aussi heureux que moi, sourit Bourassa. Je quitte mardi prochain pour le camp des recrues. J'ai pu discuter avec le directeur général Marcel Desjardins quand je suis allé à Ottawa et il a aimé ce qu'il a vu.»

Bourassa pourrait avoir la chance d'affronter les Alouettes, le 13 juin à Québec lors d'une rencontre préparatoire. Chose certaine, l'athlète de 24 ans fera tout en son pouvoir pour se tailler un poste, que ce soit sur les unités spéciales ou l'équipe de pratique. Grâce à sa résilience, ça pourrait se concrétiser.

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