Le nom du stade Fernand-Bédard vendu?

Afin de dénicher de nouveaux revenus qui aideraient... (Photo: archives Le Nouvelliste)

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Afin de dénicher de nouveaux revenus qui aideraient la cause des Aigles de Trois-Rivières, une entreprise pourrait acheter le nom du stade Fernand-Bédard. La bâtisse située au parc de l'Exposition porte le nom de M. Bédard depuis 2001.

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Louis-Simon Gauthier
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Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Le nom du stade Fernand-Bédard pourrait être vendu, advenant que les Aigles de Trois-Rivières trouvent un partenaire sérieux et intéressé à laisser sa marque sur l'enceinte située dans le parc de l'Exposition.

Le Nouvelliste a appris que cette idée flotte dans l'air au moins depuis l'an dernier. Information confirmée par la Ville de Trois-Rivières, propriétaire du stade, qui prévient néanmoins qu'on parle d'un projet à moyen terme et, surtout, embryonnaire.

«Ça se discute, mais il n'y a rien de définitif», prend soin de souligner le porte-parole Yvan Toutant. «Nous devons nous poser plusieurs questions. Combien ça vaut? Quelles compagnies ont de l'intérêt? Ça ne se décidera pas demain matin, mais il n'est pas impossible qu'on obtienne des réponses dès ce printemps ou durant l'été. Sinon, ça devrait aller en 2016.»

Afficher son nom sur un stade de baseball s'avère souvent un heureux pari pour une entreprise. Les Aigles évoluent dans la Ligue Can-Am depuis 2013 et cette année, le circuit comptera sept clubs, dont un itinérant (sans domicile). En plus des rencontres prévues contre ces six adversaires, les Trifluviens recevront deux formations d'une autre ligue de baseball indépendant, l'American Association.

Aucun doute, le stade Fernand-Bédard n'a jamais été autant cité dans les médias étrangers depuis l'arrivée des Aigles dans la Can-Am.

Le Grand Prix de Trois-Rivières, grâce à la présentation d'une manche du Championnat mondial de rallycross, permet aussi de mettre en valeur le parc de l'Expostion et son stade de baseball. Les images de l'événement circulent encore plus avec l'émergence du championnat, sanctionné par la Fédération internationale de l'automobile.

PRÉSERVER LA MÉMOIRE DE FERNAND BÉDARD

La nouvelle provoquera peut-être une certaine commotion chez les amateurs et autres intervenants du monde du sport en Mauricie. Fernand Bédard, impliqué dans le baseball pendant plus de 50 ans à Trois-Rivières, a campé tous les rôles au fil des décennies. Joueur, directeur général, instructeur, président, il a notamment été le directeur des opérations du stade de 1968 à 1998.

Il fut également directeur administratif des Aigles de la Ligue Eastern entre 1969 et 1977, alors que Trois-Rivières accueillait le club-école de niveau AA des Reds de Cincinnati. Pendant quatre ans au début des années 70, il a présidé les destinées du club.

Le jour de son 70e anniversaire, le 19 décembre 2001, la Ville annonçait que «son» stade porterait son nom. Or, pour le maire Yves Lévesque, rien ne changera à ce chapitre.

«Ça reste le stade Fernand-Bédard, il ne faut pas chercher de controverses où il n'y en a pas», a-t-il répondu, lorsque questionné par Le Nouvelliste sur le sujet. «La question qu'on doit se poser est la suivante: est-ce qu'on veut encore avoir du baseball professionnel à Trois-Rivières? Si oui, on doit tout faire pour aller chercher le plus de revenus possible, pour vendre de la publicité.»

D'ailleurs, le premier magistrat persiste et signe. Selon lui, le nom à proprement dit du stade ne changera pas.

«C'est un nom publicitaire qui donnera aux Aigles un bon coup de pouce. Mais le nom du bâtiment demeurera toujours Fernand-Bédard. À l'époque des Saints de Trois-Rivières, avant la disparition de la ligue, nous avions aussi approché certaines entreprises. Fernand était au courant et ça ne l'avait pas offusqué, même qu'il était heureux qu'on se soucie de la cause du baseball.»

Le Nouvelliste a joint Fernand Bédard mercredi en début de soirée. Ayant lui-même dirigé des équipes à Trois-Rivières par le passé, il comprend la situation. «C'est à la ville de décider, pas à moi. Je ne ferai pas de grosses histoires avec ça parce que je sais très bien comment ça fonctionne dans le sport. Le maire m'a appelé ce soir (mercredi). Je lui ai dit que le stade, il n'est pas à moi!»

LE DOLLAR N'AIDE PAS

Les Aigles le confirment, la baisse du dollar canadien aura des répercussions sur les finances de l'équipe cet été. La situation n'est pas catastrophique, mais l'arrivée d'un nouveau joueur de premier plan dans les rangs des commanditaires aiderait l'équipe.

«La masse salariale d'environ 110 000 $ est la même pour toutes les formations du circuit, mais avec la situation du dollar canadien, on devra débourser 30 000 $ ou 40 000 $ supplémentaires», estimait récemment le directeur général des Aigles René Martin.

À Ottawa, la firme Raymond Chabot Grant Thornton investira plus de 500 000 $ pendant trois ans en vertu de la vente des droits de dénomination, du stade, selon un article paru en mars dans Le Droit.

D'après les informations glanées par Le Nouvelliste, les Aigles ont obtenu peu de réponses de compagnies intéressées jusqu'à maintenant.

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