Marie-Ève Nault s'accroche à son poste

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Marie-Ève Nault

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(Trois-Rivières) Sur le calendrier de Marie-Ève Nault, la date du 27 avril est bien encerclée. Et on la comprend! C'est à ce moment que la Trifluvienne saura si elle est retenue pour représenter le Canada au Stade olympique, devant parents et amis, dans le cadre de la Coupe du monde de soccer féminin.

Depuis Vancouver, où elle s'entraîne quotidiennement avec le reste du contingent toujours en lice pour les 23 places disponibles dans l'alignement de John Herdman, Nault croit toujours en ses chances. «Jusqu'à maintenant, ça regarde bien. Il y a plus de positif que de négatif», lance la médaillée de bronze à Londres 2012.

Même si elle a été limitée à 14 minutes d'action en quatre matchs lors de la Coupe de Chypre - et 30 minutes contre l'Australie dans un match amical pré-compétition - l'expérimentée arrière latérale estime toujours être en bonne position pour vivre cette page d'histoire du soccer canadien, qui s'écrira du 6 juin au 5 juillet dans six stades à travers le pays. Selon elle, son temps de jeu ne reflète pas ses chances d'être choisie.

«Mon temps de jeu n'était pas surprenant, puisque les entraîneurs m'avaient expliqué mon rôle avant le tournoi, que j'allais servir de backup des défenseurs latéraux. Quand tu connais ton rôle, tu sais à quoi t'attendre. L'entraîneur a davantage voulu faire jouer le 11 partant pour travailler la fluidité à l'approche de la Coupe du monde. C'était le dernier gros tournoi avant le Mondial.»

À vrai dire, tout devrait se jouer entre elle et Allysha Chapman, une Ontarienne de 26 ans. Et il n'est pas impossible que les deux soient choisies, tout dépendant de la stratégie qui sera privilégiée par le sélectionneur.

Avec 26 joueuses toujours dans l'entourage de l'équipe nationale, il reste trois filles à écarter, possiblement une attaquante, une milieu de terrain et une arrière. En défense, on en retrouve cinq dans l'axe central et deux de chaque côté. Faudra voir quel portrait favorisera Herdman. L'état de santé de la milieu Diana Matheson, blessée à un genou, pourrait influencer l'alignement.

«La décision est hors de mon contrôle. Je suis satisfaite du jeu que j'ai offert quand j'ai eu des minutes. Allysha a bien joué aussi. Il y a également mon expérience qui peut être un avantage. Et mes performances des Olympiques peuvent m'aider. Il y a de bons arguments pour moi dans la balance»», analyse Nault.

Que la Trifluvienne de 33 ans soit toujours en lutte pour une place sur l'équipe nationale représente déjà un beau revirement de situation, elle qui avait été écartée de la sélection en 2013 avant de finalement y être réintégrée quelques mois plus tard.

Maintenant si près du but, elle ne souhaite évidemment pas se contenter d'avoir été dans la course jusqu'à la fin. Elle veut son maillot numéro 20 du Canada.

«Que je sois revenue et que j'aie toujours une chance de faire partie des 23, c'est un beau bonus. Mais le but ultime, c'est d'être sur la liste des 23 joueurs. Après, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Et j'en ai eu la preuve aux Olympiques.»

D'ici la date critique du 27 avril, Marie-Ève Nault pourrait obtenir une autre chance de se faire valoir auprès de son entraîneur alors que le Canada disputera une rencontre amicale contre le France, jeudi.

Ensuite, tout se jouera dans le calepin de John Herdman.

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