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Le dépisteur Claude Carrier impressionné par le programme des Panthères du CMI

Recruteur pour les Devils du New Jersey depuis... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Recruteur pour les Devils du New Jersey depuis plusieurs années, Claude Carrier apprécie particulièrement le réseau du hockey scolaire québécois.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y avait un spectateur intéressé, mercredi dernier, à la séance d'entraînement des Panthères du Collège Marie-de-l'Incarnation. Un spectateur avec une bague de la Coupe Stanley au doigt... et des milliers d'heures passées à scruter les plus beaux espoirs du hockey.

Invité par Denis Francoeur, le recruteur des Devils du New Jersey, Claude Carrier, actif depuis plus de 30 ans dans le milieu, a accepté de faire un léger détour par Trois-Rivières pour venir rencontrer les jeunes joueurs du programme mis sur pied par l'ancien entraîneur des Cataractes.

Ce que Carrier a vu à l'aréna Fernand-Asselin l'a séduit. Quelques jours plus tard, il a fait le même exercice, mais cette fois du côté du Collège Lévis, dont les équipes évoluent dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS). «Ça me plaît beaucoup. L'accent est mis sur l'individu et ses habiletés. Regarde, il y a une centaine de rondelles sur la patinoire en ce moment, mais les jeunes sont très disciplinés, tout le monde se concentre sur une seule rondelle. Il n'y a pas de chicane. C'est merveilleux!»

Carrier l'admet d'emblée, il est vendu à la cause du hockey scolaire. Longtemps impliqué à Hockey Québec, il parle avec cynisme de l'organisation menée par Sylvain Lalonde. «Moi, ce que je dis aux parents, c'est que si votre jeune joue dans le hockey scolaire, laissez-le là!»

Toujours selon lui, les habiletés individuelles doivent primer sur les systèmes de jeu. «Le contrôle de la rondelle, les pivots, le développement de la motricité, la vitesse des pieds, l'exécution des lancers, apprendre à tourner des deux côtés... c'est ça la base! Arrêtez de leur inculquer des systèmes de jeu alors qu'ils ne détiennent même pas toutes les aptitudes une fois arrivé dans le midget AAA.»

Qu'à cela ne tienne, la LHPS demeure un circuit de deuxième ordre pour l'instant. Le hockey civil reste le choix de la très grande majorité des meilleurs joueurs au Québec et la tendance ne semble pas vouloir basculer vers les écoles. Bref, l'élite appartient encore à Hockey Québec quand on regarde le portrait d'ensemble.

Ça n'ébranle pas les convictions de Claude Carrier. «Le niveau, ce n'est pas ça qui va te faire repêcher», jure-t-il, préférant parler de détermination et de vouloir.

«La notion des ligues, ça n'existe presque plus, assure l'expérimenté dépisteur. Tu ne peux plus cacher un joueur en 2015, notamment grâce au réseau de contacts. Il y a toujours quelqu'un qui va te voir à quelque part et cela crée un effet boule de neige. Au final, c'est le jeune qui décidera et s'il est motivé, il mettra toutes les chances de son côté. Peu importe où il joue.»

De toute façon, ils seront de plus en plus nombreux, ces hockeyeurs scolaires, à se faire recruter dans la LHJMQ, voire dans la LNH. C'est du moins l'avis de l'homme de confiance des Devils au Québec.

«On parle de programmes de qualité. J'étais dans l'Ouest au moment où les Panthères ont vaincu l'équipe de Russie du Tournoi international pee-wee de Québec, une excellente formation.»

«Dans le fond, ils appliquent sensiblement le même modèle que les Scandinaves, grâce au temps qu'ils passent à l'entraînement, aux répétitions. On n'arrête pas de vanter le mérite des Suédois et des Finlandais. Il faudrait peut-être que certaines personnes s'intéressent à ce qui se passe dans le réseau du hockey scolaire. Car ce sont ces jeunes qui sortiront avec un bagage d'outils supérieurs.»

C'était la première fois que Claude Carrier assistait à une pratique des Panthères. Parions qu'il ne s'agira pas de la dernière.

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