La réconciliation attendra

Carey Price, en pleine grâce.... (Bernard Brault, La Presse)

Agrandir

Carey Price, en pleine grâce.

Bernard Brault, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(TROIS-RIVIÈRES) Parfum de 1993 ou pas, ma réconciliation avec le Canadien de Montréal attendra.

Les masques sont tombés, mardi matin, sous la plume de mon collègue Steve Turcotte qui a révélé mon allégeance aux Maple Leafs de Toronto. S'il a bien résumé la déchirure partisane qui m'a amené à chérir les porte-couleurs de la métropole ontarienne, sa petite séduction visant à ramener le Tricolore dans mes bonnes grâces ne se concrétisera pas. Depuis quelques semaines, il insiste sur une base quasi quotidienne. C'est bien sympathique, mais je vais résister. Pour l'instant, du moins...

Il est bien vrai que les Maple Leafs sont frustrants - voire désolants - à voir aller par moments. Mais je garde toujours le mal-aimé Phil Kessel en haute estime. Tout comme James Van Riemsdyk, Jonathan Bernier et le jeune Morgan Rielly. Après, c'est la sécheresse ou presque, malgré mon optimisme. Connor McDavid aurait certainement été bienvenu.

Malgré ces déboires torontois, le Canadien n'a toutefois pas encore ce qu'il faut pour regagner mon coeur, brisé un certain soir de décembre 1995 quand Mario Tremblay avait laissé Casseau se faire humilier contre les Red Wings au vieux Forum. Quatre jours plus tard, ma flamme s'envolait en même temps que le roi Patrick faisait ses valises pour le Colorado.

Vingt ans plus tard, Carey Price a assurément l'étoffe pour boire dans le trophée de Lord Stanley. Après plusieurs années à douter de lui, je dois m'agenouiller devant son brio olympien. Il y a Brendan Gallagher - à qui la direction devrait rapidement broder un C» sur le chandail - qui mérite mon admiration. Ensuite, une fois les Subban, Pacioretty, Galchenyuk et Desharnais énumérés, je décroche.

Et Plekanec? Markov? Eller? Weise? Bof.

Du calme. Pas nécessaire d'envoyer des tomates. Je suis tout de même prêt à dire que le Canadien a un bon p'tit club doté d'une muraille devant le filet. Mais sans plus.

Il manque encore quelques pièces au puzzle des Glorieux. (Les mauvaises langues diront toutefois qu'il en manque encore davantage à Toronto. N'ayez crainte, je le sais très bien.)

Quant aux Sénateurs, ce n'est pas par obligation conjugale (!) que je les favorisais contre la Sainte-Flanelle avant le début des séries. Je croyais légitimement en leurs moyens, propulsés par leur irrésistible fin de saison.

Après trois matchs, un seul petit but - souvent généreux - a fait la différence à chaque soir, mais la pente est désormais trop abrupte. En 32 occasions dans son histoire, le Canadien n'a jamais laissé une série s'étirer au-delà de six matchs après avoir pris l'avance 3-0. Avec sa Sainteté Carey devant le filet, la tâche est tout simplement trop lourde. Ce n'est pas cette année que la tendance sera renversée.

Une fois les Sénateurs timidement passés dans le tordeur, le Canadien poursuivra sa quête d'une 25e Coupe Stanley. Mais ce n'est pas ce printemps que je joindrai les rangs!

Et si on se disait, à l'an prochain, Steve?

Qui sait...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer