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Football à l'UQTR: «Nous avons d'autres dossiers qui pressent»

Les Patriotes évolueraient au stade Diablos, qui serait... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Les Patriotes évolueraient au stade Diablos, qui serait agrandi afin d'accueillir du football universitaire.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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(TROIS-RIVIÈRES) Le groupe d'hommes d'affaires qui tente de ressusciter le football à l'Université du Québec à Trois-Rivières devra patienter avant d'obtenir une réponse. Le conseil d'administration de l'établissement a repoussé au 8 juin la date où une décision sera rendue dans ce dossier.

Avec tous les chamboulements vécus à l'UQTR dans les derniers mois, il semblerait que le football n'était pas la priorité des décideurs pour la rencontre qui a eu lieu mardi.

«Le football va aller à la réunion du 8 juin. C'est repoussé, nous avons d'autres dossiers qui pressent», a expliqué le président du c.a., Yves Tousignant, lundi soir.

Bien évidemment, la décision n'est pas sans décevoir le groupe d'actionnaires mené par l'ancien député et ex-entraîneur des Diablos du Cégep de Trois-Rivières, Jean-Guy Paré. Celui-ci maintient toutefois que le report ne place pas le projet en eaux troubles. «Nous ne sommes pas en retard sur l'échéancier. On aurait souhaité avoir une réponse en date d'aujourd'hui, mais avec tout ce qui se passe (à l'UQTR), on comprend que ce n'est pas possible», a-t-il dit.

D'ailleurs, une conférence de presse prévue à l'origine pour le 12 juin est toujours à l'horaire. Celle-ci, en cas d'acceptation, lancera une campagne visant à recueillir 3 M$ au sein de la population, la somme requise afin de ramener les Patriotes à la vie.

«Ça va être serré, on va attendre la réponse, mais la conférence prévue au CAPS Léopold-Gagnon ne change pas de date. C'est certain que ce sera plus drôle si c'est positif, mais il y aura une rencontre même en cas de refus pour mettre la population au courant. Je ne cacherai pas que ce plan B n'est pas l'option que nous avons la plus préparée. L'Université sera aussi avec nous, parce qu'elle devra donner ses raisons.»

En attente du rapport

Une ombre se présente toutefois au tableau puisque le rapport de la vérificatrice générale du Québec sur les états financiers de l'UQTR sera déposé à la fin du mois de mai, une semaine avant la décision du c.a. sur le football. En cas de conclusions dévastatrices, le football pourrait se retrouver sur les tablettes, certains, dont la députée caquiste d'Arthabaska, Sylvie Roy, ayant demandé que l'institution soit mise sous tutelle.

Jean-Guy Paré doute fortement qu'un tel scénario se produise. «Avec mon expérience politique, j'ai déjà vécu ça. La mise en tutelle d'une université, s'il n'en a pas eu (à l'UQAM) pour l'îlot Voyageur, je ne penserais pas que ça arrive par rapport à ce qui se passe à l'université», dit-il, ajoutant que l'exercice de la vérificatrice générale vise habituellement à trouver des solutions plutôt qu'à y aller de mesures aussi drastiques qu'une tutelle.

«On va attendre la décision. S'il y a tutelle, ce sera le plan B, parce que le c.a. ne sera plus apte à diriger. Mais même pour le tuteur, (le retour du football), c'est plus que du sport, c'est un projet de prestige pour l'université et la communauté, avec nos collèges autour, ainsi que pour le sentiment d'appartenance.»

De nouveaux programmes à l'horizon

Si le football universitaire effectue un retour en Mauricie, il semblerait que de nouvelles disciplines verront le jour à l'UQTR afin d'accommoder les athlètes. Un certificat en coaching serait ajouté, une première au Québec, alors qu'un baccalauréat en thérapie physique ferait aussi son apparition. Seul l'Université Concordia offre un tel programme. Les promoteurs du retour d'une équipe ont d'ailleurs rencontré le corps professoral afin de mousser le projet.

Selon Paré, le groupe de 25 actionnaires se maintient toujours, peu de démarches ayant été faites afin de le grossir. Ceux-ci préférent attendre l'aval du c.a. de l'UQTR. C'est plutôt au chapitre du futur personnel entourant l'équipe que l'intérêt se fait le plus sentir. «Nous ne sommes pas encore rendus là, mais il y a des gens qui ont de l'intérêt et nous aurons besoin d'une équipe de recruteurs, d'entraîneurs et de médecins. Ça amène de l'effervescence. On attend la décision de l'université pour aller de l'avant.»

nicolas.ducharme@lenouvelliste.qc.ca

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