Un petit parfum de 1993 dans l'air...

Brendan Gallagher a du Darcy Tucker dans le... (Photo: La Presse)

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Brendan Gallagher a du Darcy Tucker dans le nez...

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Commentaire) Il y a des peines d'amour qui sont plus longues que d'autres à cuver. Il y a bientôt 20 ans, mon ami Vincent a eu le coeur brisé. En moins d'une semaine, il a vu un entraîneur humilier son idole dans le Temple le plus sacré du hockey. Puis le directeur-gérant novice de son club favori a sorti la vedette de la province contre une bien mince rançon.

Patrick Roy parti pour Denver avec du goudron et des plumes, ce jeune adolescent a abandonné le maillot tricolore d'un coup. Son âme a erré un bout, puis a trouvé refuge chez les partisans des Maple Leafs. Logique, c'était le principal ennemi du Canadien. Et les Leafs avaient cette attitude teigneuse, qui plaisait à mon ami.

Il est toutefois temps de rentrer au bercail. D'une part parce que les Leafs ont perdu leur identité au cours des dernières années. Aussi parce que les principales vedettes dans la Ville Reine n'ont plus rien de très sexy. Le capitaine est un cône en défensive, le principal marqueur a perdu le chemin qui mène jusqu'au filet adverse. Pense à toutes ces soirées gênantes cet hiver, Vincent, avec ces gilets lancés sur la glace du Air Canada Center. Si au moins ton club avait profité de cette campagne misérable pour mettre la main sur Connor McDavid comme tu l'espérais... Même dans un tirage au sort, ils ne sont pas fichus de gagner!

Tu sais, j'imagine, que le Canadien a gagné autant de matchs en séries au cours de la dernière semaine que les Leafs... ces 11 dernières années! Pour un partisan pure laine, c'est triste mais ça fait partie de son karma. Mais pour un partisan d'adoption, il me semble que ce simple fait devrait te faire vaciller!

Et puis, si tu jettes un coup d'oeil aux Glorieux demain soir, tu vas voir que le petit Gallagher a du Darcy Tucker dans le nez! Je dois aussi t'avouer que certains soirs, P.K. Subban me rappelle tes propres prouesses lors de notre conquête de la Coupe Gesca il y a deux ans. Flamboyant, rude, le pif pour aller chercher de gros buts, voilà une définition qui doit rappeler de mauvais souvenirs aux gars de La Tribune, que tu as envoyés valser en finale!

Mais par-dessus tout, il y a Carey. L'Élu. Je sais, j'ai longtemps douté moi aussi de Price. Même après les Olympiques l'an dernier, je n'étais pas convaincu. Mais depuis, il est rien de moins que le meilleur joueur sur la planète, toutes positions confondues. Je te le concède, il est moins cocky que Casseau. Et il lui reste à amener son club jusqu'à la grosse parade en juin pour pouvoir vraiment se comparer au meilleur gardien de tous les temps. Mais les outils sont là, Vincent. Avec ces deux victoires en prolongation ce printemps, n'y-a-t-il pas un petit parfum de 1993 dans l'air?

Ceci dit, tout le monde va comprendre si tu te laisses encore tirer l'oreille quelques jours. Après tout, c'est le club de ta belle Stéphanie qui est en train de mourir sous les tirs nourris de l'attaque montréalaise! Mais une fois les Sénateurs enterrés, et leur gilet disparu de ton divan, tout me semble en place pour la grande réconciliation. Gâte-toi donc! Comme dit la pub, tu es rendu là!

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