Une grosse prise québécoise pour les Aigles

Le directeur général des Aigles, René Martin, et le... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le directeur général des Aigles, René Martin, et le releveur Philippe-Alexandre Valiquette.

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(Trois-Rivières) Il y avait un bon moment que les Aigles de Trois-Rivières désiraient mettre la main sur un joueur québécois d'impact et c'est ce qu'ils ont réussi à faire dans les derniers jours en ajoutant à leur arsenal l'un des meilleurs produit du baseball de la province dans les dernières années, le releveur Philippe-Alexandre Valiquette.

Contrairement à la grande majorité des joueurs québécois qui atteignent le baseball affilié, Valiquette n'a pas fait d'arrêt dans la Ligue de baseball junior élite du Québec ou encore les collèges américains. Les Reds de Cincinnati en avaient fait leur choix de septième ronde en 2004 alors qu'il était au secondaire, dans le réputé programme de l'école Édouard-Montpetit de Montréal, qui a produit les Russell Martin, Éric Cyr ainsi que ses deux nouveaux patrons, Éric Gagné et Pierre-Luc Laforest.

Valiquette semblait d'ailleurs être dans les plans des Reds, puisque sa balle rapide, qui pouvait atteindre les 102 miles à l'heure, a rapidement fait écarquiller les yeux. Utilisé comme releveur au niveau AA et AAA en 2010, il a aussi participé au match des étoiles des espoirs des majeures, en plus de se retrouver dans la Ligue de baseball automnal de l'Arizona, un circuit réservé aux meilleurs espoirs de la discipline.

Une grave blessure au dos a toutefois contrecarré sa carrière au pire des moments, alors qu'il frôlait les majeures, ce qui l'a forcé à rater la saison 2011 entièrement.

«J'étais sur l'alignement des 40 joueurs de 2009 à 2011. J'étais le prochain sur la liste à grimper dans les majeures. C'est décevant», avoue le joueur de 28 ans.

Avec les Aigles, Valiquette tentera de retrouver ses sens, puisqu'il n'a presque pas joué depuis sa blessure - qu'une quinzaine de matchs au niveau AA en 2012 - après s'être retrouvé dans les organisations des Mariners de Seattle, des Brewers de Milwaukee et des Pirates de Pittsburgh. Puis, en 2013, il a pris une année sabbatique.

«J'avais besoin d'un repos mental et physique. J'ai été transféré entre plusieurs équipes, c'était demandant», explique-t-il.

Tentant de revenir au baseball l'été dernier, il a paraphé une entente avec les Bluefish de Bridgeport dans la Ligue de l'Atlantique, avant que des problèmes de visa ne l'empêchent de se faire valoir. En fin de saison, il a fait signe à Laforest, qui n'avait toutefois pas de casier de libre pour lui dans le vestiaire du stade Fernand-Bédard. «Il est un LS-5, et j'avais Carlos Guzman, donc nous étions pleins et nous serions tombés dans une situation difficile avec une semaine à faire. Mais nous nous sommes parlés cet hiver, et il m'a dit qu'il voulait venir à Trois-Rivières. J'étais très heureux. C'est un gars d'expérience pour l'enclos, qui va pouvoir travailler en huitième et neuvième manche», indique le pilote.

Une deuxième chance

Pour Valiquette, ce passage dans la Ligue Can-Am se veut avant tout un tremplin afin de retourner dans le baseball affilié. Il devra rester en santé et sa rapide devra retrouver sa vélocité d'antan, celle-ci oscillant autour de 96 miles à l'heure, ce qui en fait tout de même l'une des plus puissantes du circuit Wolff. «Je pense que ce sera une bonne place avec un bon encadrement pour les joueurs. C'est un bon choix pour retourner dans le baseball affilié. En plus, la Ligue Can-Am s'améliore de plus en plus et ce sera un bon calibre.»

En tant qu'ancien receveur, Laforest pourrait s'avérer la personne parfaite pour relancer Valiquette en compagnie du joueur-entraîneur Matt Rusch.

«Avec l'expérience que j'ai comme receveur, je pourrai lui donner du feedback, alors que Matt peut lui partager son expérience au niveau AAA. Il sera bien entouré et on pourra bien communiquer avec lui. C'est du côté mental qu'il y aura des ajustements, mais rendu où il s'est rendu, et avec son expérience, il sait ce qu'il a à faire», soutient le gérant, qui se réjouit de sa nouvelle acquisition.

«Des gauchers qui lancent plus de 100 miles à l'heure, je n'en connais que deux: Randy Johnson et Aroldis Chapman.»

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