Victoire sans conteste du musher Martin Massicotte au Yukon

Le musher Martin Massicotte a dompté, avec ses... (Photo: Facebook)

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Le musher Martin Massicotte a dompté, avec ses dix chiens, la Can-Am Crown International Sled Dog Race, qui se déroulait au Yukon dans un environnement hostile.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il n'est pas donné à tout le monde de glisser sur la neige pendant 32 heures consécutives, tiré par dix chiens, quasiment sans s'arrêter, par - 40 degrés Celsius en plein Yukon. Pourtant, c'est la performance qu'a relevée haut la main le musher Martin Massicotte en remportant la Hudson Bay Quest, célébrissime course de 354 kilomètres en autonomie totale.

Plus tôt en mars, Massicotte avait monté pour la sixième fois sur la plus haute marche de la Can-Am Crown International Sled Dog Race, une piste enneigée qui s'étire sur plus de 400 kilomètres. Une fin de saison, somme toute, plus que satisfaisante.

Depuis vingt ans, le musher perfectionne sa passion pour ce sport d'attelle. Si l'exploit qu'il vient de remporter, fracassant tous les records par un écart de cinq heures, s'est particulièrement bien déroulé, il n'en n'est pas toujours ainsi. Plusieurs dangers guettent les mushers qui s'aventurent avec leur meute contre vent et blizzard. En 2003, Massicotte avait dû se faire amputer une partie de l'auriculaire lors de l'inégalée course Yukon Quest, qui serpente un territoire vierge sur plus de 1800 kilomètres.

Mais une victoire ne repose pas sur les dangers, mais sur la relation privilégiée que le musher tisse avec sa meute. Chaque chien possède sa propre personnalité, son caractère, ses petites manies. «Au fil des années, on développe une confiance mutuelle. Un peu comme les humains, en face de l'épreuve, les chiens se serrent les coudes et travaillent dans le même sens. Mes chiens ont une ultime confiance en moi, qu'importe où je les dirige. On a une super belle relation», souligne Massicotte.

Sur l'impressionnante liste de victoires du Saint-Titien, ne manque plus désormais que l'Iditarod Trail Sled Dog Race, la plus longue et la plus difficile course de traîneau à chiens au monde, qu'on appelle la «dernière grande course sur terre». 1850 kilomètres à travers l'Alaska, en solitaire, à des températures frôlant les -50 degrés Celsius. «C'est mon rêve! Je focalise là-dessus depuis l'âge de 15 ans. Ça prend des années pour acquérir l'expérience et la génétique de chien qu'il faut. C'est un bon challenge et je veux bien représenter le Québec là-bas», conclut le musher.

Avec l'arrivée du printemps, la meute de Massicotte regagnera ses enclos mauriciens. Les chiens pourront se reposer en toute liberté, nourrissant leur impatience ardente jusqu'à l'hiver prochain.

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