Les Éperviers perdus dans le Blizzard

Malgré cet arrêt du bout de la mitaine,... (Photo: Stéphane Lessard)

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Malgré cet arrêt du bout de la mitaine, le gardien des Éperviers, Adam Russo, n'a pas pu freiner les élans du Blizzard qui luttait pour sa survie, vendredi soir au Colisée de Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Dos au mur, le Blizzard Cloutier Nord-Sud a trouvé le moyen de rester en vie dans la série qui l'oppose aux Éperviers de Sorel-Tracy. Ce moyen, il se nomme Marco Cousineau. Le gardien a été sensationnel dans la victoire des siens 4-0 vendredi au Colisée de l'avenue Gilles-Villeneuve.

Cousineau a multiplié les arrêts lors de cette rencontre, particulièrement en troisième période alors que les Sorelois tentaient une remontée. Ses rapides jambières ont permis aux Trifuviens de rester parfaits lors de deux séquences en désavantage numérique. Le gardien a toutefois donné le crédit à ses coéquipiers pour leur jeu en zone défensive.

«Je ne dirais pas que c'était mon meilleur match de la saison, les gars m'ont aidé en gardant les lancers loin. C'était des arrêts faciles à faire. Les joueurs jouaient super bien défensivement et ç'a facilité mon match. C'était une partie importante, mais les trois prochaines vont être similaires», a mentionné Cousineau au terme de la rencontre.

Dans le camp adverse, l'entraîneur Francis Breault soulignait le travail du gardien trifluvien, qui a su réduire l'offensive adverse à néant.

«Le but qui aurait pu nous lancer n'est pas venu, et Cousineau a fait le travail. À 3-0, ce n'était pas fini, ça aurait pris un élément déclencheur, mais il n'est pas venu. Je pense tout de même que nous avons essayé en troisième, mais nous n'étions pas assez prêts pour gagner ce soir. On passe à autre chose. »

La performance du portier trifluvien a à ce point été frustrante pour les visiteurs que le capitaine Christian Deschênes y est même allé d'un dardage sur le gardien en troisième période.

Il n'a pas été puni pour son geste. Le pilote Alain Côté a promis de regarder la bande vidéo à ce sujet.

L'explosion en deuxième

N'eut été de Cousineau, l'allure de la rencontre aurait pu être bien différente, particulièrement en première période alors que les Éperviers semblaient avoir élu domicile en zone adverse. Le Blizzard n'avait enregistré qu'un seul tir après 10 minutes de jeu.

Le vent a toutefois tourné lors du retour sur la surface glacée en deuxième période. Les locaux ont inscrit leurs trois premiers buts en moins de sept minutes. C'est Alexandre Comtois, face à une cage ouverte, qui a été le premier à marquer. Profitant de l'indiscipline des Éperviers, le jeu à plus d'un homme de la troupe de Côté s'est mis en marche. Pierre-Olivier Beaulieu a tout d'abord battu Adam Russo d'un tir de la ligne bleue, puis, c'était au tour de Marc-André Huot, grâce à un tir-passe parfait de Jonathan Bellemare, de s'inscrire à la marque.

«Ils ont mieux joué que nous ce soir. Quand ils ont marqué le premier but, ils ont pris le momentum et ils travaillaient extrêmement fort. Ils nous battaient à un contre un. Ce soir, notre exécution n'était vraiment pas bonne. Je donne le crédit à Trois-Rivières, ils ont joué avec l'énergie du désespoir. Pour nous, c'est un match à oublier, mais il y a une leçon à apprendre», a analysé Breault.

La rivalité s'installe... dans les estrades

La veille du match, Alain Côté avait demandé à la foule trifluvienne de se faire davantage entendre. On ne peut pas dire que celle-ci a répondu à la demande du pilote, puisque les amateurs sorelois ont réussi à être plus vocaux que leurs vis-à-vis. Une escarmouche en fin de partie a d'ailleurs tourné en bagarre générale dans les estrades après que les spectateurs eurent lancé des canettes de bière et des balais en direction des joueurs trifluviens. On ne pourra reprocher aux propriétaires du club trifluvien de ne pas avoir leur équipe à coeur, puisqu'ils ont été vus au milieu de ce brasse-camarade qui a nécessité l'arrêt du jeu pendant une dizaine de minutes et l'intervention des forces policières.

«Je m'attendais à ce que ça tourne de la sorte, soulignait Côté à propos de l'escarmouche qui a mis le feu aux poudres. J'avais d'ailleurs appelé mon temps d'arrêt parce que je n'avais pas eu le temps de changer mes joueurs. Ç'a ajoute de l'animosité à la série. C'est le genre de match qu'on aime jouer.»

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