Ultimate frisbee: un sport en pleine ascension

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Antoine Genest entame sa deuxième année avec le Royal de Montréal de l'American Ultimate Disc League.

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(Trois-Rivières) Loin dans l'ombre du Canadien qui s'apprête à amorcer sa course vers la Coupe Stanley, de l'Impact qui carbure à la Ligue des champions, et des Alouettes qui préparent leur prochaine campagne, une autre équipe professionnelle de Montréal s'apprête à entamer la deuxième année de son existence au stade Percival-Molson avec, dans ses rangs, deux Trifluviens.

Au sein de l'American Ultimate Disc League (AUDL), un circuit en pleine ascension au Canada et aux États-Unis, François-Xavier Hotte et Antoine Genest porteront fièrement les couleurs du Royal de Montréal pour une deuxième année.

«C'est un sport impressionnant qui est très plaisant à regarder et de plus en plus de gens aiment ça! Ça fait déjà deux mois que l'équipe est formée, on pratique une fois par semaine et on a tous hâte que ça commence!», s'emballe Hotte, un ancien de l'Académie les Estacades qui évolue au poste de receveur offensif avec le Royal.

Ayant tous les deux appris les rudiments de ce sport dans la ligue scolaire de la Mauricie, les deux comparses se sont toutefois exilés hors de la région pour parfaire leur maîtrise du sport. Si Hotte s'est dirigé vers Sherbrooke, où il étudie à l'université en kinésiologie, Genest a préféré se tourner vers Montréal pour améliorer son calibre de jeu.

«Trois-Rivières n'était pas encore assez développé en ultimate frisbee au-delà de la ligue scolaire. Quand j'ai commencé à jouer sérieusement, j'ai donc dû m'en aller à Montréal», raconte Genest, un produit des Gothics de l'école Des Pionniers.

Aux Mondiaux

De fil en aiguille, ils ont gravi les échelons pour atteindre le sommet en participant au championnat du monde. Hotte a d'abord été retenu sur l'équipe nationale des moins de 23 ans qui a pris part au Mondial en 2013 à Toronto. En 2014, il a aussi participé au rendez-vous planétaire des clubs présenté en Italie avec son équipe sherbrookoise.

À cette même compétition, Genest a également démontré son savoir-faire avec son club montréalais des Méphistos. Récemment, il s'est aussi envolé vers Dubaï pour le championnat du monde d'ultimate frisbee de plage.

Pour les deux coéquipiers aux racines trifluviennes, la création du Royal leur a permis en quelque sorte de réaliser un rêve: joindre les rangs d'un circuit professionnel.

Évidemment, Hotte et Genest n'ont pas eu droit à des millions $ lorsqu'ils ont apposé leur nom au bas de leur contrat, pas plus qu'ils ne voyagent en avion pour aller disputer des matchs à New York, Washington ou encore Philadelphie.

Néanmoins, ils se réjouissent de pouvoir toucher «un petit montant» pour pratiquer le sport qu'ils chérissent. «C'est le rêve de tout sportif de jouer dans une ligue professionnelle. En plus, à Montréal, nous sommes super bien traités par l'organisation. C'est trippant», souligne Genest, receveur spécialisé en défensive chez le Royal.

Foules stimulantes

Sans attiser les passions à un niveau similaire au Tricolore - bien évidemment! - le Royal de Montréal est tout de même parvenu à s'imprégner au sein de la communauté d'ultimate frisbee de la région métropolitaine et les environs.

Lors du premier match local de la concession, un record d'assistance de l'AUDL a été fracassé alors que près de 2500 amateurs ont franchi les tourniquets. Pour l'ensemble de la saison, le Royal a attiré en moyenne 1170 spectateurs et présenté un dossier de 6-8, tout juste insuffisant pour obtenir une place en séries éliminatoires.

«Il y a eu beaucoup de changements à l'équipe, avec près de la moitié des joueurs qui sont nouveaux. L'an dernier, la première moitié a servi d'adaptation pour tout le monde alors cette saison, nous allons partir en même temps que les autres équipes. Tout le monde est en meilleure forme aussi», souligne Hotte, qui occupe un poste de receveur offensif.

Dans la division du Royal de Montréal - il n'y a aucun match extra-division en saison régulière, question de logistique et de budget - on retrouve les champions en titre du Rush de Toronto, les Outlaws d'Ottawa, l'Empire de New York, le Breeze de Washington (D.C.), le Phoenix de Philadelphie et les Dragons de Rochester. Au total, on compte 25 équipes, dont quatre au Canada, en ajoutant le Riptide de Vancouver.

Le calendrier régulier du Royal s'est amorcé à New York, le 12 avril, et l'ouverture locale est prévue le 26 avril au stade Percival-Molson contre Toronto.

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