Patriotes-Redmen: les démons au débarras?

Les Redmen tenteront samedi soir de déranger le... (Photo: Derek Drummond)

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Les Redmen tenteront samedi soir de déranger le gardien des Patriotes Francis Desrosiers dans une rencontre où l'aspect physique ne sera pas en reste.

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(Trois-Rivières) Parfois, très rarement, un journaliste sportif tente d'attiser les tensions entre deux équipes à l'approche d'un match important, question d'y ajouter un peu de piquant. Visiblement, tous les joueurs et dirigeants des Patriotes de l'UQTR avaient rangé leurs bidons d'essence vendredi à la veille de leur duel face aux Redmen de McGill.

C'était le calme plat dans le vestiaire trifluvien à l'approche de ce deuxième match de la série menée 1-0 par les Patriotes. Personne ne semblait le moindrement stressé.

Pourtant, l'enjeu sera énorme samedi soir au Colisée. Non seulement les Patriotes obtiendraient-ils une place en finale de la Coupe Queen's, emblème du hockey universitaire ontarien, mais ils viendraient à bout des Redmen en séries pour la première fois depuis les 10 dernières années, les sept derniers duels durant cette période ayant été à l'avantage des Montréalais.

«Je ne pense pas qu'on se met une pression supplémentaire parce que c'est McGill. Rendu en finale de l'Est, il y a une certaine pression, mais ça n'a rien à voir avec l'équipe en face de nous. C'est sûr que d'affronter les Redmen, c'est une source de motivation supplémentaire, parce que ç'a toujours été une rivalité, mais nous aurions été motivés, peu importe l'enjeu», lance la recrue Carl-Antoine Delisle, qui évoluait dans le hockey mineur au niveau atome lorsque les Trifluviens ont battu les Redmen pour la dernière fois en match d'après-saison.

Pierre-Olivier Morin ne croit pas que le gain de mercredi affaiblira la confiance de l'adversaire. «Je ne pense pas qu'un match change grand-chose, mais avant la série, on était les sous-estimés, c'est certain. Dans cette ligue, c'est serré. L'an passé, McGill a fini troisième et ils sont allés à la Coupe Queen's. Encore cette année, les trois premiers clubs étaient égaux. On voit que ça peut aller d'un bord comme de l'autre. C'est important d'être préparé parce que ça va être serré», a-t-il lancé de manière contrôlée afin de ne pas motiver l'adversaire, une technique qu'il a parfaite sous les ordres d'Éric Veilleux chez les Cataractes.

L'entraîneur Marc-Étienne Hubert semble d'ailleurs avoir été en mesure de créer une coquille autour de ses joueurs afin que ceux-ci ne pensent qu'à court terme.

«On se concentre sur ce qui s'est fait cette année et à date en séries éliminatoires. On met toutes nos énergies là-dedans. Je comprends l'histoire des dernières années, on se le fait dire, mais nous sommes ailleurs. Nous sommes dans le moment présent. On voit les choses à court terme, et ce depuis le débuts des séries. Nous y allons présence par présence.»

S'il y a un joueur qui profite des moments récents, c'est le gardien Francis Desrosiers, qui connaît des séries d'enfer avec cinq victoires en autant de sorties. Un résultat des plus intéressants pour un joueur qui ne s'est jamais vraiment retrouvé dans cette situation, lui qui n'a disputé que quatre matchs éliminatoires en quatre saisons dans la LHJMQ. Il pourrait voler la vedette à Jacob Gervais-Chouinard ce soir, que plusieurs voient comme un portier pouvant recevoir un appel d'une équipe de la Ligue nationale dans les prochaines années.

McGill à son meilleur?

Au terme de la victoire des Patriotes 3-0 mercredi, l'entraîneur des Redmen Kelly Nobes a déclaré que son équipe n'avait pas été assez bonne, ce qui expliquait le revers. Des propos qui ont fait sursauter Hubert. Il a tenté d'utiliser le tout afin de motiver ses troupes... qui ne s'en sont pas formalisées, selon ses dires.

«Il a carrément dit que c'était à cause de son équipe s'il a perdu. Il ne nous a jamais donné le crédit. J'en ai parlé un peu aux gars. Par contre, je pense qu'ils n'ont pas joué leur meilleur match et il me rejoint dans ce qu'il a dit là-dessus. On s'attend à une grosse performance et à ce qu'ils sortent très fort», indique-t-il à propos des Redmen et de Nobes.

Il faut dire que les Montréalais semblent amochés, eux qui se débrouillent sans Marc-Olivier Vachon et qui seront privés du défenseur Hugo Laporte, suspendu mercredi.

La rencontre s'amorcera sur le coup de 19 h. Si un troisième et ultime match est nécessaire, il aura lieu dimanche soir au McConnell Arena, au pied du Mont-Royal.

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