La fébrilité gagne Marie-Ève Nault

Marie-Ève Nault semble se retrouver dans une situation... (Photo: Soccer Canada)

Agrandir

Marie-Ève Nault semble se retrouver dans une situation avantageuse. Seulement deux joueuses évoluent en défense latérale du côté gauche avec l'équipe canadienne, ce qui pourrait lui ouvrir les portes de la Coupe du monde.

Photo: Soccer Canada

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Elle n'a pas lésiné sur les efforts autant dans la salle d'entraînement que sur le terrain ces dernières semaines. En guise de récompense, Marie-Ève Nault a droit à un léger répit d'une dizaine de jours dans son Trois-Rivières natal, question de refaire ses forces avant d'attaquer une portion cruciale du calendrier pour l'équipe nationale de soccer.

Celle qui a célébré lundi son 33e anniversaire de naissance admet que ce congé tombe à point. Les journées sont souvent éreintantes à Vancouver, où la sélection pilotée par John Herdman s'entraîne pendant une bonne partie de la saison hivernale. Musculation et séances en groupe meublent le quotidien des joueuses qui auront le privilège de représenter le pays lors de la Coupe du monde féminine de la FIFA, en juin au Canada.

Mais avant de penser au Mondial, une étape reste à franchir: celle de la sélection finale par l'entraîneur-chef. Celui-ci devrait dévoiler ses plans vers la fin du mois d'avril. En ce moment, 26 joueuses demeurent à Vancouver et 23 éviteront le couperet. «On commence à sentir la fébrilité, ça devient tangible», mentionnait-elle, hier, dans une entrevue au Nouvelliste.

Ne croyez toutefois pas que son âge pourrait jouer en défaveur de Nault, qui se dit très satisfaite de son rendement jusqu'à maintenant. «Depuis octobre, avec ce que j'ai offert sur le terrain, je suis en confiance.»

Denrée rare

Évoluant à gauche, la joueuse de défense fait partie d'une denrée rare chez les Canadiennes. Avec Allysha Chapman, elles ne sont que deux à jouer sur une base constante à cette position, alors qu'on dénombre cinq arrières au centre et trois autres à droite. La logique semble donc favoriser Chapman et Nault, mais la Trifluvienne se garde bien de crier victoire trop vite.

«Je suis droitière, Allysha est gauchère. J'ai des atouts qu'elle n'a pas et vice-versa. C'est vrai que lorsque tu regardes la situation, ça semble nous favoriser, mais rien n'empêcherait l'entraîneur de déléguer une fille en défense centrale ou à droite pour en remplacer une. On ne doit pas s'asseoir sur nos lauriers.»

Ce n'est pas son habitude de toute façon. Depuis ses débuts avec l'équipe canadienne, l'ancienne porte-couleurs des Diablos a vécu des hauts et des bas. À chaque année, elle doit convaincre les dirigeants qu'elle mérite sa place sur le 11 partant.

Dès le 24 février, les auditions se poursuivront au Tournoi de Chypre, une importante compétition devenue une tradition pour les membres de l'unifolié. Avec cinq rencontres à l'horaire en dix jours, c'est ce qui se rapproche le plus de la Coupe du monde en terme d'effort physique et d'intensité, selon Marie-Ève Nault.

«C'est à prendre au sérieux. On affronte de bonnes équipes et les moments de repos sont rares. Les entraîneurs vont faire tourner l'effectif et tenter de créer une chimie. C'est à nous de bien répondre.»

Lors du Tournoi des quatre nations en Chine, les Canadiennes avaient prévalu au terme de trois victoires par des pointages identiques de 2-1. La Québécoise avait joué les 90 minutes du match contre les Mexicaines. Selon elle, l'équipe a démontré beaucoup de caractère en Asie. Reste maintenant à transporter cette énergie positive en Europe.

Déçue pour le synthétique

À l'instar des nombreuses joueuses ayant déjà manifesté leur mécontentement, Marie-Ève Nault a du mal à digérer la décision de la FIFA de laisser la Coupe du monde se tenir sur des surfaces synthétiques.

«On est ambivalentes. D'un côté, c'est un honneur que d'accueillir le Mondial, mais ça ne se tiendra pas dans des conditions optimales. C'est impossible d'imaginer une Coupe du monde masculine sur du synthétique, alors pourquoi ça le serait chez les dames? La bonne nouvelle, c'est que les stades à Edmonton et Vancouver miseront sur une surface neuve. Mais ce ne remplacera jamais le gazon naturel.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer