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Mises en échec: Hockey Québec fait fausse route

L'interdiction des mises en échec aux niveaux bantam... (Photo: Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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L'interdiction des mises en échec aux niveaux bantam CC et midget BB changera bien peu aux coups vicieux qui résultent en commotion cérébrale.

Photo: Edouard Plante-Fréchette, La Presse

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L'intention est plus que louable: éliminer les mises en échec afin de diminuer le nombre de commotions cérébrales au hockey mineur. Hockey Québec rate toutefois sa cible.

L'interdiction des mises en échec aux niveaux bantam CC et midget BB changera bien peu aux coups vicieux qui résultent en commotion cérébrale. Ce ne sont pas les contacts le long de la rampe avec la hanche qui ont des conséquences désastreuses, mais bien le manque de technique de plusieurs joueurs lorsque vient le temps d'en frapper un autre. Toute personne ayant vu un match de hockey midget peut en témoigner: les carences au niveau de l'approche du porteur sont évidentes, et les contacts inutiles sont légions. On y frappe pour faire mal, pas dans un but défensif, et les joueurs placent le porteur du disque, ainsi qu'eux-même, à risque.

Plutôt que l'interdiction, pourquoi ne pas mieux encadrer la mise en échec en l'enseignant lors des entraînements, alors que les joueurs sont encore des enfants, au niveau atome, et que cet apprentissage mette de l'avant le respect? À cet âge, les jeunes sont de taille plus uniforme, ils sont moins forts et sont beaucoup plus réceptifs aux techniques enseignées.

À l'inverse, on permet aux joueurs, sans technique, d'utiliser pour la première fois la mise en échec alors qu'ils ont 13-14 et maintenant 15 et 16 ans, qu'ils sont en pleine croissance, et que leur niveau d'hormones peut les faire disjoncter à tout moment. Et ensuite, on se surprend de voir des mises en échec illégales?

Il y a longtemps que le Québec est à la traîne au chapitre du développement des joueurs de forte taille, particulièrement en défensive, et cette dernière trouvaille de Hockey Québec n'aidera pas. Les grands joueurs malhabiles en pleine puberté au niveau bantam BB ne pourront plus utiliser leur taille pour gagner des points. Ils seront relégués au niveau inférieur et, lorsqu'ils auront enfin trouvé toute leur coordination, ils auront perdu deux importantes années de développement.

De plus, quelle équipe midget AAA osera faire confiance à un joueur de niveau inférieur, sans savoir si celui-ci peut jouer dans le trafic? Sans en avoir fait la démonstration, le petit Danick Martel, qui évoluait midget BB, aurait-il eu sa chance avec les Cantonniers de Magog, lui qui vient de signer un contrat dans la LNH? La réponse est non.

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