La passion retrouvée de Pascal Dufresne

Pascal Dufresne n'hésite pas à mettre à jour... (Photo: François Gervais)

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Pascal Dufresne n'hésite pas à mettre à jour ses connaissances dans le domaine de l'entraînement de haut niveau, et ce, au grand plaisir des athlètes qu'il supervise.

Photo: François Gervais

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y a une dizaine d'années, Pascal Dufresne vivait dans ses valises. Le genre d'aventure dont rêvent les entraîneurs des athlètes d'élite. Alors responsable du programme de natation des Mégophias de Trois-Rivières - poste qu'il a occupé de 1993 à 2008 -, le Jeannois d'origine avait pu saisir cette opportunité grâce au brio de Jennifer Carroll, véritable figure de proue du club à l'époque.

Accompagnant sa protégée dans les camps d'entraînement et les compétitions à travers le monde, Dufresne garde des moments heureux de cette époque. Il énumère les événements marquants, dont le camp d'entraînement de l'équipe canadienne au CAPS de l'UQTR, en 2005, en marge des Mondiaux de natation à Montréal.

«Le Canada avait gagné cinq médailles, notre meilleure performance dans l'histoire du pays, se souvient-il. Dès le lendemain des championnats, je passais par Trois-Rivières pour faire mon lavage et quelques heures plus tard, on partait pour la Turquie. C'était un peu étourdissant!»

C'est à partir de ce moment qu'il a commencé à remettre ses implications en question. «Je me suis demandé si c'était le genre de vie que je voulais. J'en suis venu à la conclusion que ce mode de vie ne me convenait plus. Le goût de l'excellence, par contre, était toujours bien présent.»

Pas surprenant, donc, de constater que sa résidence a été aménagée en partie pour accommoder sa passion du coaching. Une passion retrouvée il y a quelque temps déjà et qu'il parvient à combiner avec son emploi d'éducateur physique au Cégep de Trois-Rivières, et ce, après être retourné aux études.

Dans son garage, Dufresne, entraîneur adjoint au club Trimégo, a investi quelques dollars pour se mettre au goût du jour. Il reçoit quelques athlètes à son domicile, les conseille, analyse leurs performances. Oui, le coach est de retour. Et il adore ce qu'il fait!

«J'ai réalisé que je ne pouvais pas me passer de ça. Je baigne dans ce milieu depuis 25 ans. Mais mon trip, le vrai, c'est de planifier les séances d'entraînement avec mes athlètes. De contribuer à un résultat, je trippe! Le reste, c'est du jeu.»

Il faut croire qu'il s'amuse beaucoup. Car Pascal Dufresne n'hésite pas à mettre à jour ses connaissances dans le domaine de l'entraînement de haut niveau. Spécialisé dans le triathlon - discipline qu'il a lui-même pratiqué -, il a touché à presque tout. Car en plus de ses années d'expérience avec les Mégophias, il a travaillé au cours de ses études sur une maîtrise ayant pour thème l'entraînement à vélo.

À son arrivée au Cégep de Trois-Rivières, après avoir quitté les Mégophias, il a été séduit par le projet de deux étudiants, désireux de former une équipe de cross-country. Il dirige aujourd'hui une formation de plus de 40 coureurs chez les Diablos. Dufresne et les siens ont pris le quatrième échelon des provinciaux l'automne dernier. Au Cégep, il supervise aussi les étudiants en Techniques policières.

«Le cross-country m'a amené à apprivoiser un troisième sport. Aujourd'hui, j'estime avoir trouvé le meilleur des mondes. C'est le bonheur!»

Humble, il ne se proclame pas le meilleur entraîneur en triathlon au Québec. Loin de là. Il préfère plutôt vanter le mérite de ses athlètes. Grâce à eux, Pascal Dufresne passe parfois des heures devant son ordinateur pour décortiquer les plans d'entraînement, dénicher de nouvelles informations dans un univers en constante évolution.

«Meilleurs ils sont, plus je désire lire pour comprendre. Or, de nos jours, les athlètes ont accès à tout avec Internet. En triathlon particulièrement, il y a beaucoup de consommation d'info. C'est à moi de savoir ce qui est bon ou pas pour eux. Le défi est encore plus stimulant.»

Il n'a plus à se taper de longs voyages d'avion, comme il le faisait avec Jennifer Carroll. Mais depuis deux ans, six des athlètes qu'il côtoie ont été en mesure de se qualifier pour le Championnat du monde Ironman, à Hawaii. Les compétitions, il les vit à distance.

«Je ne dirais pas non à une deuxième Jennifer Carroll. Mais le modèle de collaboration que j'ai implanté me satisfait pleinement. J'ai la chance de travailler avec des athlètes motivés et d'autres professionnels tout aussi compétents. C'est ce qui est beau dans notre sport, il est impossible de former un sportif seul. C'est un travail de longue haleine et de groupe.»

Un travail d'endurance. De triathlète, quoi!

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