Le football écopera-t-il?

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La formation de football de l'UQTR évoluerait au stade Diablos dès 2017.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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(TROIS-RIVIÈRES) Le programme de football des Patriotes de l'Université du Québec à Trois-Rivières n'est pas encore revenu à la vie que déjà, il est en danger. Le président du conseil d'administration de l'institution, Yves Tousignant, a lâché une petite bombe en affirmant mardi que le projet de ramener une équipe allait être mis de côté, et ce, à l'insu de toutes les parties impliquées.

Ce qui a de plus surprenant dans la déclaration de Tousignant, c'est que cette décision semble avoir été prise sans même avoir eu toutes les données en sa possession. Le Nouvelliste a appris qu'une rencontre était prévue lundi prochain entre le conseil d'administration et le Service de l'activité physique et sportive afin de présenter le plan d'affaires en vue de la naissance d'un club. Un vote n'était toutefois pas à l'agenda, la séance se voulant avant tout informative. Tousignant explique que cette rencontre aura lieu, et qu'elle lui permettra de se faire une idée finale.

«Il n'y a rien qui empêche de recevoir les représentants du projet, mais nous allons y aller avec la pédale douce dans le contexte des compressions gouvernementales et on attend de voir le budget de la province à la fin mars. Ce n'est pas un non, c'est une pause. De toute façon, c'est un projet qui est prévu pour 2017, donc nous avons du temps.»

Le malaise régnait entre les murs de l'UQTR à la suite de la sortie de son président. Le directeur du SAPS, André-François Lafond, s'est refusé à tout commentaire, visiblement sous le choc, puisque son organisation travaillait depuis le mois de septembre à échafauder ce plan d'affaires, qui allait se calquer sur une corporation, à l'image des Packers de Green Bay de la NFL.

Ce modèle, qui fait appel à une grande partie du financement par la communauté, réduit ainsi la participation monétaire requise par l'Université, qui, à l'inverse, accueillera une soixantaine de nouveaux étudiants-athlètes. Selon nos informations, l'optimisme était au rendez-vous et des entreprises nous ont confirmé qu'elles désiraient s'impliquer dans l'aventure.

«Le dossier est béton, a indiqué une source demandant l'anonymat. Mais comment amorcer une campagne de financement de 3 M$ si le conseil n'est pas prêt à appuyer une équipe? Pour avoir une équipe, tout ce qu'il manque, c'est une résolution en ce sens.»

À l'origine, le SAPS désirait que les Patriotes football se mettent en branle cet automne avec l'embauche d'un entraîneur, afin d'entrer dans la mêlée en 2017. Bien évidemment, un report pourrait faire peur à certains commanditaires et faire dérailler le train.

Du côté du Service des communications, on s'est aussi refusé à tout commentaire, mais on confirmait que la rencontre entre le c.a. et les Patriotes était toujours au menu ce lundi. On semblait aussi surpris de voir la sortie de Tousignant, qui s'est faite à son insu. Rappelons que la rectrice Nadia Ghazzali et la vice-rectrice à l'administration et aux finances de l'UQTR, Johanne Giguère, avaient rencontré les bonzes du Réseau du sport étudiant du Québec le 27 novembre dernier afin de mousser le projet trifluvien.

L'arrêt des tractations afin de ramener à la vie le football à l'UQTR pourrait aussi tuer dans l'oeuf le projet de créer une équipe de basketball féminin à l'institution.

Pas de discussions

Il faut d'ailleurs se demander si le président du c.a. ne parle pas en son nom seulement, puisque la note interne aux membres de l'UQTR expliquant que le projet de Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS) était mis sur la glace ne faisait aucunement mention de la future équipe de football. Tousignant confirme d'ailleurs qu'aucun pourparler à propos du ballon ovale n'a été tenu autour de la table d'administrateurs, qui regroupe 12 personnes.

«Nous n'avons eu aucune discussion à ce sujet. (Le football, c'est) pas mal moins d'envergure que le CERAS. C'est pourquoi on veut voir le budget pro forma. On veut agir avec prudence, mais rien n'empêche de développer l'UQTR.»

En fin d'entrevue, Tousignant semblait d'ailleurs montrer une certaine ouverture envers le retour du ballon ovale en terre trifluvienne.

«Au niveau d'un projet d'équipe de football, j'aimerais mieux en parler après (la rencontre de) lundi. Je suis un amateur de football. C'est de voir ce qu'ils vont demander comme appui à l'UQTR», conclut-il.

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