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Courses de chevaux: l'aide financière du gouvernement réclamée

Le Club jockey du Québec, propriétaire de l'Hippodrome... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Le Club jockey du Québec, propriétaire de l'Hippodrome 3R, espère obtenir l'aide du gouvernement afin d'accélérer la renaissance de l'industrie des courses de chevaux.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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(TROIS-RIVIÈRES) L'Hippodrome 3R lancera sa saison d'activités ce dimanche avec la présentation du premier de 40 programmes jusqu'en octobre. Si son propriétaire, le Club jockey du Québec (CJQ), connaît une croissance continue, il espère maintenant obtenir l'aide du gouvernement afin d'accélérer la renaissance de l'industrie.

Des approches ont été effectuées auprès des instances ministérielles. Pour le directeur général du CJQ, Vincent Trudel, un investissement financier de la part du gouvernement québécois assurerait la création d'environ 2500 nouveaux emplois dans le domaine, qui fait vivre plus de 700 personnes actuellement.

Celui-ci insiste toutefois pour dire qu'il ne s'agit pas d'une demande afin de garder le domaine en vie, mais bien pour le faire fleurir.

«Ce n'est pas de venir en aide à l'industrie, puisque c'est rentable pour l'État, dit-il. Le gouvernement obtiendrait une rentabilité, les chiffres sont clairs. On ne demande pas des centaines de millions, ce sont des chiffres raisonnables. En plus, nous sommes en mesure de développer des produits qui pourraient être distribués par des réseaux, dont Loto-Québec, ce qui permettrait l'arrivée d'une nouvelle clientèle pour nous, et pour Loto-Québec. C'est un win-win pour les deux.»

Le CJQ aimerait récupérer les taxes perçues par le gouvernement sur le pari mutuel afin de les redonner aux éleveurs par le moyen de bourses, une somme estimée entre 4 et 7 M $.

Dans l'industrie des courses de chevaux, plus les bourses sont importantes, plus les éleveurs sont enclins à grossir leur cheptel. L'étude estime qu'un cheval crée 1,1 emploi à temps plein. Il fut une époque, dans les années 1980, où 10 000 personnes vivaient grâce au domaine.

«Il faut passer à une autre étape, et elle permettrait de générer 3500 emplois, ce qui est beaucoup d'emplois et d'argent pour l'économie québécoise, indique Trudel. Les taxes du pari mutuel qui sont retournées encouragent l'élevage. L'an dernier, nous avons remis 125 000 $ en primes aux propriétaires et 2,5 M $ en bourses, tout ça avec les moyens du bord, sans aide. Dans la plupart des États, l'industrie travaille avec la loto ou les casinos. On demande de nous donner une chance», martèle Trudel, rappelant que son organisme en est un sans but lucratif.

Une troisième saison à Trois-Rivières

Le CJQ lancera dimanche sa troisième saison complète en Mauricie après avoir fait l'acquisition de l'enceinte en 2012.

Comme en 2014, 40 programmes seront offerts aux amateurs, mais la grande nouveauté est que la soirée du mardi sera déplacée au mercredi.

«Nous ne voulions plus être en confrontation avec la piste Mohawk, à Toronto, pour ce qui est du pari mutuel. Le mercredi sera aussi la soirée des dames, comme dans les années 1980», souligne le directeur des opérations, François Carignan.

Celui-ci ajoute que l'option de doubler le nombre de programmes est étudiée, particulièrement si le CJQ est en mesure d'obtenir de l'aide financière de la part du gouvernement. La saison s'amorcerait plus tôt, pour se terminer à la fin du mois de décembre. Le jour n'est peut-être pas loin où les chevaux courront sous la neige comme c'était le cas avant que l'industrie connaisse une fin abrupte en 2008.

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