Patrick Charlebois à 119 secondes de réussir un exploit

Patrick Charlebois espérait devenir le neuvième marathonien amateur... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Patrick Charlebois espérait devenir le neuvième marathonien amateur au monde à compléter les six marathons majeurs de la planète sous la barre des trois heures. Il a terminé le marathon de Tokyo seulement 119 secondes trop tard.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les spécialistes de la course longue distance vous le confirmeront: 119 secondes, dans un marathon, ça ne représente que des poussières. Ces poussières ont empêché Patrick Charlebois de compléter son sixième marathon majeur sous la barre des trois heures, samedi à Tokyo, au Japon.

Compléter une épreuve de plus de 42 km relève déjà de l'exploit. Mais voilà, le coureur de Trois-Rivières espérait bien devenir le premier Québécois et le troisième Canadien à boucler la boucle sous les trois heures, après ses succès de Boston, New York, Chicago, Berlin et Londres.

Obligé de composer avec le décalage horaire, les blessures et un point de départ désavantageux, l'athlète de 44 ans a franchi la ligne d'arrivée en 3h01min59sec.

«Pour être honnête, sur le coup, j'étais déçu», racontait le principal concerné, dimanche, quelques minutes avant de prendre l'avion de Vancouver à Montréal.

Dans les circonstances toutefois, il parle de sa prestation comme d'un vif succès. C'est que dès le 19e km, Charlebois commençait à éprouver de fortes douleurs aux mollets.

Déjà aux prises avec des problèmes au niveau du nerf sciatique avant d'arriver dans la capitale nippone, il a dû ralentir la cadence alors qu'il n'avait toujours pas complété la moitié du parcours.

«J'ai volontairement ralenti et, du coup, probablement sauvé ma course. Je suis fier de la façon dont j'ai géré tout ça. Je n'ai jamais eu aussi mal aux mollets, mais à la fin du marathon, il y avait trois bonnes côtes et j'ai été en mesure de les attaquer. La commande était grosse mais au final, c'est très satisfaisant.»

D'autant plus que Patrick Charlebois a perdu un temps fou - peut-être deux minutes - dès le début de l'épreuve. Parti dans la deuxième vague, il s'est mêlé à des coureurs néophytes issus de la vague initiale.

Dans les rues étroites, il s'agissait du pire scénario pour les coureurs de sa trempe.

«Ça ressemblait à Chicago, sauf que là-bas, j'avais pu me frayer un chemin et regagner ma vitesse. Ça ne s'est pas produit à Tokyo. Ceci-dit, l'expérience en valait la peine. Les rues étaient propres, je n'en revenais pas! C'était très sobre aussi si on compare l'ambiance à celle des marathons en Amérique. Sur les 35 000 participants, 90 % devaient être Japonais.»

Le tracé en croix a également permis de voir des athlètes qu'on perd habituellement de vue dès les premiers instants.

«J'ai croisé les Kenyans à deux ou trois reprises! Ils couraient face à nous, c'était quelque chose!»

Courir... en Antarctique?

Même s'il n'a pas atteint son objectif de départ, Patrick Charlebois se consolera en sachant que sur les six marathons majeurs au cumulatif, il enregistre la troisième meilleure performance canadienne. Il vient aussi au premier rang chez les Québécois.

Son prochain défi, maintenant, pourrait consister à compléter un marathon sur chacun des sept continents. Oui, vous avez bien lu, sept continent. Ça inclut l'Antarctique. «J'en ai trois à date, fait-il remarquer en souriant. Courir en Antarctique, c'est un projet qui requiert cinq ans d'attente. Ce n'est pas demain la veille que ça va arriver, mais ça pourrait devenir un projet intéressant.»

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