La longue route d'Ayrton Climo

C'est dans le virage 5 du Monaco de... (Photo: Cody Schindel/CanadianKartingNews.com)

Agrandir

C'est dans le virage 5 du Monaco de Trois-Rivières qu'Ayrton Climo a perdu le contrôle de son kart, avant de subir un traumatisme crânien.

Photo: Cody Schindel/CanadianKartingNews.com

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(TROIS-RIVIÈRES) Le 1er août 2014, la vie d'Ayrton Climo a basculé en l'espace d'un virage. Gravement blessé lors d'un accident de karting au Monaco de Trois-Rivières, le jeune pilote américain tente toujours de retrouver une vie normale en Virginie. La bataille est difficile.

Ayrton Climo est de retour à son domicile,... (Photo: courtoisie) - image 1.0

Agrandir

Ayrton Climo est de retour à son domicile, mais prendra la route d'un centre spécialisé vendredi pour les prochains mois.

Photo: courtoisie

Le grave accident dans lequel Climo a été impliqué n'est pas chose commune en karting. Aucun membre n'avait été fracturé, puisque c'est la tête du jeune homme qui avait absorbé le choc, provoquant un sévère traumatisme crânien qui a fait craindre le pire. L'état de santé du pilote de 18 ans a été considéré comme critique pendant une dizaine de jours. Une partie de son crâne avait même dû être retirée afin de libérer la pression causée par son cerveau enflé. Sorti du coma près de deux mois après être entré au Centre hospitalier de Trois-Rivières, le jeune homme avait finalement pu être transféré par avion dans un centre de soins plus près de son domicile.

En décembre dernier, le pilote a enfin pu regagner sa maison, un cadeau de Noël avant le temps pour ses parents Edward et Lisa.

Mais depuis, la condition d'Ayrton est une bataille de tous les jours. Le jeune adulte qu'il était, prêt à faire son entrée à l'Université James Madison en physique, n'est plus le même. S'il est maintenant capable de marcher et même de grimper les escaliers, son comportement a beaucoup changé, en plus d'être aux prises avec des problèmes de vision et de grandes difficultés à communiquer, ce qui est particulièrement frustrant pour lui selon sa mère.

Cette situation n'est pas sans rappeler celle du planchiste américain Kevin Pearce qui, un mois avant les Olympiques de Vancouver où il était l'un des favoris pour gagner une médaille, a subi un traumatisme crânien lors d'une lourde chute à l'entraînement.

«Les problèmes de vision d'Ayrton ressemblent un peu à ceux de Kevin Pearce, parce que leur cerveau a été blessé. On ne sait pas exactement ce qu'il voit, si c'est embrouillé, s'il voit double ou s'il voit des points. Nous n'avons pas été en mesure d'évaluer le tout, et, en plus, Ayrton peut difficilement s'exprimer. La semaine dernière, je lui ai montré une photo d'un ami, et il a été capable de l'identifier, ce qu'il n'aurait pas été en mesure de faire il y a un mois. Il y a donc du progrès», se réjouit Lisa Climo.

Pour les victimes d'accidents de la sorte, la route vers une réhabilitation est longue, lorsque possible. Dès cet après-midi, Ayrton fera son entrée dans un centre spécialisé à Blacksburg en Virginie, où il habitera pour les trois à six prochains mois.

«Il n'y a pas de pronostic possible pour une blessure au cerveau, les gens ne réagissent pas tous de la même façon. Il est à la maison et récupère depuis. Avec tout ce que nous tentons de faire pour lui, nous sommes épuisés. C'est pourquoi nous l'envoyons dans ce centre, afin qu'il soit capable de retrouver son indépendance.»

Bien évidemment, Ayrton ne reprendra plus la piste, l'objectif étant maintenant de lui permettre de profiter d'une vie normale. Ses traitements devraient se poursuivre pendant un long moment.

«Nous en avons pour au moins un an, peut-être 14 mois, avant qu'il s'en soit remis. L'objectif est qu'il soit en mesure de retourner à l'école un jour. Mais avant tout, il doit décider s'il est capable d'endurer la rigueur académique des études universitaires. Est-ce que ça l'intéressera? Il devra faire une longue analyse de sa vie et son cerveau n'est pas prêt à faire cela. Quand il le pourra, il nous le dira. Notre but, c'est de le ramener à 100 %, comme il était avant l'accident. Mais c'est difficile de dire si ce sera possible. On a vu plusieurs miracles et on continue d'espérer», avoue la maman.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer