Le Blizzard à un poteau d'un bilan à l'encre noire

Avant le début des séries, le Blizzard cumulait... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Avant le début des séries, le Blizzard cumulait un déficit de 50 000 $. Celui-ci a fondu d'environ 30 000 $ au terme du beau parcours de l'équipe. Sur la photo, quatre des six actionnaires photographiés l'été dernier: Sylvain Robert, Ronald Lavertu, Diego Brunelle et Yves Tremblay. Absents: Jean Brousseau et Pierre Hélie.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Si la rondelle lancée par Yann Joseph avait terminé sa course dans la cage du gardien des Éperviers Adam Russo au lieu de frapper le poteau derrière lui, dimanche en prolongation à Sorel, le Blizzard Cloutier Nord-Sud de Trois-Rivières se préparerait en vue d'un affrontement plus qu'intéressant contre le bouillant Bobby Baril et son clan de l'Isothermic de Thetford Mines.

Plus important encore, le Blizzard aurait pu espérer, avant le déclenchement des hostilités, conclure la présente campagne avec un bilan à l'encre noire. «Jouer en finale et attirer au moins 1500 spectateurs au Colisée, pendant deux ou trois matchs, on faisait de l'argent», assure le directeur-gérant Sylvain Robert, l'un des six actionnaires du club.

Le revers est donc d'autant plus crève-coeur pour les hommes d'Alain Côté, qui ont bien failli marquer l'histoire de la Ligue nord-américaine de hockey. En retard 0-3 dans cette demi-finale face à Sorel, les Trifluviens ont amorcé une remontée aussi incroyable qu'improbable, forçant la tenue d'une septième rencontre disputée devant plus de 2000 personnes, dimanche au Colisée Cardin.

Après avoir tiré de l'arrière 6-3, le Blizzard a entrepris une autre remontée en troisième période, avant de plier l'échine 7-6 en prolongation. «On va encore perdre de l'argent cette année, probablement autour de 20 000 $», soutient Robert, qui minimise néanmoins ces chiffres. «À six actionnaires, c'est moins dramatique. De toute façon, nous savions que la première année serait plus difficile. On a changé de site web à quelques jours du repêchage. Il fallait tout réorganiser. L'an prochain, nous repartirons avec des bases plus solides, contrairement à l'époque où Léo-Guy (Morrissette, l'ancien propriétaire) contrôlait tout et menaçait de déménager l'équipe. Disons que notre campagne publicitaire sera plus solide en vue de l'automne 2015!»

De 50 000 à 20 000 $

En décembre, dans une entrevue au Nouvelliste, les six actionnaires du Blizzard se montraient confiants de faire des profits à moyen terme. Jean Brousseau, Diego Brunelle, Pierre Hélie, Ronald Lavertu, Yves Tremblay et Robert étaient fiers d'avoir attiré en moyenne 300 spectateurs de plus par partie à domicile.

Tout indiquait à l'époque que le bilan serait rédigé à l'encre noire en mai. On parle désormais d'un retard d'approximativement 20 000 $. Mais ça aurait pu être pire. «Avant le début des séries, nous étions autour de 50 000 $, relate Robert. Le sixième match contre Sorel, disputé en même temps que celui du Canadien, nous a fait mal. On aurait aimé avoir plus que 1100 amateurs dans les gradins. C'est là qu'on s'aperçoit que le CH est très fort.»

Plus d'actionnaires autour de la table?

S'il faut en croire Sylvain Robert, cette première année du Blizzard avec les actionnaires locaux se sera déroulée sans anicroches majeures. «Nous avons eu quelques différends, mais rien de grave. Même que Ronald (Lavertu) et Yves (Tremblay) ont embarqué dans l'aventure avec la passion qu'on leur connaît! Je parle de ces deux-là, mais le sentiment était généralisé.»

Robert croit en la possibilité de voir de nouvelles têtes se joindre au groupe. «On pourrait se rendre à dix selon moi. À savoir maintenant si certains décideront de quitter le navire, il est trop tôt pour statuer. Mais au moment où on se parle, je suis confiant de revoir pas mal tout le monde.»

Côté devrait être de retour

Le vent d'optimisme qui règne dans les bureaux administratifs du Blizzard touche également celui de l'entraîneur Alain Côté, qui pourrait bien entreprendre sa troisième saison complète avec l'équipe au mois d'octobre.

Côté et sa bande ont vécu une campagne en montagnes russes. Mais au final, une solide prestation en séries éliminatoires a probablement sauvé l'emploi du pilote en chef, un type fort apprécié dans son vestiaire.

«Une élimination rapide en première ronde ou un balayage, ça aurait été difficile pour nous», admet son patron, le directeur général Sylvain Robert. «Alain, on l'a toujours perçu comme un grand motivateur. C'est un gars de famille, à l'image des actionnaires de notre groupe. On partage sensiblement la même attitude. Alors s'il veut revenir, et je suis pas mal certain qu'il est intéressé, sa place est acquise avec nous.»

En tout cas, à Rivière-du-Loup, le directeur Denis Dumont aimerait bien attirer Côté dans son coin de pays! À condition que les 3L reviennent l'an prochain, évidemment... Ces derniers semblent être aux prises avec des problèmes financiers beaucoup plus importants qu'à Trois-Rivières. L'option du Bas-St-Laurent ne se retrouverait pas dans les plans de Côté.

L'avenir des 3L figurera au centre des priorités pour la Ligue nord-américaine de hockey, qui voudra au moins garder ses huit équipes en vie avant de penser à une expansion.

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