Le Blizzard doit réanimer son offensive

Mathieu Guertin et Jonathan Bellemare plaident pour un... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Mathieu Guertin et Jonathan Bellemare plaident pour un ajout de hargne au sein de l'offensive trifluvienne face à la défensive étanche de Saint-Georges-de-Beauce.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) L'entraîneur du Blizzard Cloutier Nord-Sud Alain Côté promet de brasser sa soupe, plutôt fade depuis le début des séries éliminatoires, en vue du troisième match face au Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce, vendredi soir au Colisée. Avec raison, puisque son équipe tire de l'arrière 0-2.

Le pilote prévoit faire appel à de nouvelles combinaisons en vue de ce match. Ainsi, le trio de Yann Joseph, Stéphane Boileau et Marc-André Huot pourrait être séparé afin de faire dérailler le plan de match du Cool FM, qui, jusqu'à présent, a connu du succès. Les Beaucerons n'ont permis que deux buts aux Trifluviens. La panique n'est toutefois pas installée, selon Côté.

«Nous avons encore la tête haute dans le vestiaire, parce que nous avons contrôlé les deux matchs au chapitre de la possession de rondelle. Il faut trouver une façon de marquer des gros buts.»

Ce qui fait le plus mal au Blizzard, c'est son inefficacité en avantage numérique, lui qui a été blanchi lors des deux premières parties de la série. À vrai dire, le club n'a marqué qu'à six reprises lors de ses 48 dernières opportunités en saison régulière et séries éliminatoires, dont quatre fois lors du même match. On peut ainsi parler d'une réelle léthargie à ce chapitre.

«En plus, nous leur avons donné trois buts en avantage numérique et un en désavantage numérique, peste le pilote. Nous allons devoir faire preuve de davantage d'opportunisme. On va brasser la soupe. Ce n'est pas qu'ils ont un système de jeu de haute qualité, mais ils ont un excellent gardien en Loïc Lacasse.»

Jonathan Bellemare estime que ses coéquipiers et lui devront faire preuve de plus d'intensité sur la surface glacée face au Cool FM, qui s'est avéré plus qu'efficace pour bloquer des lancers.

«On sait que dans le fond, il n'y a rien de cassé. On sait qu'on est capable de marquer des buts et il faut se retrousser les manches et trouver des solutions. Ça passe par le travail et mettre plus de trafic au but. Ça revient à la base et ne pas essayer trop de jeux risqués. En avantage numérique, tu vas souvent marquer sur une deuxième chance. Tu vas rater ton tir, mais tu vas travailler pour aller chercher la rondelle et marquer. C'est une question d'acharnement, surtout en séries où les gars sont encore plus alertes en défensive.»

Un avis qui est partagé par Mathieu Guertin qui, avec les possibles changements de trios chez le Blizzard, pourrait se retrouver avec davantage de responsabilités.

«Il faut revenir à la base parce qu'on ne marque pas. Il faut trouver un moyen de percer le gardien. Ce n'est pas en essayant de réinventer le hockey que nous allons être capable de le faire, mais en faisant notre petite job.»

Celui qui risque d'écoper dans le vestiaire trifluvien est Hubert Poulin. Non seulement le Blizzard a besoin de buts, ce qui n'est pas sa spécialité, mais sa pénalité dimanche dernier a ouvert la porte au troisième filet des Beaucerons.

«Hubert joue de manière trop anxieuse face à son ancienne équipe. Il pourrait se retrouver parmi les changements qui seront apportés», confirme Côté.

Une pensée pour Leblanc

En plus de l'important match de ce soir, il y avait un deuxième sujet de conversation dans le vestiaire trifluvien lors de l'entraînement hebdomadaire: le coup vicieux qu'a subi Louis-Étienne Leblanc dans un match de la Ligue de hockey senior A de la Mauricie. C'est que le défenseur a disputé trois matchs avec le Blizzard cette saison et on espérait bien pouvoir faire appel à ses services en cas de besoin.

«Il faisait partie de nos plans. C'est sûr que c'est décevant pour l'individu, mais aussi pour le monde du hockey en général», souligne Côté, qui estime que l'attaque nuit non seulement à la réputation de la LHSAM, mais aussi de la LNAH.

«On travaille fort pour abolir ce genre de chose et qu'on gagne du respect pour ceux qui ne connaissent pas la ligue. Et soudainement, bang, il arrive un événement et ça fait tomber le château de cartes qu'il faut recommencer.»

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