Canadien-Sénateurs: nos journalistes se prononcent

Carey Price... (Photo: La Presse)

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Carey Price

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les gardiens, c'est au moins 50 % de l'équation quand le printemps se pointe dans la LNH. Ce qui est une très bonne nouvelle pour le Canadien, qui se prépare à affronter les surprenants Sénateurs en première ronde.

Je vous le concède, c'est une bien belle histoire, celle d'Andrew Hammond. Le Hamburglar a été plus généreux dans les dernières semaines du calendrier, mais il a presque toujours trouvé une façon de gagner pour mener, contre toute attente, son club en séries. Mais là, il sera comparé au meilleur gardien sur la planète, qu'il doit dominer quatre fois au cours des deux prochaines semaines pour que le conte de fées se poursuive. L'Élu dans un coin, un gardien des ligues mineures dans l'autre. Soyons sérieux!

Certains avancent que le momentum acquis par les Sénateurs dans le dernier droit va frapper de plein fouet le Canadien. Je crois le contraire, que l'essence brûlée en fin de parcours va priver les représentants de la capitale fédérale de l'oeil du tigre.

J'accorde l'avantage aux Sénateurs en attaque. Surtout avec Max Pacioretty qui n'est pas au sommet de sa forme. En défense, je prends P.K. Subban avant Erik Karlsson, pas trop intéressé par ce qui se passe dans son territoire. Globalement, je préfère aussi les arrières tricolores. Mais en bout de piste, cette série va se jouer entre les poteaux, entre le Sauveur et un type qui a une ancienne mascotte d'une chaîne de restauration rapide sur son masque. Ça ne vous rappelle pas le Ned Flanders de Peter Budaj? Impossible de favoriser Hammond, malgré ses tours de magie des dernières semaines.

Le Canadien en 6

Hamburglar contre Max 67

Louis-Simon Gauthier

Je sais, les Sénateurs ont eu le dessus dans 75 % des confrontations en saison.

Je me souviens aussi de l'élimination honteuse et un peu trop rapide contre ces mêmes Ottaviens au premier tour, il y a deux ans à peine.

Le très sympathique Paul MacLean, comparé à un gros morse aux yeux globuleux par le subtil Brandon Prust, avait alors servi une belle correction à une équipe

pourtant qualifiée comme deuxième favorite dans l'Est. Il avait mis un Michel Therrien un peu trop émotif dans sa petite poche. Mais voilà, beaucoup de choses ont changé depuis.

Carey Price est devenu le meilleur gardien de la planète hockey, Andrei Markov est redevenu le défenseur fiable et intelligent qu'il était avant ses nombreuses blessures, P.K. Subban, bien qu'il lui reste encore beaucoup de chemin à accomplir, a aussi gagné en maturité.

Le Canadien, qui s'est rendu en finale de conférence en 2014, n'est pas moins bon qu'il y a un an.

Max Pacioretty, bien qu'il ne jouera pas avec ses pleines capacités, demeure un attaquant redoutable, le seul qui a flirté avec le plateau des 40 buts. Les Sénateurs sont fougueux, mais ils manqueront d'essence dans leur réservoir.

Pour les séries 2015, les Sens ont adopté la devise suivante: «jeunes et affamés».

C'est bien dommage, mais on ne comble pas son appétit avec un Joyeux festin, aussi bon soit le gardien Andrew «Hamburglar» Hammond.

Pour être bien rassasié, mieux vaut choisir le Max 67 du fameux franc-tireur montréalais.

Le Canadien en 6

Détestables sénateurs

Vincent Gauthier

Malgré une saison fantastique, la fièvre printanière s'annonce bien courte cette année pour le Canadien.

Certes, Carey Price a tout ce qu'il faut pour boire dans le précieux trophée de Lord Stanley. Mais le reste du bataillon qui a pour mission de le protéger n'a pas l'étoffe nécessaire pour sortir vainqueur du premier tour éliminatoire. Surtout pas face aux Sénateurs d'Ottawa, l'équipe la plus invincible du dernier droit dans la LNH.

N'allez toutefois pas croire que le nouveau recordman de la Sainte-Flanelle va se faire donner une leçon par Andrew Hammond, ce gardien de la Ligue américaine devenu un sauveur... bien temporaire.

C'est plutôt grâce à un mélange de combativité, de vitesse et une attaque mieux équilibrée que les Sénateurs sauront mettre en lumière les failles dans la défensive de Tricolore, jusque-là camouflées admirablement bien par sa Sainteté Carey.

Ajoutez à cela l'état de santé incertain de Max Pacioretty, seul marqueur naturel du club, et le portrait devient inquiétant chez les Glorieux...

Rappelez-vous, avant le printemps 2013, bien peu de partisans du Canadien entretenaient une haine quelconque envers les protégés de la capitale fédérale. Ils étaient même sympathiques. Ou Presque.

Or, depuis cette élimination en cinq matchs, le portrait a complètement changé. Sans parler d'une rivalité aussi malsaine qu'avec les Bruins de Boston, disons que ces voisins autrefois si gentils sont devenus soudainement bien baveux et fatigants pour les fans du CH.

Et laissez-moi vous dire que le Québec détestera encore davantage ces fougueux Sénateurs dans deux semaines!

Les Sénateurs en 6

Une lourde commande

Nicolas Ducharme

Le Canadien pouvait difficilement piger pire comme premier adversaire que les Sénateurs d'Ottawa. Le Tricolore devra trimer dur pour éviter le cauchemar printanier de 2013, mais réussira à s'en sortir

Les Sénateurs ont le vent dans le dos avec une fin de saison incroyable menée par un gardien venu de nulle part en Andrew Hammond. Du hockey inspiré de la part d'une équipe qui ne manque pas d'exemples de courage avec les maladies de Bryan Murray et Mark Reeds. Est-ce que ce sera suffisant pour venir à bout du CH qui, n'eut été de quelques défaites gênantes face à des équipes qui ne seront pas de la danse printanière, aurait terminé avec le Trophée des Présidents? N'oublions pas que l'équipe aurait pu atteindre la finale de la Coupe Stanley l'an dernier sans la blessure de Carey Price. Le Canadien n'est certainement pas moins bon qu'en 2014.

Le hockey des séries en est un de défensive et d'opportunisme, et le Canadien s'est fait spécialiste en la matière. La clé sera de faciliter le travail de Price. D'ailleurs, faire face au meilleur portier du circuit Bettman ajoutera beaucoup de pression sur les épaules d'Hammond, dont l'armure pourrait facilement briser s'il connaît une mauvaise première sortie.

Bien évidemment, l'absence de Max Pacioretty, blessé dans «la région générale du corps», jouera pour gros au sein de l'offensive peu prolifique du Canadien. Mais, contrairement à 2013, le CH, plus robuste, est davantage bâti pour les séries éliminatoires.

Si Pacioretty manquera au camp montréalais, Bobby Ryan n'est plus l'ombre de lui-même avec seulement un point à ses dix derniers matchs. Joue-t-il blessé? Fort heureusement que Mark Stone et Kyle Turris ont pris la relève dans la course aux séries.

Le Canadien en 6

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