Simon Kean: les rangs professionnels attendront

Selon son entraîneur Jimmy Boisvert, Simon Kean (sur... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Selon son entraîneur Jimmy Boisvert, Simon Kean (sur la photo) est dans une forme resplendissante.

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(TROIS-RIVIÈRES) Un mois après avoir difficilement encaissé la décision de Boxe Canada de lui retirer son brevet, qui le privait de revenus primordiaux dans sa préparation à un an des Jeux olympiques, Simon Kean a néanmoins choisi de poursuivre sa route chez les amateurs. Pour l'instant du moins, car un passage chez les professionnels continue de le faire saliver.

Le colosse du club Performance digère toujours mal la décision de la fédération canadienne, mais ça ne l'empêche certainement pas d'y aller à fond de train dans le gymnase. «On est un peu tannés d'eux autres», lance Kean.

De son propre aveu et celui de son entraîneur Jimmy Boisvert, il est dans une forme resplendissante, ce qui permet de laisser toutes les portes ouvertes. «Il est encore meilleur qu'aux Olympiques», assure Boisvert.

Si la route vers Rio 2016 demeure longue et imprévisible, elle est certainement atteignable pour le Trifluvien qui avait défendu les couleurs du Canada en 2012 à Londres. Et cette route, c'est à Tijuana, au Mexique, qu'elle s'amorcera avec les qualifications pour les Jeux panaméricains du 4 au 9 juin.

Au préalable, Kean aura droit à des combats à la Coupe Adidas, du 1er au 3 mai à Terrebonne. Puis, son entraîneur aimerait bien lui offrir un combat dans un gala local, vers la mi-mai, question d'utiliser les recettes pour défrayer les importants coûts de sa préparation.

À titre d'exemple, le poids lourd a choisi de ne pas accompagner l'équipe nationale cette semaine à Porto Rico pour un camp d'entraînement puisqu'il aurait dû sortir les 2000 $ de sa poche, faute de brevet.

C'est d'ailleurs ce qui dérange le plus Kean dans sa préparation, l'argent. Pour se permettre de participer aux compétitions donnant accès aux Jeux, il doit rater plusieurs jours de travail, ce qui le prive de précieux revenus devant servir à l'atteinte de son rêve olympique. Un rêve qui semble s'être effrité au fil du temps, considérant la décision de Boxe Canada de le larguer.

D'ici l'automne, Kean a néanmoins l'intention de demeurer chez les amateurs afin de conserver ses chances d'aller à Rio, tout en profitant d'une visibilité internationale qui lui sera assurément bénéfique lorsque viendra le temps de faire le saut chez les professionnels. «De toute façon, il n'y a pas beaucoup de combats professionnels pendant l'été. En plus, je n'ai pas eu la chance de faire plusieurs compétitions internationales par le passé, alors j'aimerais en profiter. On verra ce que ça donnera.»

Sur son calendrier très chargé, on retrouvera aussi les Jeux panaméricains (16 au 26 juillet à Toronto), le championnat continental (15 au 23 août au Venezuela), puis le championnat du monde (5 au 18 octobre au Qatar). Une fois cette éreintante séquence passée, il statuera sur la suite de sa carrière.

Si les professionnels ne parviennent pas à le convaincre, on pourrait bien le revoir au Brésil l'été prochain, boxer sous les couleurs de l'unifolié.

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