Rémi Doucet: le hasard a bien fait les choses

Le hasard a peut-être permis à Rémi Doucet de devenir... (Olivier Croteau)

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Le hasard a peut-être permis à Rémi Doucet de devenir entraîneur des Aigles mais, depuis, il est devenu la figure de proue de l'équipe.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Lorsque les Aigles Plante Sport sauteront sur le terrain le 9 mai face aux Orioles de Montréal, le gérant Rémi Doucet fêtera sa dixième année à la barre de l'équipe, sa 12e au total, lui qui a été adjoint pendant deux ans. Dans le monde du sport trifluvien, il est l'un des dernier Mohicans des années 2000.

Lorsque Doucet a pris la barre en relève à Jean-François Picard en décembre 2005, plusieurs entraîneurs étaient en poste depuis un bon moment. Denis Francoeur chez les Cataractes, Martin Croteau avec les Diablos football, Jacques Laporte et Pierre Clermont respectivement chez les Patriotes hockey et soccer et Gilles Bouchard au sein des Estacades hockey faisaient partie de cette liste de visages bien connus. Depuis, seul Doucet tient le fort.

«Je sais que c'est un record de longévité pour les Aigles et j'en suis très fier. Quand je suis arrivé dans la région, j'étais jeune, et j'allais voir les Aigles au stade. C'était dans les grosses années, comme 1986. Pour moi, les Aigles, c'était gros et je rêvais de jouer pour eux un jour, ce que j'ai réussi. Pour ce qui est de devenir entraîneur, ce n'était pas un objectif de vie, c'est venu par accident.»

Lorsqu'il a pris les rennes de l'équipe, Doucet venait de remporter un titre dans la Ligue de baseball junior élite du Québec. Depuis, il n'a pas réussi à gagner le dernier match de la saison, et ce, même s'il est passé très près à quelques occasions.

«C'est certain que ça me travaille. Nous sommes passés à côté à une couple d'occasions. C'est une des affaires qui me fait continuer, parce que je veux boucler la boucle», dit-il, ajoutant que ses titres de champions en saison régulière ont autant de valeur à ses yeux, puisqu'ils se gagnent avec une équipe complète, avant que plusieurs joueurs quittent vers les collèges américains.

À titre de pilote de la formation trifluvienne, Doucet a eu l'occasion à plusieurs reprises de diriger l'équipe au Championnat canadien, où des victoires marquantes resteront gravées dans sa mémoire, dont celle face à l'équipe du Québec.

Au fil des années, Doucet a grandi dans son rôle d'entraîneur. Ce n'est toutefois pas son approche auprès des joueurs qui a subi le plus grand changement à son avis, mais plutôt sa relation avec les officiels.

«Je suis un gars de hockey, où c'est assez intense. Le hockey, c'est différent du baseball et j'avais tendance à beaucoup réagir. Je n'étais pas très sympathique avec les arbitres, mais j'ai compris que j'étais mieux de l'être, parce que je risquais de les revoir à un moment important.»

Depuis qu'il est maître à bord dans le vestiaire du stade Fernand-Bédard, Doucet et ses Aigles ont rarement connu des campagnes négatives, se maintenant plus souvent qu'autrement dans les leaders de la LBJEQ.

«Ce qui me rend le plus fier, c'est lorsque j'entends parler les joueurs de ce que c'est, être un aigle. Nous avons formé une sorte d'identité et de respect. Quand les joueurs rentrent dans cette chambre, il y a un respect à avoir envers l'organisation, les autres joueurs et l'uniforme. Nous avons formé une grande famille.»

Une famille dans laquelle il a vu des dizaines de joueurs passer, dont quelques noms marquant tels que Mathieu Bergeron, Mathieu Demontigny et, plus récemment, Raphaël Gladu.

Dans la LBJEQ pour y rester

Avec l'arrivée de la Ligue Can-Am en Mauricie, certains auraient pu croire que Doucet aurait été intéressé à grimper les échelons vers les professionnels. Absolument pas, répond le principal intéressé, qui estime qu'il n'a pas le bagage nécessaire pour évoluer à un tel niveau.

«Ç'a n'a jamais et ce ne sera jamais un objectif pour moi. Je considère que c'est un gros calibre, mais justement, je suis un entraîneur de baseball junior. Je n'ai pas l'expérience que ces gars ont acquis, les connaissances que donnent le baseball professionnel aux États-Unis. Je n'ai pas touché à ça. Mon champ de compétences, c'est de gérer une équipe au Québec et je le fais, je pense, avec de bons résultats. Je ne considère pas que j'aurais ma place, je me sentirais comme un imposteur.»

À 37 ans, Doucet ne pense pas encore à la retraite, même si chaque année est un recommencement où il se demande s'il endossera de nouveau l'uniforme blanc et rouge au prochain printemps.

«On est rendu-là! J'ai pensé quelques fois arrêter. J'ai des jeunes enfants qui grandissent, qui font du sport et qui voudraient passer l'été avec leur père. Chaque année, ça me passe par la tête et c'est un questionnement en fin de saison. J'y vais un an à la fois.»

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