Le Sport-études célèbre ses 25 ans aux Estacades

Pauline Rochefort n'a jamais regretté son choix d'embarquer... (Photo: Stéphane Lessard)

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Pauline Rochefort n'a jamais regretté son choix d'embarquer dans l'aventure du Sport-études en 1989.

Photo: Stéphane Lessard

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Difficile de traverser deux couloirs de l'Académie les Estacades en compagnie de Pauline Rochefort. L'enseignante a beau avoir pris sa retraite il y a 13 ans, les intervenants la reconnaissent toujours, c'est comme si elle n'avait jamais quitté l'établissement.

À l'aube des activités marquant le 25e anniversaire du programme Sport-études, celle qui est considérée comme la marraine des étudiants-athlètes a accepté avec joie de replonger dans ses souvenirs.

«Ce fut le plus beau défi de ma carrière. Je ne l'ai jamais regretté», lance d'emblée madame Rochefort, qui s'est laissée convaincre d'embarquer dans l'aventure en 1989. Le programme voyait le jour en septembre 1990, avec à sa direction le regretté Serge Morin.

Au départ, aux côtés de monsieur Morin, on retrouvait trois enseignants: Pauline Rochefort, Denis Boisclair et Viviane Tremblay. Le défi qui se dressait devant eux était titanesque.

«Plusieurs l'ignorent, mais le projet est né grâce à la volonté de plusieurs parents. Le gouvernement avait jeté les bases quelques années plus tôt dans d'autres écoles du Québec et certains démontraient de l'intérêt à créer la même chose en Mauricie.»

On connaît la suite: l'Académie les Estacades est devenue le berceau du Sport-études dans la région. Il y avait une quarantaine d'élèves en 1990, ils sont plus de 600 aujourd'hui. Évidemment, les enseignants ne misaient pas sur les mêmes ressources à l'époque...

«Denis donnait huit matières, j'en avais six! Skype n'existait pas, donc lorsque des jeunes de canoë-kayak s'exilaient en Floride pour un camp d'entraînement, nous devions nous fier à leur autonomie. Les modules ont d'ailleurs développé plusieurs capacités chez ces élèves, dont l'entraide. Le taux de réussite a toujours été excellent.»

Les plus inquiets, en fait, demeuraient les parents. Rien de plus normal dans les circonstances, estime madame Rochefort. «C'était du nouveau pour eux aussi, mais ils nous faisaient confiance. On n'hésitait pas à les faire entrer dans nos classes, à répondre à leurs questions. C'était du travail! J'ai toujours dit que mon repos, c'était quand j'enseignais à mes jeunes!»

Car faire le corrigé des modules demandait beaucoup de temps, souvent pendant les périodes libres, en soirée ou la fin de semaine. «Mais les jours de congé, nos jeunes sportifs s'attendaient également à ce qu'on vienne les encourager. Oui, c'était de l'ouvrage! Sauf que je le répète, c'est une belle réalisation. Ça en valait la peine, surtout grâce à la belle collaboration avec les autres membres du personnel.»

Le bébé a grandi

On compte aujourd'hui 21 programmes Sport-études reconnus et cinq concentrations sportives. Des projets sont sur la table pour augmenter ce nombre, notamment pour le plongeon, le skicross et la nage synchronisée. En 1990, le natation, le patinage artistique, les arts martiaux, le canoë-kayak et la gymnastique jetaient les bases du programme qu'on connaît aujourd'hui. Le volet Musique-études a également vu le jour il y a une quinzaine d'années.

À la grande fierté de Pauline Rochefort, son bébé a prospéré, entre autres grâce au travail de plusieurs intervenants (dont Luce Mongrain et Éric Myles, pour ne nommer que ceux-là) ainsi que la construction du Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Même après la retraite, elle est restée près de tout son monde, particulièrement de l'équipe de hockey midget AAA, dont elle faisait les liens entre le milieu académique et sportif. Marc Denis, Michaël Bournival, Maxim Lapierre, Alex Tanguay, Jason Pominville et Steve Bégin, pour ne nommer que ceux-là, ont tous défilé dans ses classes.

«On connaît bien ces anciens élèves puisqu'ils ont excellé dans le milieu sportif, mais pour nous, la réussite académique primait avant tout. J'aimerais savoir où sont rendus tous ces jeunes! Je sais que plusieurs se débrouillent bien dans la vie et j'en suis très heureuse.»

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